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Cahiers Evangile N° 148, Juin 2009 : Les écrits apocryphes chrétiens
Prieur Jean-Marc
CERF
12,00 €
Épuisé
EAN :9772204391505
Les écrits apocryphes chrétiens. À côté du Nouveau Testament, il y a une multitude de récits et de discours que l'on qualifie souvent d'" apocryphes ". Mais quoi de commun entre le souriant " Protévangile " de Jacques et le si difficile " Evangile de Judas " ? C'est pour aider le lecteur à se repérer dans cette foisonnante littérature que ce Dossier a été élaboré. Après un aperçu des chemins par lesquels ces écrits nous sont parvenus, on tentera une définition précise avant de passer en revue, de manière chronologique, une cinquantaine de textes consacrés à Marie, à Jésus et aux apôtres. Avec saint Paul en Méditerranée. Du 8 au 20 avril 2009, l'agence de voyages Terre Entière a organisé une croisière oecuménique Saint-Paul sous la présidence du cardinal Etchegaray. Elle en avait confié l'animation au Service biblique catholique, Roger vangile et Vie (SBEV). Échos par Sylvie Mériaux.
Face à la débâcle écologique, le droit international de l'environnement (DIE) n'est certes pas un remède miracle mais pourrait-on imaginer aujourd'hui la protection de l'environnement sans ce droit ? Comme étudiant, enseignant, chercheur, membre d'association ou tout simplement comme citoyen (ne), n'est-il pas important d'en comprendre les forces et les faiblesses ? Dans une première partie sont analysés les caractères du DIE : nature, objet, histoire, enjeux, contexte, sources, institutions de ce droit. Dans une seconde partie est analysé le contenu du DIE : les principes, les conventions relatives à l'air et aux climats, aux eaux marines et douces, aux sols et aux forêts, à la conservation mondiale et régionale de la nature, aux produits chimiques et aux déchets dangereux ainsi qu'à la radioactivité, sans oublier des traités qui dans d'autres domaines intéressent le DIE (commerce, désarmement...). Ce DIE doit être mieux appliqué à travers des moyens juridiques, institutionnels, financiers à tous les niveaux géographiques. Ne doit-il pas être aussi radical et plus global et, si oui, comment ? Comment situer le DIE par rapport au productivisme qui lui tourne le dos et par rapport au développement durable souvent invoqué ? Dans ce qu'il aurait de plus radical ce droit ne pourrait-il contribuer à une société écologiquement viable ?
Biographie de l'auteur Mathieu Arnold est professeur d'histoire du christianisme moderne et contemporain à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg (Université Marc Bloch) et Jean-Marc Prieur est professeur d'histoire du christianisme ancien à la même faculté.
Biographie de l'auteur Jean-Marc Prieur, est professeur d'histoire de l'Antiquité chrétienne à l'Université de Strasbourg. Avec un sens aigu de la vulgarisation, il a déjà publié dans cette collection Apocryphes chrétiens, un regard inattendu sur le christianisme ancien (1995).
Résumé : Dès le IIe siècle, un certain nombre de livres se trouvèrent peu à peu rassemblés en un recueil unique, le Nouveau Testament. De ce fait, d'autres livres, bien qu'attribués à des apôtres, furent laissés à l'écart. Ce sont les apocryphes, ou livres " cachés ". Or voici depuis quelques années qu'ils émergent de l'ombre et tiennent la vedette. Certaines découvertes sensationnelles en ont certainement été l'occasion, à commencer par celle de 1945, à Nag Hammadi (Haute-Egypte), de toute une bibliothèque copte sur papyrus. Les apocryphes font actuellement l'objet des travaux diligents d'un grand nombre de chercheurs qui s'emploient à en fixer le texte, à les traduire, à les commenter. Dans nos pays francophones, deux équipes sont principalement au travail, l'une en France, l'autre en Suisse romande. Jean-Marc Prieur fait partie de la seconde, et vient de publier les Actes d'André. C'est elfe sa compétence à nous offrir ici une vue d'ensemble sur cette littérature méconnue. Manière de découvrir avec lui des communautés qui, bien que marginales et très tôt suspectées d'hérésie, témoignent de nos origines chrétiennes. Fût-ce pour mesurer ce qui rapproche leurs écrits et les sépare tout à la fois du Nouveau Testament.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).