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Gouverner avec le monde. Réflexions antiques sur la mondialisation
Pradeau Jean-François
MANITOBA
17,00 €
Épuisé
EAN :9782376150367
Les philosophes anciens ont écrit sur le rapport de la cité et du monde et c'est à eux que l'on doit les premières thèses "cosmopolitiques" . L'objet de l'essai de Jean-François Pradeau est d'exposer ces thèses, en les rendant accessibles à des lecteurs qui ne les connaissent pas. Ainsi l'essai présente-t-il ce que des auteurs comme Diogène le cynique, Platon, les stoïciens ou encore le Père de l'Eglise Saint Augustin ont pu dire de la citoyenneté mondiale et du rêve d'une cité mondiale unique qui réunirait enfin tous les peuples. Les questions qu'agite cette histoire ancienne du cosmopolitisme sont pour beaucoup celles de notre époque, qui a fait l'éloge pendant quelques décennies d'une forme d'émancipation cosmopolitique, qui a inventé une Europe supranationale, mais qui paraît aujourd'hui figée autour de ses frontières. Les grecs anciens qui ont inventé la formule "citoyen du monde" ont quelque chose à nous dire de la mondialisation. Ils nous rappellent avec une certaine simplicité que la vie humaine, qui est une vie politique, c'est-à-dire une vie qui n'est possible que dans les limites instituées d'une communauté civique, ne peut atteindre la tranquillité ou le bonheur sans apprécier à sa juste mesure la place qui lui convient dans le monde. Il est néfaste et finalement impossible de vivre sans se faire une certaine idée de ce monde et de son ordre, sans se représenter, ne serait-ce que de manière vraisemblable, ce qu'est l'univers et la place qui nous revient en son sein. Professeur de philosophie antique à l'université de Lyon III - Jean Moulin, Jean-François Pradeau est avant tout un spécialiste de l'oeuvre de Platon et de la tradition platonicienne sur lesquelles il a publié de très nombreux ouvrages. Dernièrement il a dirigé l'édition complète des sophistes (2009). Aux Belles Lettres, on lui doit la revue Etudes platoniciennes ainsi que de nombreux volumes dans la collection "Classiques en poche" .
Au moment même où elle naît dans les Dialogues de Platon, la philosophie est tenue d'observer et de susciter des imitations et des ressemblances: elle doit expliquer comment l'homme ressemble au monde ou bien comment les phénomènes apparents ne sont que des imitations des réalités véritables, que seule la pensée perçoit; mais elle doit aussi inviter l'homme à parfaire sa ressemblance aux dieux, à "s'assimiler" à eux, ou bien encore s'employer elle-même à faire que la cité soit ordonnée à la ressemblance des modèles divins que sont les astres. La réflexion philosophique sur la nature, sur la connaissance, sur les m?urs ou sur la cité est ainsi et toujours menée par Platon selon les ressemblances qu'il s'agit de percevoir ou bien d'accentuer, selon les imitations qu'il faut accomplir ou parfois redouter. Car la simulation fallacieuse, celle des mauvais poètes et des sophistes, est bien le risque auquel Platon confronte, pour l'y soustraire, la philosophie.
Résumé : Lorsque, dans ses dialogues, Platon institue la philosophie, il lui donne pour tâche de connaître la réalité dans son ensemble, de connaître la mesure de toutes choses et de permettre aux hommes d'y ordonner leur propre existence. Mais ce qui seul est proprement " réel ", ajoute-t-il, n'est pas ce que nous percevons au moyen de nos sens. Car les choses " sensibles " ne peuvent être les objets ni de la connaissance, ni du langage, qui supposent tous deux permanence et identité de leurs objets. Elles ne peuvent pas davantage offrir aux hommes les principes ou les normes d'un gouvernement de leurs conduites. En revanche, il existe bien des réalités véritables, qui sont " intelligibles ", qui existent par elles-mêmes, qui sont éternellement identiques à elles-mêmes et qui sont la cause de l'existence des choses sensibles ; ces dernières, soutient Platon, sont ce qu'elles sont et possèdent les qualités qui sont les leurs dans la mesure où elles " participent " aux réalités intelligibles. Cette hypothèse, celle de l'existence de réalités ou de " formes " intelligibles auxquelles participent les choses sensibles, est la spécificité de la doctrine platonicienne. Les études du présent recueil se proposent de rendre compte des termes et de la postérité de cette hypothèse, et d'apprécier les raisons pour lesquelles Platon l'a posée. Textes de Luc Brisson, Walter Gabriele Leszl, Jean-François Pradeau, Francesco Fronterotta, Harold F. Cherniss (1904-1987).
Philosophie antique est un manuel qui couvre l ensemble de l histoire de la philosophie antique, depuis les uvres des présocratiques jusqu à l Antiquité tardive. L ouvrage offre une présentation des principaux philosophes et des principales écoles philosophiques anciennes. Il réserve des chapitres plus conséquents aux grandes figures de la philosophie ancienne (Platon, Aristote, Plotin), et il expose également l héritage et la postérité de cette philosophie.
Platon a donné une existence littéraire et une réalité institutionnelle à cette forme particulière de recherche commune qu'il a choisi de nommer « philosophie ». Dans la vingtaine de dialogues dont il est l'auteur, Platon a donné au personnage philosophique le savoir pour objet de désir, l'excellence de ses concitoyens pour mission civique et les « Formes intelligibles » pour objets de connaissance. L'introduction insiste sur deux des aspects majeurs de cette oeuvre : les difficultés relatives à l'hypothèse de l'existence des Formes intelligibles, qui restera durant des siècles le signe distinctif de la tradition platonicienne, et la vocation politique d'une doctrine dont le projet principal est la constitution d'une cité excellente.
Résumé : " Ce livre, largement inspiré du travail réalisé par le photographe Patrick Artinian pour le site Mediapart, n'est pas un énième livre sur l'élection présidentielle 2012. Ce n'est pas non plus un livre sur l'épopée victorieuse de François Hollande. Vous n'apprendrez rien sur les candidats et leurs petites habitudes. Il s'agit au contraire d'un ouvrage sur la France et les Français en 2012. Ce sont eux que l'on découvre en tournant les pages qui suivent. Et là, la matière est incroyablement riche. Attitudes, objets - le smartphone par exemple , lieux : ce livre est le témoignage d'une France en mutation qui s'interroge sur son avenir. Avec bien sûr quelques candidats, mais en décor. Patrick Artinian n'est pas un photographe politique. 11 a beau suivre les candidats en France depuis 25 ans, il n'a d'intimité avec aucun de ses modèles. Pas le moindre numéro de téléphone d'un politique dans son portable, même pas celui d'un attaché de presse. Et pourtant, il les a tous photographiés pour Libération, Le Monde ou Mediapart, notamment : de François Mitterrand à Jacques Chirac en passant bien sûr par Nicolas Sarkozy et François Hollande pour ne citer que ceux qui ont accédé à la position suprême. Ses photos s'en ressentent et correspondent bien finalement à sa personnalité : celle d'un grand timide à l'immense talent. "
Résumé : Deux candides " textiles " partent en expédition au pays des corps nus. Un safari décalé et cocasse dans les camps du soleil. Univers concentrationnaire de béton ou pittoresques villages en paillotes. Suivez nos Bouvet et Pécuchard sur la dune, le crayon à l'oreille et la plume au vent, de mobile homes en jeux-apéritifs, de pétanques à " oilpé " en congrès sous la pinède...
La découverte du passé caché du premier ministre Lionel Jospin, a mis en lumière les activités d'une composante politique française, réputée révolutionnaire : le trotskisme. International, le trotskisme présente une exception toutefois : le trotskisme à la française, qui lui-même présente une exception : le trotskisme " lambertiste " du nom de son géniteur et maître absolu Pierre Boussel " Lambert ". Avec ses méthodes, ses hommes, ses " taupes rouges " il n'est pas un domaine de la vie publique et parfois privée qu'il n'ait laissé au hasard. Durant un demi-siècle d'idéologie et d'opportunisme, et en face de nouvelles données géo-politiques à venir, les " taupes rouges " de la République, ont suivi un étonnant parcours que ce livre dévoile pour la première fois.