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Pouvoir de la sociologie. Cours de sociologie générale (Francfort, printemps 1930)
Mannheim Karl ; Linhardt Dominique
EHESS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782713234309
Au printemps 1930, la république de Weimar tremble sous les assauts des nazis. Dans ce climat explosif, Karl Mannheim, tout juste nommé professeur à l'université de Francfort-sur-le-Main, donne son premier cours, consacré à la sociologie générale. C'est l'occasion pour lui, peu après la parution d'Idéologie et utopie, de préciser sa conception de la discipline, qu'il présente comme l'expression de la conscience moderne. Cet enseignement, dont la transcription a été découverte tardivement, représente un jalon méconnu de l'histoire de la sociologie, véritable chaînon manquant entre le magistère de Max Weber et l'oeuvre de Norbert Elias. Au coeur d'une Europe en proie à des tensions qui annoncent le pire, cette perspective acquiert une valeur éminemment politique. Le sociologue cherche à comprendre les forces qui plongent la société dans la crise et à poser un regard engagé sur la situation : seul l'effort de distanciation sociologique offre un espoir d'inverser la tendance. Face à un public désemparé par l'effondrement en cours, Karl Mannheim déploie ainsi une puissante réflexion, toujours actuelle, sur la portée politique de la sociologie. Texte traduit de l'allemand et présenté par Dominique Linhardt
Résumé : Ce précieux ouvrage explique pourquoi il est important d'intégrer une boisson verte à notre alimentation quotidienne et fournit plus de 50 recettes pour les préparer de façon simple et rapide. Joignant l'utile à l'agréable, les jus et smoothies verts constituent un merveilleux moyen d'apporter à notre organisme l'ensemble des micronutriments dont il a besoin. Ils nous évitent d'avoir recours aux vitamines synthétiques et autres compléments artificiels. Tout lecteur, soucieux des questions de santé, trouvera dans cet ouvrage les clefs pour faire de ces breuvages bienfaisants, un réflexe quotidien, des recommandations pour bien choisir son appareil (blender, centrifugeuse, extracteur de jus...) et des propositions de mélanges de légumes en vue d'en améliorer la saveur. Puisque la gamme des saveurs des recettes proposées par l'auteur est étendue : des plus douces aux plus prononcées, elles satisferont toutes les papilles gustatives.
Le Leica à viseur clair existe depuis près de trois-quarts de siècle et son aventure résume bien l'esprit de la marque, qui pourrait tenir en un mot : permanence.
Mannheim Karl ; Mauger Gérard ; Perivolaropoulou N
La thématique du « déclassement » des nouvelles générations refait surface depuis la fin des Trente Glorieuses et s?est imposée médiatiquement avec la crise. Cette résurgence du « problème des générations » s?affirme aujourd?hui dans une double thèse: celle de l?émergence de « générations sacrifiées » ou « malchanceuses » et celle d?un « conflit de générations » larvé. Quel crédit accorder à la notion de génération désormais très répandue? Pose-t-elle toujours un problème sociologique? Le sociologue peut s?en emparer, semble-t-il, à condition d?en restreindre l?extension et d?en contrôler l?usage en s?interrogeant sur le mode de génération des générations successives, à l?échelle d?une lignée familiale, d?un champ, d?une classe sociale. Pour s?en faire une idée, il est nécessaire de revenir au texte théorique « fondateur » de Karl Mannheim, publié en 1928 et présenté par Gérard Mauger, qui se présente non pas comme une théorie indépassable mais comme une contribution à rectifier et prolonger.Karl Mannheim (1893-1947), Sociologue allemand, spécialiste des questions de connaissance et de génération.Ouvrage publié sous la direction de François de SinglyTraduit de l?allemand par Gérard Mauger et Nia Perivolaropoulou Préface, introduction et postface de Gérard Mauger
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.