Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les Circulations internationales en Europe. Années 1680-années 1780
Beaurepaire Pierre-Yves ; Pourchasse Pierrick
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753512160
Dans l'historiographie traditionnelle des années 1680-1780, la communication est nécessairement européenne, transfrontalière, car la République des Lettres comme l'Europe des Lumières vont de soi. Quant au "Parfait négociant", il serait par essence cosmopolite. En réaction, l'étude des circulations interroge la matérialité des échanges et des "processus de communication". Elle prête une attention toute particulière aux infrastructures (routes, réseaux postaux, vecteurs d'information et de communication), à l'environnement des échanges (relations internationales), à l'espace et aux territoires (cartographie, maillages et réseaux), indissociables de l'étude des acteurs, des objets mobilisés et des institutions concernées. Aux circulations démographiques, commerciales, manufacturières, aux mobilités des négociants, des migrants, des diasporas, s'associent des circulations internationales artistiques, culturelles, diplomatiques, philosophiques, politiques, religieuses, savantes, techniques, qui mobilisent l'espace européen à des degrés et rayons variables. C'est dans cette perspective que le collectif de trente-sept spécialistes français et étrangers réuni par Pierre-Yves Beaurepaire et Pierrick Pourchasse a travaillé, avec le souci de faire le point sur les dernières recherches en cours et d'articuler des domaines d'investigation qui souvent s'ignorent.
A l'heure où l'on commémore avec faste les 275 ans de la Franc-maçonnerie en France, ce livre est né d'un constat inquiétant et d'un espoir. Longtemps pionnière dans l'observation des formes de, sociabilité, l'histoire de la Franc-maçonnerie peine aujourd'hui à trouver un second souffle. Elle est même menacée de marginalisation universitaire et scientifique. Paradoxalement, la situation n'a sans doute jamais été aussi propice à une relance de la recherche : l'ouverture des fonds maçonniques des " Archives du KGB ", la multiplication des initiatives en Europe et l'intérêt affiché des obédiences maçonniques pour leur patrimoine et leur histoire sont autant d'opportunités à saisir sans délai. A partir d'un état des lieux critique de la recherche, l'espace des francs-maçons explore dossiers en mains les chantiers les plus prometteurs, de.Paris à Saint-Pétersbourg, en passant par Berlin et Dresde. Il prend ainsi résolument le parti d'une histoire européenne de la sociabilité maçonnique, la seule possible pour appréhender un phénomène qui en quelques décennies s'étend de l'Atlantique à l'Oural. Une histoire ouverte aux acquis les plus récents de la recherche en histoire sociale des pratiques culturelles, et réceptive tant aux nouveaux outils que l'électronique offre à l'historien qu'aux enjeux de l'appropriation et de la représentation de l'espace.
Il y a tout juste 250 ans, l'Endeavour, avec James Cook à son bord, se lançait dans l'exploration du Pacifique. Moins d'une décennie plus tard, débutaient les expéditions polaires. De ces voyages, qui allaient du Grand Océan aux sources du Nil, aventuriers, naturalistes et marins ne rapportèrent ni or ni pierres précieuses. Leurs trésors, bientôt exposés dans les collections privées ou les premiers musées publics, étaient d'un genre nouveau? : vêtements, objets du quotidien, planches en couleurs révélant l'extraordinaire richesse d'une faune et d'une flore jusque-là inconnues, récits de premiers contacts avec des populations "?autochtones?". Ces explorateurs ramenèrent aussi à la vie les civilisations les plus anciennes, collectionnant les antiquités et s'attachant à déchiffrer des langues perdues.
Les Lumières sont d'actualité. Convoquées en ces temps de débats sur les vertus ou les dangers du multiculturalisme, célébrées pour leur discours sur le politique, la laïcité ou le lien social, elles sont considérées comme la source de l'Europe d'aujourd'hui. Ironie du calendrier, la commémoration des cinquante ans du traité de Rome (1957) se déroule alors que la construction européenne marque le pas. Dans ce contexte passionné, ce livre propose au lecteur de prendre du champ en revisitant le mythe - flatteur pour l'ego national - de l'Europe française au siècle des Lumières. Guerre et paix, hégémonie culturelle et affirmation des cultures nationales, cosmopolitisme et nationalisme, réseaux transnationaux et mobilité des élites européennes: l'Europe du XVIIIe siècle interroge notre présent. Ses acteurs sont diplomates, mais aussi aristocrates, étudiants sur le "Grand Tour', artistes, intellectuels, négociants, exilés politiques et religieux. Société des princes, monde des salons, République des lettres et des sciences, franc-maçonnerie, tous tissent à travers l'Europe une toile où s'affrontent les hommes et les idées. Le rapprochement franco-anglais qui inaugure le printemps du siècle est l'objet de tous les espoirs car de lui dépend le fragile équilibre des puissances. La France de Louis XV et de Voltaire, comme aujourd'hui les États-Unis, est à la fois enviée et crainte. Les Européens l'admirent et s'en inspirent, tout en cherchant à s'en démarquer pour exister par eux-mêmes dans une Europe où émerge le sentiment national, annonciateur des temps contemporains. Biographie de l'auteur Pierre Yves Beaurepaire est professeur d'histoire moderne à l'université de Nice Sophia-Antipolis et directeur du Centre de la Méditerranée moderne et contemporaine. Ses recherches portent sur l'histoire de l'Europe des Lumières, de la franc-maçonnerie et de la sociabilité au XVIIIe siècle."
Biographie de l'auteur Pierre-Yves Beaurepaire, professeur d'histoire moderne à l'université de Nice Sophia-Antipolis. Membre de l'Institut Universitaire de France.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.