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Volpi, Prince de la Venise moderne
Poulet Bernard ; KAUFFMANN Jean Paul
MICHEL DE MAULE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782876236653
Aventurier et marchand, homme d'affaires, financier, industriel, diplomate et ministre, homme politique et protecteur des arts, libéral et fasciste, Giuseppe Volpi est le Vénitien absolu. De la fin du XIXe siècle à la chute du fascisme, celui qu'on a surnommé "le dernier Doge" a fait revivre Venise en même temps qu'il bâtissait l'une des plus grandes fortunes d'Italie. Cela semble aujourd'hui incroyable, mais sous le fascisme, la Venise de Volpi a connu son époque la plus flamboyante depuis la chute de la Sérénissime. On y danse, on s'y amuse, on y boit, on s'y livre à des plaisirs interdits. La ville devient un port franc culturel sous le régime mussolinien, une ville où se précipite toute la "bella gente" internationale, la jet-set du monde entier. Volpi veut rendre sa grandeur à Venise. Il invente la Mostra du cinéma et crée de nombreux autres festivals en même temps qu'il lance la grande aventure du port industriel de Marghera. Le mariage de la tradition, des arts et de la modernité. Trop flamboyant, trop fasciste ? ou pas assez pour d'autres ? on l'oubliera après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il était devenu gênant pour ceux qui l'avaient courtisé, pour des Vénitiens qui avaient beaucoup à se faire pardonner. Ce livre raconte son aventure extraordinaire et fait revivre les derniers fastes de la plus belle ville du monde.
Contrôleur d'aérodrome dans une base d'école militaire, l'auteur a participé à l'initiation de nombreux élèves au pilotage d'un avion. Le décès de plusieurs moniteurs et amis l'a orienté vers un enseignement moins risqué. Dans le cadre de l'Education nationale, il a mis à profit son expérience passée pour rendre vivantes et attractives les mathématiques. A la rigidité du système scolaire qui ne s'adapte pas à la mouvance de la jeunesse, il oppose l'échange, l'écoute et l'interdisciplinarité.
Il n'existait pas encore d'ouvrage qui retrace l'histoire de l'enseignement privé sous contrat en France. Cinquante ans après la loi Debré, il est possible de dessiner la genèse et les métamorphoses d'une loi qui a réorganisé les rapports de l'État et des établissements privés. L'histoire de l'enseignement privé sous contrat, c'est aussi l'histoire des structures qui ont été modifiées, des personnels dont les statuts ont été transformés, des parents dont les exigences ont évolué, des élèves dont les besoins ont changé. C'est l'histoire d'une "institution", essentiellement catholique, bousculée par le Concile Vatican II, et qui s'interroge sur sa signification et son rapport à la foi, à la laïcité. C'est l'histoire des rapports tumultueux entre une institution et le service public d'enseignement: selon les périodes, elle s'en rapproche ou s'en éloigne, contribue à son essor ou le concurrence. C'est l'histoire, enfin, d'une institution qui apporte sa contribution au renouvellement des pratiques éducatives en puisant, parfois, dans des traditions centenaires. On l'aura compris, au-delà de l'histoire des débats politiques, l'histoire de l'enseignement privé est - révélatrice des évolutions de la société en matière éducative, religieuse et plus largement, culturelle.
Résumé : La crise sanitaire a achevé de dédiaboliser la démondialisation, soit l'idée d'un recul de l'interdépendance des économies, longtemps accaparée par la droite populiste. La nécessité de récupérer des formes de souveraineté politique sur la production et l'échange de biens met désormais tout le monde d'accord, ou presque. Si, derrière la rhétorique, la plupart des dirigeants envisagent des ajustements pragmatiques, soit le rapatriement des secteurs industriels jugés stratégiques, une défiance plus forte vis-à-vis du libre-échange s'est installée dans l'opinion occidentale. Elle est alimentée par les délocalisations, la paupérisation des classes populaires et la conversion au "local" d'une classe moyenne "ouverte sur le monde", mais tourmentée par la crise environnementale. Le rôle de champions du libre-échange a-t-il dès lors été récupéré par les pays émergents, que d'aucuns présentent comme les gagnants de la mondialisation ? En partie seulement, comme le montre la décision de l'Inde de tourner le dos à l'immense zone de libre-échange asiatique. Plus largement, l'intégration aux chaînes de valeur internationales coexiste avec la volonté de se recentrer sur les marchés intérieurs et de protéger des importations certains secteurs productifs. Dans le même temps, la prétention des Etats au monopole du contrôle sur les territoires, au nom du développement national, est contestée par des acteurs paysans et indigènes, qui défendent une conception plus populaire et locale de la souveraineté.
Passelecq Georges ; Suchecky Bernard ; Poulat Emil
En juin 1938, le pape Pie XI commande à trois jésuites le projet d'une encyclique destinée à dénoncer le racisme et l'antisémitisme. Le sort mystérieux de cette encyclique inaboutie en a lontemps fait un document mythique. Il est ici reproduit dans son intégralité et accompagné de documents inédits ainsi que de commentaires qui en éclairent le sens et la portée. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1995) En juin 1938, le pape Pie XI commande à trois jésuites, un américain, un allemand et un français, le projet d'une encyclique destinée à dénoncer le racisme et l'antisémitisme. Remis à Rome dès la fin septembre de la même année, ce document ne sera pourtant ni publié, ni utilisé. Très malade, Pie XI meurt en février 1939. Le cardinal Pacelli lui succède sous le nom de Pie XII, et le Vatican se tait, alors même que se prépare l'extermination des juifs d'Europe. Le sort mystérieux de cette encyclique inaboutie de Pie XI, Humani Generis Unitas (L'unité du genre humain) , en faisait un document mythique. Certains spécialistes doutaient même de son existence. Au terme d'une recherche longue et difficile, les auteurs ont retrouvé ce document exceptionnel. Il est ici reproduit dans son intégralité et accompagné de documents inédits et de commentaires qui en éclairent le sens et la portée. A travers les portraits des acteurs de cette stupéfiante intrigue politico-religieuse et leur correspondance avec les instances vaticanes qui - selon l'un de ses rédacteurs - vont " enterrer " le projet encyclique, on entrevoit toute la gamme des audaces, des prudences et des aveuglements de l'Eglise des années trente. En retraçant les circonstances du déroulement de cet épisode et en l'inscrivant dans le contexte tragique de l'époque, Passelecq et Sucheky "éclairent d'un jour nouveau la nature du rapport entre le Vatican, les régimes antisémites et les juifs. Ils montrent que, malgré l'initiative courageuse d'un homme affaibli, Pie XI, l'Eglise a manqué une occasion cruciale de témoigner face à l'humanité et de balayer des préjugés enracinés dans une longue histoire.
Nylén Erik ; Lamm Jan Peder ; Bernard-Folliot Deni
Énigmatiques, elles le sont, ces pierres, tout autant que ceux qui les conçurent. Parler d'elles, c'est d'abord essayer de percer le mystère qui les entoure. Leur legs peut-il être interprété ? L'histoire a cru bon de distinguer entre Ostrogots (Gots " glorieux ") et Visigoths (Gots "sages") et des sagas du type dit légendaire, comme Hevarar saga ok Heidreks Konungs, établissent, apparemment, que cette ethnie connut un temps de grande gloire, qu'elle eut des annales prestigieuses, qu'elle fut riche en héros, ce que confirment aussi certains poèmes lyriques de l'Edda. L'historien Jordanes, descendant de Gots, parle avec admiration des exploits de ses ancêtres dans sa Getic (en vérité De origine actisbuque Getarum, 551). Mais il reste une question essentielle, à laquelle il est difficile, dans l'état présent de nos connaissances, d'apporter une réponse. Gotland fut-elle la patrie des Gots ? et de quels Gots s'agit-il ? Quelles réalités historiques se cachent-elles derrière de tels témoins ? Les Gots sont cette peuplade scandinave (germanique) qui alla fonder à deux reprises un Empire au nord de la Mer Noire. Et il y a d'autres candidats à ce nom. Il exista une province mi-suédoise, mi-norvégienne - dans les acceptions que nous donnons aujourd'hui à ces termes - qui s'appelait Gautland ou Gautaland, qui porte encore aujourd'hui le nom suédois de Götaland (la racine göt de Göteborg en fait un exemple tout récent). Et puis, quels qu'ils aient été, nous savons aussi qu'ils eurent une langue à eux, le Gotique, transcrite de la Bible par le notoire Wulfila, évêque du IVe siècle de notre ère.
Il retrace l'éducation visuelle que Patrick Hourcade a reçu à travers ses études d'historien d'art ( avec André Chastel) d'une part, et ses travaux avec les photographes de Vogue en 1976 et 1990, qui a donc été à l'origine aussi de l'exposition de 14 photos qui vient d'être présenter à l'automne dernier à la chapelle saint Louis de la Salpêtrière, et dont un portfolio vient d'être offert à la Bibliothèque Nationale. Ce livre répond à la question : "Quel a été le parcours qui m'a conduit ici ?" à travers les 14 photos de l'exposition et une série de photos référence de ses maîtres : Cécil Beaton, Jacques-Henri Lartigue, Guy Bourdin, Sarah Moon, Helmut Newton, Karl Lagerfeld, Nan Goldin... L'être se définit à travers le temps, balancier incontournable de son existence, chronologie absolue de ses actes présents et de ses souvenirs. L'évolution, soeur jumelle du temps, est une tension qui vous libère de vous même. L'émotion est le signe le plus tangible de la vie. La sensation n'est que le réflexe sous jacent. L'être se construit et se détruit au travers de ses émotions aux potentiels infinis. Être là, instantané de l'émotion, la puissance du moment, l'intensité de l'émotion crée l'intensité de la vie. Alors on peut avancer. L'être receveur et donateur d'émotions.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".