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Les interventions sociales de proximité
Poyraz Mustafa
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782747584395
Les enjeux liés aux espaces de proximité où le problème de la pauvreté, de l'exclusion, de l'immigration et de la jeunesse s'articulent et s'exposent de façon marquante, occupent une place de plus en plus importante dans la politique publique. La recherche de nouveaux outils d'intervention sociale pour établir des liaisons entre les quartiers populaires et la ville est devenue un enjeu majeur. Les espaces sociaux étant parcellisés et le passage d'un côté à l'autre supposant un minimum de supports, la présence de centres sociaux et maisons de quartier où la politique publique se concrétise, constitue un point de rencontres vivant et conflictuel. Les différentes contributions de cet ouvrage tentent d'analyser l'inscription paradoxale des interventions sociales dans les espaces de proximité marqués par une image stigmatisée à partir d'observations des acteurs de terrain. Le positionnement des centres sociaux et des maisons de quartier au sein des espaces urbains relégués comme un pont relié aux institutions, constitue le point central de la préoccupation de ce travail.
L'animation socioculturelle s'inscrit, dès sa naissance, au carrefour des champs éducatif, culturel et des loisirs. En suivant l'évolution des fragmentations urbaines, elle se structure progressivement autour de deux pôles distincts : l'organisation et la gestion des activités culturelles et la régulation des conflits dans les espaces de proximité. En s'appuyant sur ce constat d'émergence d'une vision marquée par l'approche sociale et relationnelle, l'auteur analyse la pratique des animateurs de quartier et les paradoxes des politiques des pouvoirs locaux concernant la gestion des espaces de proximité. Il met également l'accent, à partir d'observations sur le terrain et d'entretiens, sur la dégradation de la situation des animateurs et les conséquences de l'arrivée massive des jeunes de quartier et ceux issus de l'immigration sur le champ de l'animation. L'émergence de stratégies diverses et souvent antagoniques au sein des professionnels de l'animation constitue, selon l'auteur, une des caractéristiques de ce secteur marqué par l'instabilité.
Istanbul, Paris, deux métropoles aux évolutions contrastées, mais cependant confrontées aux mêmes dilemmes, au gré des soubresauts locaux, nationaux, historiques et socioculturels: comment croître en assurant l'intégration des couches populaires? Comment positionner l'équation urbaine selon un registre d'idéaux plus ou moins ambitieux, allant du vivre ensemble déconflictualisé jusqu'à la cohésion sociale pleinement assumée? Qu'elle s'emploie à régulariser les formes d'urbanification sauvage que sont les gecekondus et les varos (les quartiers pauvres des grandes villes turques), ou qu'elle s'emploie à rénover les quartiers d'HLM, l'action des pouvoirs publics semble plus relever d'une logique d'après-coup, voire de service après vente que procéder d'une vision éclairée et anticipatrice... en un mot politique. Les trois regards croisés qui abordent, dans cet ouvrage, la question de la relation, toujours délicate, entre ces deux agglomérations et leurs périphéries respectives, tentent de restituer une approche dynamique aidant à mieux situer les enjeux qui les travaillent et qui annoncent des challenges d'une envergure peu commune.
Résumé : L'on observe chez les intervenants sociaux et les animateurs socioculturels des quartiers populaires le développement d'une tendance marquée par l'inertie et la démobilisation, voire d'une forme de repli dans un espace enclavé socialement et spatialement. Cela signifie que les interventions opérées par les institutions ne sont pas en capacité de saisir les potentiels de mobilisation existant sur les territoires pour encourager le mouvement collectif et au-delà, dans la plupart des cas, elles deviennent une sorte d'entrave pour le développement des actions communes. L'appauvrissement des ressources intellectuelles, politiques et culturelles favorise inévitablement l'émergence de nouvelles dynamiques socialisatrices dominées plus particulièrement par les références religieuses et ethniques. Cet ouvrage tente de démontrer, à partir des observations de terrain et des analyses des actions menées, les paradoxes des acteurs de l'intervention sociale et la complexité de créer des initiatives collectives animées par une dynamique critique et mobilisatrice dans un contexte politique et social extrêmement dominé. La question liée à l'existence des espaces politiques et au militantisme se pose inévitablement lorsqu'on commence à réfléchir sur l'action collective et sur le changement.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.