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Platon : les formes intelligibles
Pradeau Jean-François
PUF
11,50 €
Épuisé
EAN :9782130522003
Lorsque, dans ses dialogues, Platon institue la philosophie, il lui donne pour tâche de connaître la réalité dans son ensemble, de connaître la mesure de toutes choses et de permettre aux hommes d'y ordonner leur propre existence. Mais ce qui seul est proprement " réel ", ajoute-t-il, n'est pas ce que nous percevons au moyen de nos sens. Car les choses " sensibles " ne peuvent être les objets ni de la connaissance, ni du langage, qui supposent tous deux permanence et identité de leurs objets. Elles ne peuvent pas davantage offrir aux hommes les principes ou les normes d'un gouvernement de leurs conduites. En revanche, il existe bien des réalités véritables, qui sont " intelligibles ", qui existent par elles-mêmes, qui sont éternellement identiques à elles-mêmes et qui sont la cause de l'existence des choses sensibles ; ces dernières, soutient Platon, sont ce qu'elles sont et possèdent les qualités qui sont les leurs dans la mesure où elles " participent " aux réalités intelligibles. Cette hypothèse, celle de l'existence de réalités ou de " formes " intelligibles auxquelles participent les choses sensibles, est la spécificité de la doctrine platonicienne. Les études du présent recueil se proposent de rendre compte des termes et de la postérité de cette hypothèse, et d'apprécier les raisons pour lesquelles Platon l'a posée. Textes de Luc Brisson, Walter Gabriele Leszl, Jean-François Pradeau, Francesco Fronterotta, Harold F. Cherniss (1904-1987).
Platon a donné une existence littéraire et une réalité institutionnelle à cette forme particulière de recherche commune qu'il a choisi de nommer « philosophie ». Dans la vingtaine de dialogues dont il est l'auteur, Platon a donné au personnage philosophique le savoir pour objet de désir, l'excellence de ses concitoyens pour mission civique et les « Formes intelligibles » pour objets de connaissance. L'introduction insiste sur deux des aspects majeurs de cette oeuvre : les difficultés relatives à l'hypothèse de l'existence des Formes intelligibles, qui restera durant des siècles le signe distinctif de la tradition platonicienne, et la vocation politique d'une doctrine dont le projet principal est la constitution d'une cité excellente.
Au tournant des Ve et IVe siècles avant J.-C., Athènes est le théâtre d'un débat civique et intellectuel d'une vivacité et d'une richesse extraordinaires. L'affrontement des philosophes et des sophistes y occupe une place considérable. Les sophistes (c'est-à-dire les savants ") se prononcent sur les fins de la vie humaine, l'enseignement de la vertu, le rôle de la cité, ses institutions et sa législation. Ces pédagogues, attentifs à la maîtrise du discours, devinrent, selon le mot de Hegel, les" maîtres de la Grèce ". Parmi les grandes figures intellectuelles de la démocratie athénienne, Protagoras, Gorgias, Antiphon, Prodicos ou encore Hippias sont les principaux représentants d'un mouvement culturel novateur, qui ne prit pas la forme d'une école, mais qui montre une véritable cohérence. Quelle a été leur contribution à la tradition philosophique grecque? Furent-ils les" pseudo-philosophes "que décriaient leurs contemporains les plus hostiles, au premier rang desquels Platon, les o anti-philosophes" salués comme tels par les Modernes, ou bien des "alter-philosophes", savants originaux et atypiques? Les oeuvres des sophistes, comme la plupart des écrits savants antérieurs à Platon, ne nous sont connues que par les citations qu'en ont données des auteurs postérieurs. Tous ces u fragments "sont ici rassemblés et présentés."
Philosophie antique est un manuel qui couvre l ensemble de l histoire de la philosophie antique, depuis les uvres des présocratiques jusqu à l Antiquité tardive. L ouvrage offre une présentation des principaux philosophes et des principales écoles philosophiques anciennes. Il réserve des chapitres plus conséquents aux grandes figures de la philosophie ancienne (Platon, Aristote, Plotin), et il expose également l héritage et la postérité de cette philosophie.
Au moment même où elle naît dans les Dialogues de Platon, la philosophie est tenue d'observer et de susciter des imitations et des ressemblances: elle doit expliquer comment l'homme ressemble au monde ou bien comment les phénomènes apparents ne sont que des imitations des réalités véritables, que seule la pensée perçoit; mais elle doit aussi inviter l'homme à parfaire sa ressemblance aux dieux, à "s'assimiler" à eux, ou bien encore s'employer elle-même à faire que la cité soit ordonnée à la ressemblance des modèles divins que sont les astres. La réflexion philosophique sur la nature, sur la connaissance, sur les m?urs ou sur la cité est ainsi et toujours menée par Platon selon les ressemblances qu'il s'agit de percevoir ou bien d'accentuer, selon les imitations qu'il faut accomplir ou parfois redouter. Car la simulation fallacieuse, celle des mauvais poètes et des sophistes, est bien le risque auquel Platon confronte, pour l'y soustraire, la philosophie.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.