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Voyage éclair au Paradis. (Edition rouge)
Putman Cyrille
JM LAFFONT ED
25,10 €
Épuisé
EAN :9782488325158
Héritier d'une lignée d'uniformes, élevé dans le respect du képi, des procédures et de la virilité silencieuse, Jean Barre entre dans la police comme on entre en religion. Fils unique d'un gardien de la paix et d'une inspectrice sanitaire obsessionnelle, Jean vit dans un pavillon baptisé Le Paradis des Hirondelles. Mais ce paradis a des murs. Et derrière les murs, une faille : le jeune homme, passionné d'art contemporain, sent croître en lui une dissonance. Une autre vie l'appelle, une vie plus incertaine, plus fragile, plus imprévisible. Dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, affecté au commissariat du 6e arrondissement, Jean découvre un monde parallèle. Galeries, vernissages, oeuvres énigmatiques : il flâne, observe, tombe en amour. Puis un choc : la rencontre avec Arnaud de Charrette, galeriste dandy et magnétique, ouvre une brèche dans son existence verrouillée. Entre trouble amoureux, sidération esthétique et effondrement des repères, le jeune policier affronte une vérité qui le dépasse : celle de son désir, de sa singularité, de son droit à l'indocilité. Ce roman initiatique, au style incisif et tendre, trace le portrait d'un homme en métamorphose. C'est une plongée dans l'absurde, la violence symbolique de l'héritage familial, mais aussi dans les fulgurances du quotidien. Mêlant comédie sociale et découverte de la vie, Voyage éclair au paradis est une déclaration d'amour à l'art comme révélateur intime, et au courage qu'il faut pour devenir pleinement soi.
Résumé : Abandonner l'école à quatorze ans. Se voir proposer de l'héroïne par des amis de ses parents, devenir accro. S'engouffrer dans la mouvance punk. Partir à Londres, vivre dans une banlieue glauque en V.O. Retourner à l'école, pension chic en Angleterre, se faire virer. Retomber dans la marmite de la poudre, courir après les dealers, haché menu par le manque. Suivre une cure pour milliardaires dans le Minnesota. Improviser une galerie sur la 57e à New York. S'envoler de l'autre côté du globe, mordre la poussière à Bali, échouer à Bangkok. Décrocher pied au plancher, réapprendre à vivre sans sa boîte de chimie 2000. Créer une galerie d'avant-garde. Et puis attendre d'être moins en colère et prendre la plume pour écrire cette existence plus montagnes russes que jeu de l'oie. C.P.
Putman Jacques ; Putman Catherine ; Alechinsky Pie
Après avoir longtemps servi à reproduire, et donc faire connaître le travail des artistespeintres, l?estampe est devenue à partir du XIXe siècle une forme artistique à part entière, associant création et diffusion. En 1967, par l?intermédiaire de sa femme Andrée, qui était styliste pour Prisunic, Jacques Putman lance le concept de l?estampe originale peu onéreuse, commercialisée dans cette chaîne de magasins. Ces révolutionnaires Suites Prisunic (1967-1973), tirées à trois cents exemplaires, sont vendues 100 francs. Six artistes participent à la première édition: Pierre Alechinsky, Wifredo Lam, Roberto Matta, Jean Messagier, Reinhould et Bram Van Velde. Les éditions successives des Suites accueillent de nouveaux artistes (Arman, Christo, Max Ernst, Asger Jorn, Niki de Saint-Phalle, Pierre Tal Coat?) ets?ouvrent à d?autres formes artistiques comme la sculpture. En 1974, Catherine Béraud rejoint Jacques Putman au sein de la société qu?il a créée, la sdopm (Société de diffusion d?oeuvres plastiques et multiples). Sous d?autres formes, l?aventure se poursuit plus de trente ans, marquant fortement la production éditoriale française de la fin du XXe et du début du XXIe siècle et ajoutant aux premiers artistes cités de nombreux autres: Geneviève Asse, Georg Baselitz, Pierre Buraglio, César, Tinguely, Viallat, etc. Plus de quatre-vingts artistes ont été associés à cette passionnante aventure qui constitue aujourd?hui un véritable panorama de la modernité. Nourrie d?amitiés et d?échanges avec les plus grands artistes (Baselitz, Bram Van Velde, Alechinsky?) et des imprimeurs d?une rare exigence, ne reniant jamais les techniquesles plus anciennes tout en explorant volontiers les outils numériques les plus nouveaux, cette aventure prolongée jusqu?à la mort de Catherine Putman, en 2009, est l?occasion de témoigner de ce qu?est aujourd?hui ce métier étroitement lié aux nécessités de la création.
Héritier d'une lignée d'uniformes, élevé dans le respect du képi, des procédures et de la virilité silencieuse, Jean Barre entre dans la police comme on entre en religion. Fils unique d'un gardien de la paix et d'une inspectrice sanitaire obsessionnelle, Jean vit dans un pavillon baptisé Le Paradis des Hirondelles. Mais ce paradis a des murs. Et derrière les murs, une faille : le jeune homme, passionné d'art contemporain, sent croître en lui une dissonance. Une autre vie l'appelle, une vie plus incertaine, plus fragile, plus imprévisible. Dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, affecté au commissariat du 6e arrondissement, Jean découvre un monde parallèle. Galeries, vernissages, oeuvres énigmatiques : il flâne, observe, tombe en amour. Puis un choc : la rencontre avec Arnaud de Charrette, galeriste dandy et magnétique, ouvre une brèche dans son existence verrouillée. Entre trouble amoureux, sidération esthétique et effondrement des repères, le jeune policier affronte une vérité qui le dépasse : celle de son désir, de sa singularité, de son droit à l'indocilité. Ce roman initiatique, au style incisif et tendre, trace le portrait d'un homme en métamorphose. C'est une plongée dans l'absurde, la violence symbolique de l'héritage familial, mais aussi dans les fulgurances du quotidien. Mêlant comédie sociale et découverte de la vie, Voyage éclair au paradis est une déclaration d'amour à l'art comme révélateur intime, et au courage qu'il faut pour devenir pleinement soi. Voyage éclair au paradis est son troisième roman.
Ce 11e Cahier de la collection présente une nouvelle création d'Andrée Putman. Tout a commencé par un dîner entre Andrée Putman et Sir Terence Conran, l'homme qui a "inventé" le design en Europe avec Habitat, la chaîne qui a changé le décor quotidien de millions de personnes. Au cours de ce dîner à Paris, Sir Conran a demandé à Andrée Putman de créer une collection entière de meubles pour Litton Furniture, un petit atelier d'ébénisterie où travaillent dix artisans avec un savoir-faire exceptionnel. Autrefois, Litton, installé dans la campagne du Dorset, construisait les plus beaux yachts en bois. Aujourd'hui, l'atelier, qui travaille selon les principes du développement durable, est le fournisseur attitré de Linley, le studio du neveu de la Reine Elizabeth, dont la liste de clients est la plus prestigieuse du Royaume Uni. Andrée Putman a accepté de dessiner une collection de cinq meubles exceptionnels: des pièces au design original et raffiné, avec une touche d'humour et une sophistication extrême.
Dans cet essai, Christine Bretonnier-Andreani part d'un paradoxe fondamental chez Jean Giono : un écrivain souvent perçu comme chantre de la nature, de la simplicité paysanne, mais dont les textes regorgent de figures monstrueuses, de récits transgressifs, de pulsions primaires. En prenant appui sur les grands interdits anthropologiques, l'autrice éclaire avec précision l'imaginaire gionien. Articulé autour de quatre notions, le Nom-du-Père, le monstre, le secret, la transgression, l'essai construit une lecture à la fois structurale, psychanalytique et littéraire. Il s'agit de remonter les strates du récit jusqu'au coeur du fantasme, là où le langage de Giono devient matière vive, corps d'encre et de chair. L'ouvrage traverse les oeuvres majeures, Un roi sans divertissement, Le Moulin de Pologne, Noé, Ennemonde, Dragoon, pour faire émerger une typologie du monstrueux, non comme figure de l'Autre, mais comme surgissement du soi. Les figures féminines, centrales et ambivalentes, incarnent la mère archaïque, la femme dévorante, la sibylle prophétique, renvoyant l'homme à son impuissance, à son désir et à son effroi. Le monstre, chez Giono, n'est jamais totalement extérieur : il naît du clivage, de la confusion des frontières, du refus du refoulement. Cet acte d'interprétation est une descente au plus profond d'un imaginaire littéraire où le sublime se mêle à l'abject.
Le culte effréné que le capitalisme voue à la croissance économique a réduit la société à un supermarché planétaire. Dans un univers social aliéné et réifié, toute la nature, les êtres humains et les autres formes du vivant ne sont plus que des choses avec un prix dans une circulation marchande qui annihile le vivant entre l'argent de la guerre et la guerre de l'argent. Le parachèvement de la raison marchande nous a poussés au-delà de la société du spectacle jusqu'à la falsification du monde. Peu importe par quelle idéologie religieuse ou politique le capitalisme en phase terminale obscurcit aujourd'hui les esprits, attriste les coeurs et gangrène le vivant. Notre conscience in fieri nous le dit, nous le crie : défendez la vie partout avant qu'il ne soit trop tard ! Contre la technocratie totalitaire du mode de production capitaliste et le nihilisme délirant de la civilisation qui l'utilise, un autre monde n'est plus seulement possible, il est nécessaire.
Avec 1 800 milliards de dollars potentiels, les investissements directs étrangers constituent la force vitale de la mondialisation. Attirer en France ces investissements, sans rien perdre de notre souveraineté, tel est l'enjeu du patriotisme économique. Un dispositif "anti-OPA" s'applique ainsi à toutes les opérations étrangères de fusion-acquisition liées aux secteurs stratégiques. Dans ce contexte, sociétés et investisseurs s'efforcent d'aborder leurs négociations dans un jeu où le Gouvernement s'invite désormais au tour de table. Quels sont les secteurs couverts ? Comment reconnaître un secteur stratégique ? A quelles contraintes juridiques doit-on faire face ? Quels interlocuteurs institutionnels et politiques solliciter ? Quelles approches culturelles anticiper ? Autant de questions auxquelles ce livre apporte des réponses concrètes qui permettront aux investisseurs, fonds et sociétés de capital-investissement, conseils financiers, banques d'affaires, auditeurs, cabinets d'avocats et de conseils en stratégie, mais aussi aux pouvoirs publics et aux spécialistes d'intelligence économique, d'identifier les secteurs sensibles, mais surtout de connaître les arcanes des mécanismes de contrôle administratifs et politiques sur les investissements étrangers.
Instantanés atmosphériques avec Andrée Putman est un récit composé en tableaux, chacun centré sur un lieu, une scène, un objet ou une figure. Tout commence sur une piste de cailloux dans l'arrière pays varois, avec une maison posée sur un rocher comme point fixe d'une famille qui ne l'est pas. Puis le décor bascule vers Paris rive gauche, un appartement, une école, plus loin une abbaye bourguignonne et ses archives. La mère, tempérament visionnaire, devient une figure du design, invente des intérieurs, signe des hôtels, le Concorde, voyage autant qu'elle fait voyager ceux qui entrent dans ses créations. Cyrille Putman regarde d'abord cela de près, en enfant dans le cadre, puis de loin, en homme qui commence à voir les angles morts. Le livre s'avance enfin vers les dernières années de la mère, diagnostic de démence à corps de Lewy, téléphone qui sonne moins, amis historiques qui s'espacent, nouveaux venus qui s'installent pas toujours de manières respectueuses. Cyrille Putman tient le récit et termine par une lettre à celle qu'il a toujours appelée par son prénom. L'ouvrage montre une famille où se croisent vieille bourgeoisie industrielle, artistes, ministres, punks et drogués, autour d'une mère convaincue et convaincante, d'un enfant qui comprend très tôt que la beauté ne protège de rien mais laisse des traces tenaces. Ce rassemblement de textes questionne la manière d'élever des enfants, quand on passe sa vie à réorganiser celle des autres, ce que l'on doit à des parents qui vous offrent la curiosité plutôt qu'un mode d'emploi, ce que vaut le prestige d'un nom quand la maladie efface les repères, ce que devient une réussite publique quand la fin de vie se complique, comment parler d'addiction sans fabriquer ni alibi ni procès. Il refuse le règlement de comptes comme le panégyrique, avance par scènes, dialogues et trajets, et laisse au lecteur le soin de mesurer la part de chance, de faute et de nécessité. Il poursuit un travail de mémoire exigeant, au plus près des choses. La pudeur n'étouffe jamais la précision. On referme le livre en ayant appris deux ou trois vérités utiles, l'élégance n'est pas un effet, c'est une méthode, la simplicité n'est pas un renoncement, c'est une décision, les oeuvres comptent, mais ce sont les manières qui durent.