Gwadloup Matinik menm biten menm bagay ! Quel Guadeloupéen ou Martiniquais n'a pas prononcé cette phrase qui traduit combien Guadeloupe et Martinique sont à la fois proches et distantes. Il existe de par le monde un peu plus d'une centaine de langues de contact dites langues créoles. Ces créoles appartiennent à deux grandes familles à base lexicale française : les Créoles de l'Océan Indien parlés à l'Ile Maurice, à Rodrigue, aux Seychelles, à la Réunion, et ceux de la zone américano caraïbe qui se parlent de la Louisiane à la Guyane en passant partout l'arc antillais. Parmi tous ces créoles caribéens inter-compréhensibles, le créole de Guadeloupe et celui de Martinique sont deux créoles très proches mais comportant cependant des particularismes bien précis. Par exemple, quand un créolophone de Guadeloupe pour maison dit kaz, celui de Martinique dira kay, si bien que, chez-moi, deviendra pour l'un akaz an-mwen pour l'autre lakay-mwen. Ce sont toutes ces variantes lexicales et syntaxiques entre ces deux créoles, appartenant pourtant à une même langue et une même culture, qu'Hector Poullet pour la Guadeloupe et Jude Duranty pour la Martinique ont voulu inventorier dans cet ouvrage.
Résumé : De la poésie avant toute chose et pour cela fie-toi, à l'émotion que tu ressens quand tu la croises sur ton chemin. Oui, la poésie n'est pas forcément dans les mots, pas seulement dans la musique, ni uniquement dans les images ou autres métaphores, elle est partout autour de nous, dans le vol du colibri, dans le chant de l'oiseau, dans la rose de porcelaine, dans le regard que nous portons sur ce qui nous entoure. Les fruits par exemple, l'ananas, la pomme alligator, la pomme cannelle, sont toujours rayons de soleil qui nous parlent, nous disent que tous sommes frères et s?urs car tous poussières d'étoile. Ecoutons leur poésie, elle nous parle de nous. Il n'est plus alors question ni de vers, de rimes, ni d'assonances ou d'allitérations, il n'est même pas question de langue française ou créole, la poésie est langue universelle.
Résumé : Comme pour tous ceux qui vivent sur une île, dans un archipel ou simplement sur la côte, la mer est la source de notre imaginaire. Omniprésente, elle habite à la fois nos sens et nos rêves. Elle est bavarde, la Mer, elle nous parle, nous dit qu'elle est aussi la Mère de la vie, qu'il nous suffit de nous livrer à elle pour qu'elle nous révèle tous les mystères de l'univers, tous les secrets de l'existence, toutes les joies, les musiques du monde. Alors nous cédons à son appel, nous plongeons en elle et découvrons un monde merveilleux, des souvenirs poétiques nous reviennent en mémoire, "des poissons d'or cherchent noise au monstre rose épouvanté", une tortue marine à la carapace d'écailles imbriquées se vante d'être belle parmi les belles, tandis qu'une anémone de mer tel Narcisse se prélasse dans un jardin sous marin où des gorgones lascives servent d'éventail à des madrépores... La Mer est une porte ouverte sur notre espace de liberté.
L'histoire du Nouveau Monde, et donc des Antilles, fourmille de légendes et de héros mythiques, d'intrépides religieux devenus boucaniers, pirates ou corsaires, de courageux chefs amérindiens, Taïnos ou Caribes, de valeureux Nègres Marrons à la tête de révoltés libérant leurs frères captifs de l'enfer des plantations de canne à sucre et, cependant, les légendes les plus connues des Antillais sont celles qui parient de l'Ancien Monde, de l'Europe ou même de l'Asie. Ici quatre légendes inédites des Antilles, comme les quatre points cardinaux d'un archipel mythologique, l'Archipel des Caraibes, font revivre des héros inconnus du grand public. Entre la légende de "Sésé", sur l'île de la Dominique, la jeune femme qui aurait été à l'origine de la guerre entre Arawaks et Caraibes et celle de "l'Homme du Continent", sur l'île de Marie-Galante, quatre siècles se sont écoulés. Contrairement aux contes le plus souvent pure imagination, les légendes sont les pierres angulaires de la tradition orale, ce qui reste dans la mémoire des hommes d'une histoire non écrite, histoire qui se raconte de génération en génération. Pas de Peuple sans légende. Les légendes livrées ici sont sans doute la clé de voûte qui permet un accès sublimé à la Culture Antillaise.