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Les églises seront-elles des musées ?
Pousseur Robert
ATELIER
8,50 €
Épuisé
EAN :9782708234192
Alors que la plupart des diocèses ont réorganisé la vie des paroisses, les églises peuvent-elles encore parler de la foi vécue aujourd'hui par les communautés chrétiennes? L'engouement pour le patrimoine attire un public considérable dans les églises: mais comment le visiteur peut-il découvrir la communauté qui donne vie aujourd'hui à ces églises? Dans le paysage français, les églises ont-elles encore aujourd'hui un signe original à donner ou seront-elles des musées d'un passé révolu? Pour répondre à ces questions, cet ouvrage propose de relire l'histoire des églises, de la confronter aux sources bibliques. Eclairé par ce parcours, l'auteur propose de créer un espace à l'entrée de l'église, un "narthex". La communauté chrétienne y exprimerait avec l'aide d'artistes locaux son amour pour Dieu, sa passion pour le monde et comment elle fortifie sa fidélité à l'église grâce au patrimoine. Cette création serait un signe que la communauté fait confiance aux artistes pour exprimer aux hommes d'aujourd'hui ce qui l'anime profondément.
En ce début du XXIe siècle, les cultures évoluent et s'entrechoquent. Comme au temps de Jésus, le monde est en crise. Mais à travers son attitude culturelle et religieuse, Jésus a fait des choix originaux qui dévoilent un nouveau visage de Dieu et de l'homme. Aujourd'hui, les chrétiens, à la suite de Jean-Paul II et de Benoît XVI, accordent une grande importance à la culture contemporaine mais la redoutent, quitte pour certains à la condamner. Les cultures contemporaines, demeures de Dieu invite à réfléchir sur cette dimension dans l'humanisation du monde et dans l'acte de foi. Il invite à nous inspirer avec courage des choix qu'a faits Jésus, sans craindre d'innover, de créer. Une autre manière de dire: "N'ayez pas peur!" Avec une préface de Mgr Joseph Doré, archevêque émérite de Strasbourg. Biographie de l'auteur Robert Pousseur, responsable national de Arts-Cultures-Foi au service des évêques de France durant douze ans, est directeur de rédaction d'Esprit et Vie. Jean de Montalembert est aumônier de la communauté catholique francophone d'Argentine, aumônier du lycée Jean-Mermoz de Buenos Aires. Jacques Teissier, prêtre, est responsable de Arts-Cultures-Foi du diocèse de Nîmes.
La correspondance entre Pierre Boulez et Henri Pousseur s'étend sur plus de cinquante ans. Elle témoigne d'une relation amicale très chaleureuse : Pousseur soumet ses oeuvres au jugement de son aine, celui-ci les programme au Domaine musical et dirige certaines d'entre elles. Si, dès 1951, Boulez et Pousseur sympathisent autour de l'héritage wébernien, les échanges se focalisant sur les questions posées parle langage sériel et le renouvellement du matériau, notamment dans le domaine électro-acoustique, la question de la forme ouverte et du pluralisme stylistique va les diviser. Alors que Boulez approfondit sa démarche et se détache du cercle de Darmstadt, Pousseur cherche à intégrer des éléments historiques à son langage, s'inspirant du Stravinsky néoclassique. Ainsi naît une divergence qui va conduire à un éloignement progressif, avant que la relation se renoue dans les années quatre-vingt, jusqu'à la mort de Pousseur en 2009. Cette correspondance est enrichie par des textes de Pousseur, qui éclairent les échanges, par un texte de Boulez et un entretien entre les deux musiciens. L'ensemble est inédit. Présentation et notes par Pascal Decroupet.
Roland Barthes demandait ce qui pouvait bien se trouver au centre de ce cercle qu'est Dichterliebe, le plus fameux des cycles de Lieder schumanniens qu'il considrait comme une suite pure d'interruptions . On dcouvre ici l'extraordinaire rseau de relations de toutes sortes qui relient entre eux ces joyaux musicaux, en premier lieu la forte charpente organisant leur priple. On dcouvre surtout qu'il ne s'agit pas seulement d'un prodige de la forme, mais que celle-ci (comme toute structure musicale russie) exprime un mouvement de l'me d'une exceptionnelle intensit. Parti de la douloureuse exprience du jeune Heine, dont il concentre cependant les chos potiques avec un art consomm, c'est, semble-t-il, toute sa propre vie, passe et future, que Schumann met en scne, en un processus initiatique et thrapeutique qui fait penser l'alchimie sous ses aspects spirituels. Ainsi parvient-il, anticipativement, transcender de mortelles souffrances et nous offrir le plus prcieux des talismans.
Dans sa lutte pour la survie dans les camps des Khmers rouges au Cambodge, Claire Ly, née boudhiste, entame une conversation avec le "Dieu des Occidentaux" auquel elle demande des comptes. Un apprivoisement qui la conduira vers la voie étonnante de la conversion. Avril 1975, les Khmers rouges deviennent les maîtres du Cambodge. Une femme, sa mère et ses deux enfants prennent la route pour la Thaïlande. Leur fuite est bientôt stoppée par les soldats de Pol Pot. Commence alors un long calvaire : camp de travail à la campagne, exécutions sommaires, endoctrinement des enfants, malnutrition, chasse aux bourgeois et aux intellectuels. Dans un récit bouleversant et rare, Claire Ly raconte sa lutte obstinée pour la survie. Que peut faire une jeune femme contre la folie génocidaire de soldats et de militants qui ont sciemment décidé d'éliminer les ennemis du peuple ? Les principes de l'éducation cambodgienne fondés sur une certaine conception du bouddhisme enseignent l'impassibilité, "la voie du milieu" , le détachement à l'égard des souffrances endurées. Pourtant, pour survivre Claire Ly ne peut plus taire sa haine et sa révolte. Bousculant ces valeurs ancestrales, elle choisit de demander des comptes au Dieu des Occidentaux. Pourquoi a-t-il permis ces horreurs ? Peu à peu, ce Dieu étranger devient un compagnon qui le conduira vers une voie étonnante. A travers cette nouvelle édition, Claire Ly amène le regard du public sur sa blessure, pour donner le courage à autrui de regarder ses propres traumatismes. Elle nous démontre que l'épanouissement personnel de chacun ne s'accomplit que lorsque nous faisons face à nos blessures et interrogations tel un lotus émergeant de la boue.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.