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Intervention sociale et animation. Gestion communautaire ou éducation populaire ?
Poyraz Mustafa
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782343059624
L'on observe chez les intervenants sociaux et les animateurs socioculturels des quartiers populaires le développement d'une tendance marquée par l'inertie et la démobilisation, voire d'une forme de repli dans un espace enclavé socialement et spatialement. Cela signifie que les interventions opérées par les institutions ne sont pas en capacité de saisir les potentiels de mobilisation existant sur les territoires pour encourager le mouvement collectif et au-delà, dans la plupart des cas, elles deviennent une sorte d'entrave pour le développement des actions communes. L'appauvrissement des ressources intellectuelles, politiques et culturelles favorise inévitablement l'émergence de nouvelles dynamiques socialisatrices dominées plus particulièrement par les références religieuses et ethniques. Cet ouvrage tente de démontrer, à partir des observations de terrain et des analyses des actions menées, les paradoxes des acteurs de l'intervention sociale et la complexité de créer des initiatives collectives animées par une dynamique critique et mobilisatrice dans un contexte politique et social extrêmement dominé. La question liée à l'existence des espaces politiques et au militantisme se pose inévitablement lorsqu'on commence à réfléchir sur l'action collective et sur le changement.
L'animation socioculturelle s'inscrit, dès sa naissance, au carrefour des champs éducatif, culturel et des loisirs. En suivant l'évolution des fragmentations urbaines, elle se structure progressivement autour de deux pôles distincts : l'organisation et la gestion des activités culturelles et la régulation des conflits dans les espaces de proximité. En s'appuyant sur ce constat d'émergence d'une vision marquée par l'approche sociale et relationnelle, l'auteur analyse la pratique des animateurs de quartier et les paradoxes des politiques des pouvoirs locaux concernant la gestion des espaces de proximité. Il met également l'accent, à partir d'observations sur le terrain et d'entretiens, sur la dégradation de la situation des animateurs et les conséquences de l'arrivée massive des jeunes de quartier et ceux issus de l'immigration sur le champ de l'animation. L'émergence de stratégies diverses et souvent antagoniques au sein des professionnels de l'animation constitue, selon l'auteur, une des caractéristiques de ce secteur marqué par l'instabilité.
Istanbul, Paris, deux métropoles aux évolutions contrastées, mais cependant confrontées aux mêmes dilemmes, au gré des soubresauts locaux, nationaux, historiques et socioculturels: comment croître en assurant l'intégration des couches populaires? Comment positionner l'équation urbaine selon un registre d'idéaux plus ou moins ambitieux, allant du vivre ensemble déconflictualisé jusqu'à la cohésion sociale pleinement assumée? Qu'elle s'emploie à régulariser les formes d'urbanification sauvage que sont les gecekondus et les varos (les quartiers pauvres des grandes villes turques), ou qu'elle s'emploie à rénover les quartiers d'HLM, l'action des pouvoirs publics semble plus relever d'une logique d'après-coup, voire de service après vente que procéder d'une vision éclairée et anticipatrice... en un mot politique. Les trois regards croisés qui abordent, dans cet ouvrage, la question de la relation, toujours délicate, entre ces deux agglomérations et leurs périphéries respectives, tentent de restituer une approche dynamique aidant à mieux situer les enjeux qui les travaillent et qui annoncent des challenges d'une envergure peu commune.
Les enjeux liés aux espaces de proximité où le problème de la pauvreté, de l'exclusion, de l'immigration et de la jeunesse s'articulent et s'exposent de façon marquante, occupent une place de plus en plus importante dans la politique publique. La recherche de nouveaux outils d'intervention sociale pour établir des liaisons entre les quartiers populaires et la ville est devenue un enjeu majeur. Les espaces sociaux étant parcellisés et le passage d'un côté à l'autre supposant un minimum de supports, la présence de centres sociaux et maisons de quartier où la politique publique se concrétise, constitue un point de rencontres vivant et conflictuel. Les différentes contributions de cet ouvrage tentent d'analyser l'inscription paradoxale des interventions sociales dans les espaces de proximité marqués par une image stigmatisée à partir d'observations des acteurs de terrain. Le positionnement des centres sociaux et des maisons de quartier au sein des espaces urbains relégués comme un pont relié aux institutions, constitue le point central de la préoccupation de ce travail.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.