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Religion et navigation. De l'Antiquité à nos jours
Poton Didier ; Prétou Pierre
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753550100
Si l'histoire religieuse des populations littorales a suscité de nombreux travaux, elle a souvent omis d'étudier les expressions de la foi des hommes embarqués en mer. Les périples nautiques ne sont pourtant pas une ellipse temporelle hors de l'histoire : les navigations hauturières durent longtemps et bien des missionnaires embarqués forgèrent leur foi dans l'épreuve des flots. Ajoutons que la charge des âmes à bord soulève quantité de préventions historiques, qu'il s'agisse de l'encadrement religieux, lorsque le commandement lui-même se fait ministre du culte ; ou qu'il s'agisse de la délivrance des sacrements, en particulier quand la mort emporte les marins, alors qu'il est impossible de maintenir les rituels de deuil tels qu'ils sont pratiqués à terre. In fine, c'est le statut même du voyage en religion qu'il convient de questionner : l'histoire des religions méditerranéennes ne file-t-elle pas ses principaux motifs et sa doctrine sur un imaginaire nautique ? Le navire lui-même, artefact sacré en Occident, mérite une étude approfondie des réalités spirituelles de la navigation. Cet ouvrage ouvre donc des pistes qui croisent les pratiques cultuelles en mer avec les cultures religieuses. Pour nous rappeler que la mer est aussi un désert, au sens spirituel du terme.
Des chercheurs des deux côtés de l'Atlantique revisitent l'histoire, et le mythe, du fondateur du Québec, et proposent une nouvelle lecture des Amériques. Parallèlement, ils replacent l'aventure française et Champlain dans le cadre de la présence des Européens dans le Nouveau Monde pendant la première moitié du XVIIe siècle, à l'aube de la formation des sociétés coloniales: mondes espagnol et lusitanien, anglo-saxon et néerlandais.
En affirmant la doctrine du sacerdoce universel, Luther, suivi par les autres réformateurs, dont Calvin, a bouleversé le pouvoir au sein de l'Eglise avec des effets majeurs dans toute la société chrétienne au XVIe siècle. Non seulement le protestantisme rejetait le magistère romain mais il refusait en même temps de remettre l'Eglise aux mains d'une cléricature qui aurait seule le pouvoir de décider. Il introduisait, potentiellement, la démocratie dans la communauté chrétienne. Le processus de confessionnalisation et de progressive institutionnalisation des églises protestantes a contraint les réformateurs à poser les termes d'un ministère particulier, celui de la parole. Mais, le pasteur exerce un ministère (c'est-à-dire un service) et non un magistère. La conception calvinienne du gouvernement de l'église conduit à confier l'encadrement des fidèles et la gestion matérielle de la communauté à un groupe d'hommes (surveillants ou anciens) qui compose le consistoire, ancêtre, en France, du conseil presbytéral. A ce ministère s'ajoute celui du diaconat et de charges comme celles de chantre et de lecteur. Cet ouvrage apporte de nouveaux éléments dans l'étude de l'action de ces milliers d'hommes qui ont assuré des fonctions dans les églises réformées du XVIe au XIXe siècle grâce à une lecture plus attentive doublée de nouvelles interrogations et problématiques posées sur les archives consistoriales et synodales. Beaucoup de contributions mettent en évidence les contestations, les débats, les résistances à l'action des pasteurs, anciens et diacres. La réaction répond à l'action. Cette réactivité est à la fois source de fragilité et germe de vitalité des églises réformées dans des contextes politiques et sociaux divers.
Elie Neau est né en Saintonge, en terre protestante. Comme beaucoup de ses "pays", il est embarqué comme mousse à 12 ans à La Rochelle, d?où une flotte nombreuse dessert les Caraïbes et le Canada. Avant même la Révocation de l?Edit de Nantes, et devant les persécutions qui s?étendent dans le pays protestant d?Aunis et de Saintonge, il s?établit à Boston, demande à la Couronne d?Angleterre sa naturalisation. Commandant de navire marchand, maintenant établi à New York, il est capturé par un corsaire français, ramené à Saint-Malo, et condamné aux galères à perpétuité pour avoir quitté le royaume sans autorisation, mais surtout pour être de la religion réformée. Elie Neau fait partie des 1 551 protestants condamnés aux galères. A pied, la chaine rejoint Marseille. Elie Neau est un protestant opiniâtre, et bien pire, fait du prosélytisme, ce qui lui vaut l?ire du ministre de la Marine et une incarcération dans des conditions terribles au château d?If. Libéré en 1698 grâce à l?intervention de l?ambassadeur d?Angleterre en faveur des huguenots naturalisés anglais, Elie Neau regagne New York. La dernière étape de la vie de Neau sera consacrée à la création d?une "école pour les Africains" : les esclaves noirs (et quelques Indiens) de New York, école du soir où les esclaves sont instruits et amenés à la religion, la première du continent.
Les territoires du Nord de la France n'ont pas la réputation d'être des terres de protestantisme. La France protestante renvoie surtout aux Cévennes, au Vivarais, au Sud-Ouest, à la région de La Rochelle et au Poitou. Et pourtant, les idées luthériennes commencèrent à s'implanter très tôt dans les Flandres, en Picardie et Artois. [... ] Trois suspects furent ainsi arrêtés à Lille dès 1521. Ils avaient été surpris en possession de livres "interdits" . La même année, c'est Jacques Pavannes, originaire de Thérouanne, qui était brûlé vif à Paris. On lui reprocha de diffuser les idées de Luther et de dénoncer le Purgatoire et l'invocation à la Vierge Marie. Ailleurs, en Picardie, les échevins de Montdidier demandèrent vers 1550 au roi l'autorisation d'ouvrir un temple dans leur ville et une partie de la noblesse picarde bascula dans la Réforme. Il faut enfin rappeler que c'est en Picardie, à Noyon, que naquit en 1509 Jean Calvin qui devint le chef de la Réforme protestante française. [... ] Ce n'est pas un mais trois protestantismes qui s'exprimèrent dans les territoires formant aujourd'hui le Nord de la France. Cette pluralité est ici abordée à travers la présentation de trois expériences : celle d'une petite communauté protestante souvent oubliée, l'Eglise réformée de Boulogne-sur-Mer, puis celle d'une Eglise clandestine qui tenta de survivre dans les Flandres, en Artois et en Cambrésis et, enfin, la très grosse communauté protestante du Calaisis et Pays reconquis. Ces trois Eglises surent établir des liens entre elles et se retrouvèrent au XIXe siècle, après la Révolution française.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.