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Le Père Peinard. Un journal "espatrouillant" (1889-1900)
Pouget Emile
NUITS ROUGES
18,10 €
Épuisé
EAN :9782913112278
La renommée de ce fameux périodique va au-delà des milieux anarchistes. Il la doit à son style très coloré, et fort violent, utilisant un argot parisien plein de verve, dont il constitue un précieux conservatoire. Il faut cependant distinguer entre le vrai langage populaire de ces années et les créations de son rédacteur quasi unique, Emile Pouget - un des fondateurs de la CGT. Sa (re)lecture, ici proposée en chronologie, illustre ainsi l'évolution de l'anarchisme français vers le syndicalisme, à travers des événements comme le boulangisme, le scandale de Panama, les attentats à la dynamite et l'affaire Dreyfus. Avec ses nombreux échos d'entreprises, Le Père Peinard constitue aussi un témoignage de première main sur la condition des ouvriers de l'époque, ainsi que sur leurs luttes contre les " capitalos " et les " vautours ", les " endormeurs " et les " ratichons ", les " sergots " et les " galonnards ", sans oublier les " bouffe-galette " du " Palais-Bourbeux ". Mais là aussi il faut faire la part des exagérations de Pouget quant à la combativité de la classe ouvrière et à l'ampleur de ses combats.
La CGT se dote, dès 1906, d'un texte majeur, la Charte d'Amiens qui affirme l'indépendance du syndicat vis-à-vis des partis politiques et gouvernements. Texte rédigé par deux anarcho-syndicalistes, Griffuelhes, secrétaire général de la CGT, et Pouget. Ce dernier en est le premier historien, dès 1908, avec le livre ici réédité. Il y affirme la structure fédérale du syndicat, avec responsables révocables. N'étant pas un parti, le syndicat est le combat de la minorité pour la majorité, avec son programme de revendications et un moyen privilégié : la grève générale. C'est dire l'actualité du livre, piqure de rappel en opposition au corporatisme et ses bureaucrates collaborant avec patronat et gouvernement. Ce texte est précédé du discours de Blondel pour les 100 ans de la CGT, en 1995, syndicaliste de la Charte d'Amiens, avec en pratique le mouvement social de novembre-décembre 1995.
Fuir Valréas et courir se réfugier à Paris, voilà le sort de Hanin après que son père a été exécuté pour un crime qu'il n'a pas commis. Mais la capitale du roi Saint Louis n'est-elle pas tout autant pleine de brimades et d'interdictions pour un juif comme lui? Malgré les dangers qui le menacent, Hanin est prêt à se battre pour vivre libre, pour s'instruire et aimer, loin des terribles brumes de Montfaucon!
Résumé : "Dès qu'un homme a eu la criminelle ingéniosité de tirer profit du travail de son semblable, de ce jour, l'exploité a, d'instinct, cherché à donner moins que n'exigeait son patron. Ce faisant, cet exploité a fait du sabotage, manifestant ainsi, sans le savoir, l'antagonisme irréductible qui dresse l'un contre l'autre, le capital et le travail". Emile Pouget (1860-1931), anarchiste et syndicaliste révolutionnaire, secrétaire adjoint de la Confédération générale du travail, livre un manuel subversif de résistance à l'exploitation capitaliste, fondé sur le principe : "A mauvaise paye, mauvais travail ! "
Résumé : Ceux qui connaissent la maison d'Alexandra David-Néel à Digne se souviennent en général de la gardienne des lieux, Marie-Madeleine Peyronnet, et de la faconde qu'elle met à les leur faire visiter. Celle qui fut dix ans durant la servante, la secrétaire, la confidente, et parfois le souffre-douleur, de l'exploratrice du Tibet méritait bien que l'on y consacrât une biographie. C'est à cette tâche louable que s'est attelée Joëlle Désiré-Marchand, auteure notamment des Itinéraires d'A. David-Néel, insistant particulièrement sur le rôle éminent qu'eut Marie-Madeleine, alors que rien ne l'y prédisposait, dans la préservation et la diffusion des oeuvres de sa "patronne". Née dans le Sersou algérien, la Rose des sables devint Lion des neiges, l'animal légendaire du Tibet.
L'ardeur mise par les robespierristes à faire tomber les têtes leur a longtemps valu dans la gauche française une réputation de révolutionnaires hardis, incorruptibles. Dans son style chaleureux, Daniel Guérin montre toutefois qu'ils ne furent pas moins acharnés que leurs rivaux girondins et dantonistes à écraser les mouvements du prolétariat naissant des villes, "les bras nus", et dont des hommes et des femmes comme Théophile Leclerc, Claire Lacombe, Jean Varlet et Jacques Roux ("les enragés") furent les représentants les plus désintéressés. Il souligne aussi que les victimes plébéiennes de la Terreur - qui ne prit pas fin avec la chute de Robespierre - furent sans doute aussi nombreuses que ses victimes bourgeoises et aristocratiques.
La commémoration de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises s'est plus focalisée sur la générosité des libérateurs que sur l'esclavage lui-même. Elle a surtout dissimulé deux choses : d'abord que cette forme d'exploitation survécut longtemps à sa prétendue abolition ; ensuite, que celle-ci fut un préalable nécessaire au colonialisme moderne, qui prit son essor dès les années 1850 et se prolongera jusque vers 1960. Le grand anticolonialiste Félicien Challaye, qui fit plusieurs voyages en Afrique noire, au Maghreb et en Indochine, dresse dans ce livre oublié, publié en 1935, un terrible tableau des crimes du colonialisme ordinaire, notamment du travail forcé qu'il jugeait " sous certains rapports, pire que l'esclavage ". En ces temps de repentance, on attend encore celle des ex-puissances coloniales pour ces crimes contre l'humanité qui, en un siècle, causèrent des dizaines de millions de morts. Ce volume contient divers documents, dont un discours de Félix Houphouët-Boigny, ainsi qu'un article d'Eric Deroo sur les tirailleurs africains.
Résumé : Cette publication rassemble en un seul volume l'ensemble des textes écrits par les deux rivaux de la Ire Internationale l'un contre l'autre. ? On découvrira que si certains éléments de leur longue polémique sont excessifs, versant dans des accusations calomnieuses pour Marx ou antijuives pour Bakounine, d'autres illustrent utilement les deux tendances fondamentales (libertaire et autoritaire) qui divisèrent longtemps, jusqu'à aujourd'hui, le mouvement ouvrier socialiste. On verra aussi que s'ils se combattirent implacablement, les deux hommes ne laissaient pas de nourrir une admiration réciproque, quoique à éclipses, l'un pour l'autre. Ce sera un beau et gros volume (avec des rabats) qu'il fera bon avoir dans sa bibliothèque, et même lire...