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Le Commerce du Nord. Les échanges commerciaux entre la France et l'Europe septentrionale au XVIIIe s
Pourchasse Pierrick ; Le Bouëdec Gérard
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753500976
Les échanges maritimes entre les pays du " Nord " et l'Europe occidentale ont joué un rôle de premier plan dans l'ensemble du commerce européen depuis l'an mil jusqu'à l'époque contemporaine. Très tôt, le Nord s'est spécialisé dans l'exportation de produits fournis par le travail de la terre et l'exploitation de la forêt à destination des principales puissances européennes. La France s'y approvisionne abondamment : ses chantiers navals ont besoin de bois, de chanvre et de goudron de la Baltique, sa viticulture de bois de tonnellerie de Poméranie, sa pêche de rogue de Norvège, son industrie toilière de graines de lin de Courlande, sa sidérurgie de barres de fer suédois... Lors des crises frumentaires, la ressource polonaise est indispensable pour satisfaire les besoins de sa population. La France constitue une exception en Europe de l'Ouest en exportant plus qu'elle ne reçoit du Nord. Le caractère positif de sa balance commerciale provient des exportations traditionnelles du royaume, sels et vins, et surtout des nouvelles marchandises coloniales. Elle possède ainsi un grand avantage pour organiser un trafic profitable alors que ses concurrents sont généralement obligés d'aller sur lest en Baltique. Or, alors que ces échanges sont en expansion, le pavillon français est absent des mers nordiques et la plupart des transactions passent par l'incontournable intermédiaire hollandais ou par les réseaux négociants étrangers. Les explications sur l'absence des Français dans le Nord sont restées ce qu'elles étaient au XVIIIe siècle. Ce travail essaie d'apporter quelques réponses nouvelles.
Dans l'historiographie traditionnelle des années 1680-1780, la communication est nécessairement européenne, transfrontalière, car la République des Lettres comme l'Europe des Lumières vont de soi. Quant au "Parfait négociant", il serait par essence cosmopolite. En réaction, l'étude des circulations interroge la matérialité des échanges et des "processus de communication". Elle prête une attention toute particulière aux infrastructures (routes, réseaux postaux, vecteurs d'information et de communication), à l'environnement des échanges (relations internationales), à l'espace et aux territoires (cartographie, maillages et réseaux), indissociables de l'étude des acteurs, des objets mobilisés et des institutions concernées. Aux circulations démographiques, commerciales, manufacturières, aux mobilités des négociants, des migrants, des diasporas, s'associent des circulations internationales artistiques, culturelles, diplomatiques, philosophiques, politiques, religieuses, savantes, techniques, qui mobilisent l'espace européen à des degrés et rayons variables. C'est dans cette perspective que le collectif de trente-sept spécialistes français et étrangers réuni par Pierre-Yves Beaurepaire et Pierrick Pourchasse a travaillé, avec le souci de faire le point sur les dernières recherches en cours et d'articuler des domaines d'investigation qui souvent s'ignorent.
Résumé : C'est marqué "Entrez". Personne n'entre. Quelques mètres plus loin, c'est marqué "Entrez", aussi. Personne n'entre, non plus. Et ainsi de suite, de loin en loin, sans que personne n'entre, jamais. Un homme en costume rouge s'extrait de la foule. Est-ce la couleur le moiré du costume dans la foule chitineuse, la nécessité le chaos du moment, la perception l'inanité de son mouvement divergent, la théâtralité d'un lustre imaginaire suspendu au-dessus... difficile, rétrospectivement, d'identifier ce qui a amené le regard sur lui juste avant qu'il n'agisse. L'homme se démène. De seuil en seuil, il troque les panneaux "Entrez" pour des "N'entrez pas". Et déjà les rues murmurent d'une inévitable révolution. Tout le monde entre et il n'y a plus personne dans les rues. Cela s'entend, cela s'étend au travers des volets. Et l'on construit plus hauts les murs.
Mathan Anne de ; Pourchasse Pierrick ; Jarnoux Phi
L'ambition de cet ouvrage consiste à inviter au dialogue des spécialités - histoire militaire, histoire économique quelle soit interconnectée ou non, et histoire "classique" de la Révolution française - peu accoutumées à croiser leurs problématiques dans un champ disciplinaire souvent cloisonné. Dans une perspective dialectique, il s'agit de faire fructifier ensemble les évolutions en cours dans ces domaines respectifs afin de proposer une synthèse historiographique présentant les chantiers en cours sur la spécificité des zones portuaires métropolitaines et coloniales et des espaces maritimes mondiaux pendant la Révolution française jusqu'à la paix d'Amiens (1789-1802), tant du point de vue des enjeux économiques, politiques et militaires que des réalités observées sur le terrain. Louvrage réunissant les contributions de vingt chercheurs français et étrangers s'organise en six parties, scrutant d'abord les conditions financières et pratiques du développement des armées au long cours. Il envisage les aspects politiques, économiques et scientifiques de la révolution maritime, puis focalise l'attention sur les secteurs spécifiques de la Méditerranée - un enjeu central de la diplomatie et des guerres révolutionnaires - et des façades atlantiques confrontées aux forces britanniques. Il analyse les profonds changements intervenus dans les échanges américains et les mondes coloniaux, et se clôt par un resserrement de la focale sur l'échelle individuelle. Ce livre dresse un bilan très actuel sur l'état des recherches dans des champs disciplinaires en profond renouvellement.
Il sursaute et saute sort de l'eau l'eau ruisselle sur son corps rondelet entre ses cuisses goutte à goutte le savon melliflu le déshabille de ses bulles mais pas toutes les bulles... il reste... mon Dieu ! Là... Non ? ! Ce ne sont pas des bulles... ce sont... un... et même... deux testicules ! " Si l'on en croit certains, les anges n'existent pas ; il n'en demeure pas moins que les angélismes existent. Alors faisons comme si. Voici donc l'histoire d'Eve et l'ange, qui se rencontrent et trouvent rapidement des sujets de conversation. Par ce texte teinté d'érotisme, de poésie et de légèreté, la plume virtuose de Thomas Pourchayre ouvre le bal des nouvelles publiées chez Abstractions.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.