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Indie Pop. 1979-1997
Pottier Jean-Marie
MOT ET LE RESTE
21,00 €
Épuisé
EAN :9782360541799
Sorti en 2002, le film de Michael Winterbottom 24 Hour Party People, reconstitution de l'histoire de Factory, montre Tony Wilson et Alan Erasmus expliquant, en 1979, à un patron de salle que leurs groupes jouent " de la musique indie ". Réponse du gérant perplexe : " Indienne ?" Dix ans plus tard, il n'aurait pas hésité, tant les Smiths en ont donné une définition comprise par tous : pour caricaturer, une pop mélodieuse, carillonnante, lettrée et intimiste, pratiquée par des garçons (et parfois des filles) vêtus d'anoraks et ressemblant à des bibliothécaires. Post-punk, twee, shoegazing, britpop... A la fin du XXe siècle, le Royaume-Uni foisonne de genres musicaux explorés par une multitude de groupes comme Primal Scream, My Bloody Valentine ou Oasis, qui trouvent dans les labels indépendants ? Rough Trade, Creation, Factory, 4AD ? la possibilité de s'exprimer plus librement que sur les majors. Inspirée de l'éthique do it yourself du punk, cette révolution se produit alors qu'en éclate une autre avec l'arrivée au pouvoir de MargaretThatcher. Indie Pop, 1979-1997 présente cent albums emblématiques de la richesse et de l'engagement du rock indépendant britannique, de Joy Division à Radiohead en passant par Blur, Aztec Camera, Echo &The Bunnymen ou PJ Harvey.
Les grands rivaux des Beatles ont marqué à tout jamais le monde de la musique avec des chansons célestes telles " Surfin' USA " et surtout " Good Vibrations ", composées par le génie perturbé qu'est Brian Wilson. C'est sous fond de soleil, plage, drogue, surf et drames que les Beach Boys ont sortis les albums mythiques " Pet Sounds " ou le maudit " Smile ". The Beach Boys, Sea surf and music est le premier livre illustré à sortir en France sur un des groupes les plus importants des 60 dernières années.
En 1966, le leader des Beach Boys, Brian Wilson, qui vient de révolutionner la pop avec le single "Good Vibrations", imagine Smile, une saga mêlant l'histoire de l'Amérique à l'évocation du cycle de la vie et des éléments. Sa quête échoue dans une frénésie de drogues, de rivalités et de rêves inaboutis, sur fond de magie noire et de mauvaises vibrations. Smile est mort mais va pourtant ressusciter pendant plus d'un demi-siècle, distillé ou repris sur d'autres albums, piraté et fantasmé, devenu une légende et une inspiration. Il fascine des générations de journalistes, devenant un des trésors cachés de la presse rock naissante. Il circule sous le manteau, en cassette comme en MP3, et des fans entreprennent de le parachever. Son créateur le réenregistre lui-même, en 2004, avant qu'un coffret de sessions ne finisse par sortir officiellement en 2011.
1935. Un sénateur promis à une grande carrière est assassiné. La fin d'un destin politique, le début d'une saga judiciaire. TRUE CRIME, FAITS DIVERS Il était le " Kingfish ", le gros poisson de la politique en Louisiane. Certains de ses partisans l'imaginaient déjà défier le président Roosevelt pour conquérir la Maison-Blanche en 1936. Le 8 septembre 1935, le sénateur Huey Long est tué par balles dans les couloirs du Capitole de l'Etat, à Baton Rouge. A l'époque, le suspect numéro un du meurtre est vite identifié : Carl Weiss, un médecin qui aurait cherché à se venger de l'éviction, par Long, de son beau-père d'un siège de juge. Ce jour-là, il aurait tiré sur le sénateur lors d'une échauffourée avant d'être abattu par ses gardes du corps. Ce qui n'empêche pas des théories alternatives de vite émerger, liées au possible destin politique national de Long ou à ses relations avec la mafia de la Nouvelle-Orléans, sur fond d'explosion du business des machines à sous. Et si Long avait en fait été abattu, plus ou moins accidentellement, par un de ses gardes du corps ? Et si la police locale avait ensuite enterré l'affaire ?
Thoreau Henry-David ; Granger Michael ; Mallet Nic
Nous devrions sans doute entreprendre jusqu'à la plus courte des marches dans un immortel esprit d'aventure, avec l'idée de ne revenir jamais, et préparés à ce qu'on renvoie nos coeurs embaumés, uniquement comme reliques, dans nos royaumes éplorés. Si vous êtes prêt à quitter père et mère, frère et soeur, femme, enfant et amis pour ne plus jamais les revoir, si vous avez effacé vos dettes, rédigé votre testament et réglé toutes vos affaires, si enfin vous êtes un homme libre, alors vous êtes prêt pour marcher.
Lorsqu'en 1994, Miossec est révélé par Les Inrocks et J.-D. Beauvallet avec sa chanson " Non, non, non, non (Je ne suis plus saoul) ", le trentenaire a déjà écumé les bars brestois pour s'essayer à la guitare, usé sa plume jusqu'au-delà les mers comme journaliste ou pour une respectable maison d'édition parisienne, sans compter quantité d'autres emplois comme autant d'expériences nouvelles. A l'écoute des premiers albums Baiser ou Boire, toute une génération est saisie par une langue neuve et crue qui bouscule la chanson française et se reconnaît dans l'universalisme d'un quotidien livré à découvert par les paroles. Avec ce même talent d'écriture, Miossec écrira pour d'autres : Juliette Gréco, Johnny Hallyday, Dani, Jane Birkin ou Alain Bashung. Le regard clair et l'expression riche du Brestois ou le titre de son onzième opus Les Rescapés en disent long sur le chemin parcouru par cette " bonne carcasse "
A partir de l'expérience au bord du lac Walden (1845-1847), Thoreau développe une conscience écologique, un modèle pour revivifier la civilisation. Il élabore une économie de vie centrée sur la pauvreté volontaire et l'étude de l'environnement. De retour à Concord, il rédige patiemment son oeuvre maîtresse, Walden, qui contient en germe ce qu'il développe dans les Essais et le Journal. Le récit de son expérience frappe l'imagination, le narrateur non conformiste donnant force à ses idées hétérodoxes : la critique de l'esprit commercial et du système industriel, la contestation d'une démocratie opprimante pour l'individu original et l'émancipation par la culture.
Etienne Daho investit les ondes au début des années quatre-vingt, dans le giron du mouvement rock rennais. Incontournable, il s'inscrit parfaitement dans son époque avec des titres comme "Week-end à Rome" ou "Sortir ce soir". Le succès propulse ainsi le jeune chanteur comme l'essentiel représentant d'une pop à la française naviguant entre chanson, new wave et synth pop - qu'il parviendra à réinventer au fil de ses treize albums. L'auteur s'attache à remonter le parcours de l'artiste en s'appuyant sur ses propres recherches, mais aussi sur les témoignages de ceux qui l'ont accompagné Brigitte Fontaine, Françoise Hardy, Serge Gainsbourg, Jacques Dutronc, Jeanne Moreau, Marquis de Sade, Jacno et Elli Medeiros, Dominique A , afin de brosser le riche portrait d'un artiste global, indifférent aux frontières entre les formes d'art.