Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Révolutions à Cuba de 1868 à nos jours. Emancipation, transformation, restauration
Posado Thomas ; Thomas Jean-Baptiste
SYLLEPSE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782849507766
Que reste-t-il de la révolution ? Ou, plutôt, que reste-t-il des révolutions ? Ancrée à quelques encablures seulement des côtes de l'Empire, Cuba charrie en effet avec elle une histoire riche en soulèvements, insurrections et transformations. L'épopée castriste et la révolution qui s'ensuit, aussi centrales soient-elles, ne sauraient occulter les processus sociaux et politiques antérieurs qui plongent leurs racines dans la lutte contre le colonialisme espagnol puis contre la mise sous tutelle de l'île par les Etats-Unis. En interrogeant le passé pour mieux éclairer le présent et les contradictions actuelles du système cubain confronté à un regain de tensions avec Washington depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, les auteurs proposent une brève histoire populaire de Cuba, analysant, au fil des chapitres, les épisodes les plus marquants qu'a connus la plus grande île de la Caraïbe de 1868 à nos jours.
Gaudichaud Franck ; Posado Thomas ; Friedman Max P
Le "virage à gauche" de l'Amérique latine a suscité un intérêt à la fois politique et académique. Aujourd'hui, le reflux - voire la fin - de ces gouvernements progressistes est réel. Cet ouvrage propose un bilan critique de ces expériences, essentiellement pour la période 1998-2018. Il réunit les contributions des meilleurs spécialistes de la région, articulées avec les enquêtes de terrain de jeunes chercheurs, afin de proposer une compréhension globale des deux dernières décennies en Amérique latine, au-delà des clichés dont elle est souvent victime.
La patience est la clé du succès ! Ce livre s'inspire de l'ouvrage de Daniel Goleman Emotional Intelligence (Intelligence émotionnelle) dans lequel l'auteur remet en question l'utilisation de tests d'intelligence standardisés pour prédire le succès d'une personne. L'expérience menée par Walter Michel de l'Université de Stanford durant les années 1960, appelée "étude de la guimauve" va également dans ce sens. Les enfants qui ont su résister à manger la guimauve ont mieux réussi leur vie d'adulte et ont un poste élevé dans la société qui les emploie. Un QI élevé n'a pas été un élément essentiel de leur réussite. On peut reproduire cette expérience avec un billet de 1 dollar. Soit on le dépense de suite, soit on attend et le dollar double de valeur chaque jour. Selon le psychiatre David Servan-Schreiber, "ce qui aide le plus les enfants à se développer dans ce sens, c'est d'être félicités et récompensés pour leurs efforts et leur persistance plutôt que pour leur " intelligence ". Et, à l'âge adulte, ce qui nous aide, c'est de savoir que ce n'est facile pour personne d'attendre le deuxième Chamallow, qu'il faut parfois savoir se cacher les yeux pour résister, mais que, à la longue, plus on devient observateur bienveillant de ses propres désirs, plus ils deviennent dociles et apprivoisés. "- Psychologies. com - septembre 2007 Le succès ne dépend donc pas des circonstances passées ou présentes, mais plutôt de notre disposition à faire ce qui est requis pour réussir, à l'instar du joueur de base-ball que son père oblige à devenir ambidextre et receveur pour réussir au poste de lanceur. Une bonne leçon à méditer. En utilisant une simple allégorie et des exemples tirés du quotidien, le présent livre, transformateur de vie, vous révèle comment les gestes que vous posez aujourd'hui peuvent vous rapporter beaucoup demain - si vous attendez avant de manger la guimauve !
Galeano Eduardo ; Posada José Guadalupe ; Ben Ytzh
Résumé : "Si Alice renaissait de nos jours, elle n'aurait nul besoin de traverser un miroir : il lui suffirait de se pencher à la fenêtre". Ce livre de Galeano décrit l'avènement du capitalisme radical et ses manifestations, au crépuscule du XXe siècle : dévastation de la planète, pullulement des haines sexiste et raciste, exacerbation des injustices et abrutissement généralisé. Construit comme un manuel scolaire à ne surtout pas suivre, il s'adresse avec une ironie douce-amère aux cancres de l'école de ce monde à l'envers, à ceux qui refusent de devenir les bons élèves d'un système qui promeut le crime, le mensonge, le mépris et l'amnésie. La réalité renversée se présente comme l'unique alternative et se nourrit de notre résignation. Or, comme le montre Galeano, il n'en tient qu'à nous de la faire chavirer à l'endroit. Essayiste, journaliste, chroniqueur, Eduardo Galeano est né en 1940 à Montevideo où il est mort en avril 2015. Il a été un témoin et un analyste clairvoyant de l'histoire de l'Amérique latine, comme le montre son livre le plus célèbre, Les veines ouvertes de l'Amérique latine, mais aussi et surtout son chef d'oeuvre, Mémoire du feu (Lux, 2013). Depuis 2010, Lux Editeur édite et réédite ses oeuvres complètes qui échappent à toute catégorie et dépassent les frontières entre les genres, comme elles traversent celles des pays qu'elles évoquent.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Résumé : Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.
La crise capitaliste mondiale qui a éclaté en 2007-2008 aux Etats-Unis et s'est propagée dans le monde entier, en particulier dans les économies occidentales développées, n'est pas seulement une crise des banques et du secteur financier. Pour l'auteur, c'est une profonde crise structurelle du capitalisme. En effet, selon lui, l'économie capitaliste est une organisation de rythmes économiques et toute crise capitaliste est une "arythmie" , c'est-à-dire une discordance de ces rythmes. Les trois circuits du capital industriel développés par Marx, le circuit du capital-argent, le circuit du capital productif et le circuit du capital-marchandise, renvoient respectivement aux rythmes de valorisation, d'accumulation et de réalisation de la valeur. La croissance capitaliste implique une compatibilité relative entre ces trois rythmes, tandis que les crises économiques sont dues à la divergence excessive de l'un de ces rythmes par rapport aux autres. Si la crise des années 1970 était due à un ralentissement du rythme de valorisation de la valeur (chute du taux de profit), la crise actuelle résulte d'une décélération du rythme de réalisation de la valeur. Bien que la cause de la crise ait été différente dans ces deux cas, le résultat en a été une "arythmie" systémique d'une telle ampleur qu'elle a presque immédiatement provoqué une grave récession et une diminution du taux de croissance du PIB pendant une période plus longue. Depuis les années 1980, le profit capitaliste augmente à un rythme supérieur à celui de l'investissement productif ou de l'accumulation. Une partie croissante du profit se transforme en capital-argent qui, par le crédit et les produits financiers dérivés, est dirigée vers la consommation. Ici, les schémas de reproduction du capital développés par Marx sont reformulés pour montrer l'importance croissante de la dette privée dans les processus de production, d'accumulation et de réalisation de la valeur. Ce sont ces schémas de reproduction néolibéraux qui sont entrés en crise en 2007-2008. Les politiques économiques ont empêché l'effondrement du système financier et sauvé l'euro, mais elles n'ont pas conduit à la sortie de la crise économique, ni de la régression sociale qu'elle a engendrée. Stavros Tombazos nous propose ici une analyse concentrée des ressorts de la crise du système capitaliste. L'ouvrage publié en anglais a été actualisé par l'auteur pour cette version en français, notamment dans sa partie statistique.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
En 2010, Lula quittait la présidence du Brésil avec 80% d'approbation et des indicateurs économiques au beau fixe. Moins d'une décennie plus tard, Dilma Rousseff qui lui a succédé est destituée par un coup d'Etat parlementaire et Lula est emprisonné à la suite d'un procès politique. Pire, l'élection présidentielle de 2018 a livré le pays à un militaire d'extrême droite. Que s'est-il donc passé? ? fabio luis barbosa dos santos tente d'y répondre en brossant le portrait des mandats du Parti des travailleurs à la tête du pays. Il montre la dérive d'un parti qui fut le centre de gravité des luttes sociales au début des années 1980 pour finir par devenir le "bras gauche" de l'ordre en vigueur au cours des années 2000. Essai sur l'histoire récente du Brésil, ce livre revient aussi sur l'arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro et scrute le chapitre brésilien du glissement mondial vers un néolibéralisme toujours plus violent, autoritaire et inégalitaire.