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Eve réincarnée
Pourroy Colette ; Conésa Héloïse
ANDRE FRERE
26,00 €
Épuisé
EAN :9791092265675
Eve, première femme, première née, soeur aînée, soeur aimée… Il y a dans cette série photographique de Colette Pourroy quelque chose de l'ordre de la déclaration d'amour sororal, exprimée avec la volonté de revisiter un territoire de l'intime et l'urgence de conjurer la fuite des souvenirs fussent-ils dévastateurs. Ces images semblent hantées par le train de la mémoire qui inexorablement poursuit sa course de l'enfance à l'âge adulte. Latentes mais résistantes, elles nous racontent une histoire jusqu'alors restée au seuil de la parole et qui trouve dans la transposition photographique un palliatif à la douleur de l'énonciation. Le flou vaporeux, le contraste entre le blanc laiteux et le noir profond qui les caractérisent confèrent à la séquence qu'elles composent un aspect hallucinatoire. A la netteté photographique, la photographe préfère en effet une représentation délibérément troublée par une vitesse d'exposition sous-estimée, une focale imprécise et une lumière radicalement violente et écrasante comme pour donner à voir le non-dit. Pourtant, ce n'est pas de ces rapports à l'indicible que vient le malaise se dégageant de la lecture des images mais bien plutôt de l'ambiguïté qui s'y loge. Ainsi, nombreux sont les signes de la duplicité : la main est celle qui se tend et celle qui contraint, la fenêtre peut être ouverte pour respirer l'air frais dans une pièce devenue étouffante mais aussi devenir l'instrument d'un suicide, le drap être celui sous lequel on se cache avec l'innocence des jeux de l'enfance ou avec la sensualité des premiers émois amoureux mais aussi celui qui recouvre un corps à la morgue. Dans cette narration visuelle se tissent une infinité d'histoires scandées par un certain nombre de leitmotive : l'ouverture, l'emprisonnement, le double, la dissimulation, la ligne de partage d'où émerge un " visage lunaire ", une féminité fragile. La traversée symbolique des trois âges de la vie que condense ici la littérarité des images semble donner une place prépondérante à l'adolescence, à ce moment incertain de l'existence où tout peut basculer. La présence de la photographe, de la soeur, du double retrouvé après la solitude et le huis clos n'est pourtant pas salvatrice. Il n'y a pas de reconstruction grâce au regard de l'autre, fût-il photographique et empathique : une vitre, un voile persistent entre les âmes et les séparent. L'issue fatale que l'on pressentait demeure le point d'orgue de la composition. La morte-vivante dont on suivait les pas hagards s'est bel et bien brûlé les ailes dans l'obscurité et il faut en accepter la perte.
Pourroy Colette ; Ribery Fabien ; Salaün Maurice ;
Un bébé sur un quai de gare que serre sa maman sur son coeur, un père qui repart à la guerre en 1916, après une courte permission donnée pour la naissance de son enfant, puis une explosion, le désastre, la mort. Cet homme nié est le grand-père de Colette Pourroy, dont le fils sidéré, privé de mots, devint mutique. Rien n'aura été transmis que le silence, qui réunit dans la séparation, et la douleur qui mènera à soixante-treize ans une veuve vers le suicide par noyade, la bouche remplie de l'eau létale de l'histoire du crime de son siècle. L'appareil photographique de la petite-fille ne cessant, livre après livre, d'interroger sa généalogie familiale, est une fabrique de fantômes, une chambre d'écho pour une parole absente. Un cahier est ouvert sur un fauteuil au tissu élimé, l'écriture est encore lisible, mais les noms sont recouverts de suie. Dans son dialogue intérieur avec l'indicible, Colette Pourroy interroge le néant.
Voici enfin le livre officiel sur la célèbre trilogie Batman de Christopher Nolan. Dans les coulisses de la trilogie The Dark Knight dévoile les dessous de ces trois films hors du commun. Basé sur une série d'interviews avec Nolan, mais aussi avec l'équipe des films et les coscénaristes David S. Goyer et Jonathan Nolan, ou encore le cameraman Wally Pfister, cet ouvrage propose des centaines de photos et de documents. Un indispensable pour tous les fans de Batman, de culture pop et de cinéma !
Wack Patrick ; Castets Rémi ; Gladney Dru.c ; Pedr
Dust de Patrick Wack est un travail documentaire sur la région autonome ouïghour de Chine, le Xinjiang - ou "Nouvelle Frontière" en mandarin. C'est pour partir à la rencontre de cette nouvelle frontière chinoise et de ses paysages spectraux que Patrick Wack y entreprit son premier voyage en 2016, animé par le désir de documenter une Chine des confins, une terre d'Islam emprunte de dialectes turcs, désormais pivot essentiel du développement vers l'ouest voulu par Pékin. En 2019, le photographe y fit son dernier voyage sous haute surveillance, dans l'espoir de ramener quelques images du crépuscule qui s'était abattu sur la région. Le Xinjiang avait connu un tournant et ce projet de livre tente d'en être le récit. Cette région désertique du far-west chinois, patrie en péril des ouïghours, est depuis quelques années sous les feux de l'actualité internationale du fait de son statut de première marche de cette nouvelle route de la soie du président Xi Jinping
Ce n'est pas un entretien ; à bâtons rompus, c'est un échange, une longue discussion sur la photographie, sur la vie, les valeurs, les influences, celles de Christer Strömholm, de Daydo Moriyama... L'essentiel dans le cas d'Anders Petersen est de restituer sa parole, avec ses hésitations, ses magnifiques doutes, ses convictions, son authenticité, sa détermination. Il se met généreusement à nu, sans esquive, butte sur un mot, éclate de rire, avale une gorgée de bière, puis affirme : "je suis chaotique. Mais c'est sans doute ce qu'il faut". L'ancien élève et ami de Christer Stromhölm reste comme toujours attaché à l'humain, à son énigme, à sa solitude et à la profondeur des sentiments complexes qu'il a su mettre en évidence aussi bien à l'hôpital psychiatrique qu'en prison. Pour aboutir à cette profonde "vérité", il vit avec ceux qu'il photographie. Il résume parfaitement le dilemme qui est le sien : "Je sais que pour faire de bonnes photographies, pour être à la distance juste, il faut que j'aie un pied dedans et un pied dehors. Mon problème, c'est que je finis toujours par avoir les deux pieds dedans !" Cela date du tout début, quand, en 1967, il s'installe pour trois ans dans un bistrot du port de Hambourg, le café Lehmnitz, hanté par les marins en goguette, les prostituées, les paumés et les alcooliques du quartier. Là, on boit, on danse, on s'aime, on pleure, on chante. Anders vit là, prend des photos au vol et dresse un portrait bouleversant d'une humanité en dérive qu'il aime profondément. Et il révèle, dans des situations de marginalisation, une intensité et une vérité rares des sentiments. Poète d'un monde souvent noir, raisonnable à sa manière parce qu'excessif, Anders Petersen est en constante prise de risque.
Depardon Mathias ; Perrier Guillaume ; Bozarslan H
TRANSANATOLIA est une pérégrination aux confins de l'Anatolie. Pendant 5 ans, Mathias Depardon photographie la nouvelle Turquie, jusqu'aux confins du Caucase. Des zones urbaines récemment installées dans l'ouest d'Istanbul, au Kurdistan turc où couve la révolution civile et sévit une véritable guerre de l'eau : il questionne la notion de périphéries et de frontières. Ces lieux reculés aident à comprendre les grandes mutations qui agitent la région. A travers des portraits, des paysages, Mathias Depardon sonde un pays tiraillé entre modernisation à tout crin et réminiscence ottomanes. Dans ce livre le photographe tente d'imager les frontières du cur évoqué par le Président turc. Pour sonder "l'âme turque" et percevoir toute la complexité de sa construction identitaire, il faut se projeter à ses frontières et même au-delà. En Azerbaïdjan ou en Crimée, la Turquie reste la "mère patrie" . Elle rayonne, diffuse son "soft power" des Balkans à l'Asie, de la mer Noire à la mer Rouge.
Agata Antoine d' ; Le Dantec Bruno ; Garido Rafael
Membre de l?agence Magnum Photos, Antoine d?Agata a suivi des migrants au Maroc, en Tunisie, en Libye, en Grèce, en Bulgarie, en Ukraine, en Slovaquie et en Hongrie, en redonnant à chacun de leurs parcours, la dimension d?une Odyssée personnelle. Par la photographie et la vidéo, l?artiste propose d?accéder à la réalité de ces itinéraires, de partager le quotidien de ces anonymes, fait de routes, de foyers, de centres de rétention, de zones portuaires?