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A L OMBRE DE L AUTRE LANGUE POUR UN ART DE LA TRADUCTION
PRETE
CHEMIN DE RONDE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782905357083
Fruit d'une rencontre privilégiée entre deux histoires propres, deux sensibilités, la traduction a pour but, par les vertus d'hospitalité, d'écoute, d'imitation, de musicalité, d'imagination, de transposition, non de pâlement copier le texte original, bien qu'elle prenne corps à son ombre d'opérer sa pleine et entière métamorphose. Elle est a meilleure interprétation que l'on puisse donner d'une œuvre littéraire, le plus bel hommage rendu à sa force et un véritable acte de création. C'est ici ce que développe Antonio Prete, à la lumière d'abord de Leopardi et de Baudelaire, auxquels il associe dans ses réflexions sur l'acte de traduire d'autres écrivains : Cervantes, Borges, mais aussi Mallarmé, Rilke, tabès, Bonnefoy (qu'il a traduits) et Benjamin. Dans A l'ombre de l'autre langue son propos n'est pas tant de proposer une théorie du traduire que d'interroger, du point de vue du poète, prosateur, exégète et praticien fervent de la traduction qu'il est lui-même, la relation intime qui s'établit entre un traducteur et un auteur et ce qui se joue alors ; ce qui lui fait dire : "Traduire un texte poétique a la même intensité qu'une expérience amoureuse".
L'ordre animal des choses est caché dans les plis du pouvoir humain sur le monde. Ouvert à la mémoire et à l'imaginaire, il est son contrepoint secret, et comme innocent : sans le moi, habité par le silence des origines, dont les hommes sont exilés. Maintenant intacte la force initiale de la présence, il fait se croiser des animaux réels, mythiques, fantastiques, et quelques humains. Dans les récits qui composent L'Ordre animal des choses Antonio Prete nous invite à parcourir un univers parallèle à celui qui pour la plupart d'entre nous est seul à exister. Univers où les repères soudain sont perdus - les certitudes abolies, les points de vue modifiés. Il revient là au coeur des thèmes qui parcourent son oeuvre, fondent sa réflexion : le sentiment d'étrangeté, d'éloignement, la nostalgie (celle d'abord d'une pureté perdue), la frontière entre nature et culture, la relation entre l'animal et l'humain, ses porosités - la clé de voûte de l'ensemble étant le langage, véritable instrument de métamorphose. Passant de la gravité à la légèreté, de la mélancolie à l'humour, sa phrase incarne cette mise en crise d'un monde sûr de son pouvoir dont elle redessine les contours grâce au regard porté sur lui par des êtres qui parlent une autre langue. Labile, inventive, elle offre une fresque subtile, toute de correspondances, dont la contemplation nourrit les parts les plus rêveuses de notre esprit.
Résumé : Destiné aux candidats préparant les concours d'entrée des Ecoles de Management, Atout Concours offre une synthèse par discipline. Véritables outils de révisions et de repères, les ouvrages sont construits autour de fiches thématiques mettant en perspective enjeux, concepts et fondamentaux du programme. Autant d'atouts décisifs pour une réussite optimale.
Résumé : Dès l'Antiquité, le débat sur l'infinité de l'univers ne concerne pas seulement les astronomes, mais il est aussi lié à la question de l'ordre cosmique et de la place de l'homme dans la nature. Au cours du Moyen Age, la théorie de la pluralité des mondes permet de s'interroger sur la toute-puissance de Dieu et sur les rapports entre le créateur et la créature. En bouleversant la tradition antique et médiévale, Giordano Bruno (1548-1600) lègue à l'âge moderne la notion d'un univers infini et uniforme, véritable image d'un Dieu qui ne saurait rester inexprimé au-dehors de la nature. Copernic, Lucrèce et Nicolas de Cuse : ces trois auteurs lui permettent d'esquisser un monde où les étoiles sont des soleils et les planètes des terres, tous les astres se mouvant librement dans l'espace infini emportés par leurs âmes. Ce livre se propose d'analyser la genèse et la structure philosophique de cette représentation du monde dont on trouve la trace dans les discussions cosmologiques du XVIIe siècle et qui, par ses conséquences théologiques, a amené son auteur sur le bûcher de l'Inquisition.
Résumé : Pour chaque volume, les épreuves corrigées 2015, 2016 & 2017 Des corrigés enrichis de commentaires comportant : des points méthodes, des rappels de cours, des remarques sur les questions, des conseils de rédaction, des remarques issus des rapports de jurys, etc. D'authentiques copies d'étudiants annotées qui accompagnent certains de ces corrigés commentés.
Ce livre présente une synthèse originale des idées du philosophe mystique Douglas Harding (1909-2007) et de divers courants de pensée - dont notamment le "Dialogue Intérieur", méthode thérapeutique créée par les psychologues américains Hal et Sidra Stone. Il propose une métapsychologie des identités qui nous constituent, souvent à notre insu, et que nous rencontrons, , souvent de manière intempestive, sous la forme de personnages extérieurs parfois amicaux mais pouvant aussi faire preuve d'une hostilité déstabilisante. Une fois réinstallées à leur vraie place, qui est à distance, "là-bas" dans les miroirs du temps, de l'espace et du langage, nous découvrons que ces "subpersonnalités" ne sont pas que des images figées (par les jugements). Ce sont aussi de véritables êtres, avec leurs propres valeurs et leurs propres attentes. En les reconnaissant et en leur permettant de s'exprimer nous facilitons leur intégration et nous pouvons alors accéder à "ici", c'est-à-dire à la conscience de notre unité originelle - qui n'est faite que de différences.
Exercices sur le tracé des ombres s'inscrit de façon originale dans le champ des publications consacrées à Walter Benjamin. S'appuyant principalement sur Sens unique et le Livre des passages - soit, dans le temps, les oeuvres extrêmes de l'auteur d'Origine du drame baroque allemand -, mais aussi sur sa correspondance (notamment ses échanges essentiels avec Scholem et Adorno), l'ouvrage prend en compte des points peu traités quant à lui par la critique française, dont la mise en question de la personne (de la personnalité), la construction du moi au travers des objets, des lieux, du frayage même de l'impersonnel. Y est reconsidérée - selon une perspective qui met en exergue un écrivain-philosophe foncièrement politique - sa conception du temps et de l'histoire; soulignée la puissance, pour elle, de l'idée de révolution, loin des palinodies des interlocuteurs et amis les plus chers (Adorno, Scholem). L'essai accorde toute sa place au régime de l'inactuel (cette déchronicité aussi prégnante chez Benjamin que chez Nietzsche) et s'attarde, naturellement mais avec invention, au travail de la citation: "espace-rupture", cour intense, dans le geste d'écrire, de l'opération de minage du corps-auteur qui aura constamment mobilisé une pensée dont Anne Roche veut et sait garder vifs tous les éclats, toutes les tensions.