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Marqueterie générale. Hubert Duprat
Prévost Bertrand
PART DE L OEIL
23,00 €
Épuisé
EAN :9782930174532
Inutile de résister à la séduction des oeuvres d'Hubert Duprat (1957-). Artiste savant, il est pourtant et d'abord sculpteur. C'est à cette aune que doivent se comprendre les nombreuses techniques artisanales déployées dans son travail. Ce livre entend faire plus précisément de la marqueterie le creuset où s'enveloppe un questionnement autour de la jointure, de l'attache, de l'ajustage - en un mot : comment faire de l'agencement du disparate un problème plastique ' ""Marqueterie"" ne désignera alors plus simplement une technique décorative mais une puissance technique, virtuelle et souveraine - ""marqueterie générale"" - traversant toute l'oeuvre de Duprat et venant cristalliser un nuage de problèmes historiques et théoriques tels que la composition ou la genèse de la figure, en passant par les motifs de la grotte ou de la carrière."
Guillaume Prévost est né en 1964 à Madagascar. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud, il est agrégé d'histoire et enseigne aujourd'hui en lycée. Outre des ouvrages spécialisés comme La Seconde Guerre Mondiale, vie et société, il a publié trois thrillers historiques: Les Sept crimes de Rome, L'assassin et le prophète, Le Mystère de la chambre obscure, et des romans pour la jeunesse dont le Livre du temps (Gallimard jeunesse, 2006).
La Renaissance italienne a accordé une place de choix à ces actes du corps que sont les gestes, les postures, les mimiques. Mieux: elle les a pensés sous un jour profondément esthétique. Faire un geste - danser, converser, saluer, séduire, faire l'amour, se battre... - devenait une question artistique. Il faut moins y voir la recherche du "beau geste" valant pour lui-même que le souci très particulier des Renaissants de donner du style à leur vie. Les ?uvres d'art renaissantes - principalement florentines - ne pouvaient que s'emparer de cette esthétique gestuelle. Que se passe-t-il, dès lors, quand des peintres comme Pollaiolo ou Botticelli s'en mêlent? Ce ne sont plus seulement les corps représentés qui agissent, mais les puissances du style qui font advenir de véritables actes de peinture. C'est ce destin picturalet artistique des gestes que ce livre tente de suivre, quitte à le découvrir jusque dans une fleur, un ornement, un silence.
Le héros est un fripon et l'héroïne une catin", notait Montesquieu après sa lecture de Manon Lescaut. Et de fait, Manon se fait enlever par le chevalier des Grieux, met douze jours à s'apercevoir qu'il est sans ressources, accueille alors froidement ses projets de mariage, se débarrasse de lui en le dénonçant à sa famille, accepte les propositions fastueuses d'un fermier général dont elle tirera soixante mille livres en moins de deux ans... puis vit à nouveau avec des Grieux. Et ainsi de suite. Un fripon? Une catin? Ces noms ne sont pas même dégrisants quand on les applique à Manon et à des Grieux, car on est aussitôt amené à se demander comment un fripon peut rester honnête, une catin conserver sa pureté. Fraîcheur et corruption tout ensemble: dans cette impossible conjonction consiste peut-être tout le mystère de cette histoire limpide.
Résumé : Après plusieurs voyages dans le temps grâce à la pierre sculptée, Sam a enfin localisé son père : il est en Valachie médiévale, prisonnier d'un tyran sanguinaire surnommé Dracula ! Pour le sauver, Sam doit maintenant réunir les sept pièces qui permettent de s'orienter dans les couloirs du temps. Mais aux mille dangers du passé s'ajoutent les pièges d'un mystérieux ennemi...
Ce livre met en place la structure d'une double enquête : Claude Simon et Georges Perec, dans La Route des Flandres, Les Géorgiques, L'Acacia, W ou le souvenir d'enfance, La Vie mode d'emploi, questionnent leurs origines. Orphelins, ils font défiler sur la scène littéraire les parents disparus. Comme des détectives, ils scrutent les visages effacés des absents, repèrent des indices, recueillent des témoignages. Mais les souvenirs se confondent, les images se surimpriment. Alors la mémoire défaillante est soupçonnée : c'est l'archive photographique qui lui vient en aide, qui la supplée même parfois. Trace et preuve du passé, témoin d'une existence précédant la disparition, la photographie devient le moteur du récit, la source de l'écriture. L'analyse littéraire proposée ici use, elle aussi, du dispositif de l'enquête : elle tente de démêler les intrigues des textes tissés d'implicite, de recomposer les fragments d'une histoire familiale interrompue. Ce livre démonte les mécanismes de construction du roman généalogique : l'écrivain, en position de dernier-né, engendre, par l'écriture, une lignée d'ancêtres et de prédécesseurs aux parcours tragiques, grandioses, ou dérisoires. L'étude met en évidence le rôle du lecteur et sa complicité avec le texte. Le lecteur, s'il s'engage dans la voie interprétative, risque fort de n'en pas sortir indemne. Il endosse une certaine responsabilité dans le déroulement du récit ; il partage un sentiment de culpabilité avec l'auteur qui, pour redonner vie aux disparus, les interpelle et réveille leurs corps fantômes, leur faisant jouer leur agonie. L'interprétation génère donc une intranquillité, une hantise.
Né en 1914 à Affori près de Milan, pratiquement inconnu en France, Emilio Villa est l'un des plus grands poètes contemporains. Son travail sur la polyphonie des langues le rend comparable à Joyce et à Arno Schmidt. Rarement l'expression "alchimie du verbe" a paru mieux appropriée. Pour Villa la poésie trouve son agir dans sa propre énergie, destituée de tout lien logique d'ordre grammatical, de toute rationalité qui renverrait à du signifié originel. Doit dominer la stratification mobile d'un alogisme dans ses moments de ruptures. D'où le glissement vers une "zérolangue" traitée en tant que matériau infiniment plastique et déformable.