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L'hypothèse néocatholique. Politiques, mouvements et mobilisations anti-genre en Italie
Prearo Massimo ; Barilà Ciocca Francesco
UNIV BRUXELLES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782800418261
Le livre retrace la trajectoire des mouvements catholiques qui, entre la fin du XXe et le début du XXIe siècle, ont fait de la lutte contre la " théorie du genre ", la reconnaissance des couples de même sexe, le concept de genre, les politiques antidiscriminatoires, l'homoparentalité, la gestation pour autrui, l'avortement, l'euthanasie, etc. l'occasion de recomposer le champ de la mobilisation pro-vie et de l'action politique catholique en Italie. Quelles leçons peut-on tirer de ce cas d'étude particulier qui voit un fort ancrage religieux de la mobilisation, et en même temps une remarquable intégration dans la politique des partis ? Quel rôle a eu la Manif pour tous dans le contexte italien ? Partant d'une analyse du point de vue des entrepreneurs de la cause anti-genre, c'est-à-dire de leur positionnement dans les espaces de l'Eglise, du catholicisme contestataire et de l'espace public, l'auteur propose une étude des interactions et des trajectoires militantes, des échanges entre les partis et le mouvement, des conflits et des événements - de la Marche pour la vie au Family Day, jusqu'au Congrès mondial des familles en 2019. L'hypothèse néocatholique est à la fois une hypothèse de recherche et l'hypothèse qui anime ces nouveaux mouvements catholiques.
Stoler Ann Laura ; Roux Sébastien ; Prearo Massimo
Ann Laura Stoler enseigne à la New School for Social Research, à New York. Elle est historienne, spécialiste de l'histoire coloniale. L'originalité de son approche tient à sa manière d'articuler questions sexuelles et raciales dans les régimes coloniaux. La Chair de l'empire est son premier livre traduit en français.
Comment l'homosexualité a-t-elle été pensée par les militant.e.s et comment ce savoir a-t-il participé à la construction des mouvements, des identités et des communautés en tant que discours d'une 7 Depuis l'invention de l'homosexualité par la médecine au XIXe siècle, et tout au long du XXe siècle, le militantisme homosexuel s'est employé à travailler, construire et déconstruire, par moments et par mouvements distincts et singuliers, un savoir et un d'action. Arcadie ou les premières expériences collectives des années 1950 et 1960, l'effervescence révolutionnaire de 1970 soulevée par le FHAR, le travail militant de revues comme Le Gai Pied, l'arrivée du VIH/sida dans les années 1980 et la lutte imaginée par Act Up, la naissance du militantisme version LGBT à l'aube des années 2000 : autant de moments de l'analyse politique présentée dans ce livre, qui tente de déconstruire quelques fausses évidences et de présenter les étapes cruciales des stratégies collectives discutées et mises en pratique.
Que sont les philosophies queer ? Comment conceptualisent-elles la sexualité ? Combien de sexes reconnaissent-elles chez les êtres humains ? Quel rapport entretiennent-elles avec la philosophie politique ? Et quel rapport avec la "théorie du genre" ? Chaque question génère d'autres questions, selon une progression fractale. Le volume procède par problèmes, indique des pistes de recherche, émet des hypothèses de généalogie. Son but n'est pas de résoudre l'énigme de la relation entre sexualité et pouvoir par une argumentation linéaire, mais d'explorer la pluralité de ses dimensions. Il n'entend pas non plus clore le débat polémique. Il entend plutôt présenter un côté particulièrement dérangeant de la philosophie critique et expliquer pourquoi celle-ci ne cesse de soulever des conflits au sein des mouvements sociaux, des universités et de l'opinion publique des sociétés actuelles.
Résumé : Qu'est-ce que "la théorie du genre"? Qui s'y oppose et pourquoi ? Ce livre analyse les tenants et aboutissants d'une croisade lancée dès les années 1990 par le Vatican. Depuis, d'amples mobilisations hostiles à "la théorie du genre" ont été organisées dans de nombreux pays par des groupes catholiques déjà engagés dans la lutte contre l'avortement et l'euthanasie, pour réaffirmer l'"ordre naturel" du sexe et de la sexualité. Cet ouvrage révèle comment cette campagne transnationale a accompagné l'émergence d'un mouvement "anti-genre" en France et en Italie. Pourquoi et comment le concept féministe de genre est-il devenu l'ennemi principal du Vatican ? En étudiant la genèse et la logique de l'argumentaire "anti-genre", cet ouvrage apporte un éclairage incontournable pour comprendre les enjeux et le succès de cette nouvelle croisade. Réactionnaire et anti-démocratique, elle est porteuse d'une contre-révolution épistémologique et politique.
Biographie de l'auteur Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB) où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique Cevipol. Il est l'auteur de nombreuses publications consacrées à la vie politique en Belgique et en Europe. Il a récemment édité Le Front national. Mutations de l'extrême droite française, aux Editions de l'Université de Bruxelles (2012).
L'essor des partis et des entrepreneurs " populistes " représente l'un des phénomènes politiques les plus notables de ces deux dernières décennies, en particulier à droite de l'échiquier politique. Ce populisme de droite radicale s'incarne dans une multiplicité d'acteurs en Europe, à l'image des succès récents de ces partis en Italie, en France ou en Autriche. Les thèmes populistes ont également dominé la campagne présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis et le référendum britannique sur le Brexit en 2016. Au travers d'un état des lieux de l'important volume de recherches internationales consacrées à la question, l'ouvrage propose une réflexion sur la nature du phénomène populiste tel qu'il se donne à voir. Quels en sont les contours idéologiques ? Peut-on dégager des facteurs explicatifs communs du succès de ce populisme de droite radicale sur les continents européen et américain ? Le développement des droites populiste radicales participe d'une évolution structurelle des sociétés contemporaines, sous l'effet de profondes transformations économiques, culturelles et politiques. A l'image de l'Italie, de la Hongrie et des Etats-Unis, nombre d'acteurs populistes occupent désormais une place centrale au sein du jeu politique national et constituent un défi croissant pour l'équilibre des démocraties libérales.
La voiture de société est, sans aucun doute, un des avantages de toute nature (ATN) les plus fréquemment proposés par les entreprises à leurs employés. Combien compte-t-on de voitures de société en Belgique ? Quels sont les profils des usagers ? Et quels sont les impacts sociétaux, environnementaux et économiques de cet "avantage"? Cet ouvrage, qui rassemble les travaux menés dans le cadre de la chaire "Companies and Sustainable Mobility. The Company Car Debate and Beyond" du Brussels Studies Institute (BSI), se penche sur ces questions et les dépasse en ouvrant le débat sur les alternatives possibles pour une mobilité plus durable. Depuis 2012, les travaux du Brussels Studies Institute (BSI) facilitent le développement d'une connaissance intégrée et multi-perspective sur Bruxelles en encourageant des chercheurs et des experts aux profils très divers à aborder ensemble les défis sociétaux métropolitains. Le BSI est très attentif à ce que les résultats de ces recherches soient largement diffusés, valorisés et débattus. Cette série de publications constitue l'un des canaux de communication visant à mettre à la disposition du public le fruit d'une partie des études réalisées par le BSI.
Ces dernières années, en Europe, dans le monde musulman, mais aussi en Afrique subsaharienne, les discours visant le pouvoir supposé des francs-maçons et leurs présumées collusions ont à nouveau fleuri. Ces discours s'en prennent au rôle politique ou économique que joueraient la franc-maçonnerie ou les francs-maçons, mais s'inscrivent aussi dans une parole plus large qui vise à dénoncer une conspiration mondiale, voire un principe maléfique transhistorique - mettant à jour des topoi de la rhétorique antimaçonnique classique. Cela s'inscrit dans des sociétés où la dialectique du secret et de la transparence est omniprésente, et où franc-maçonnerie est perçue comme l'expression par excellence d'une supposée culture du secret. S'entremêlent ainsi un antimaçonnisme catholique traditionnel, tantôt politique, tantôt religieux et diabolisateur, qui s'exprime aujourd'hui davantage en Afrique subsaharienne et en Amérique latine qu'en Europe, mais qui sur le vieux continent perpétue le fonds de commerce idéologique de milieux intégristes chrétiens ; un antimaçonnisme politique, porté par des courants populistes ou nationalistes, qui s'évertue à traquer les francs-maçons comme favorisant une domination étrangère (politique, financière) - c'est le cas en Italie et dans plusieurs pays d'Europe centrale, orientale et balkanique ; un antimaçonnisme islamique radical qui puise à l'antisémitisme et à l'antisionisme des différents courants qui le composent ; un antimaçonnisme complotiste enfin, qui s'abreuve au succès des théories conspirationnistes en vogue et se propage viralement sur Internet. Les actualisations de la rhétorique antimaçonnique comme les usages idéologiques qui en sont faits paraissaient dès lors devoir être réinterrogés, vingt-cinq ans après un premier volume consacré aux courants antimaçonniques dans la collection "Problèmes d'histoire des religions" (IV/1993). C'est la triple ambition du présent ouvrage : dresser un état des lieux de l'antimaçonnerie aujourd'hui, et de ses évolutions récentes ; analyser à la fois les accents nouveaux et les reformulations de condamnations anciennes ; examiner des situations peu mises en avant dans la littérature jusqu'ici, telles les formes de l'antimaçonnisme dans les courants émergents du christianisme contemporain ou de l'islam.