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POURQUOI LA TORTURE?
PORTELLI
VRIN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782711623259
De l'Antiquité aux tortures américaines en Irak, en passant par l'Inquisition, les supplices chinois, la guerre d'Algérie, les dictateurs sud américains, soviétiques, chinois... , la torture est une constante de l'humanité. Mais pourquoi ? Pourquoi cette constance ? Pourquoi même les " démocraties "? Pourquoi des hommes ordinaires ? La torture persiste malgré son interdiction mondiale, malgré les conventions internationales, malgré les inspections de l'ONU. Ne serait-elle pas nécessaire, en définitive ? Rien qu'un peu, évidemment ? A titre exceptionnel ? Juste pour les crimes les plus graves ? Juste pour le terrorisme ? Juste pour... Mais l'histoire de la torture n'est jamais qu'une longue liste d'exceptions, concédées, la main sur le coeur, pour le plus grand bien de l'humanité. Alors pourquoi ? Des facteurs politiques ? Idéologiques ? Individuels ? En définitive, la torture ne participe-t-elle pas à cette vaste et permanente entreprise de " démolition de l'homme " dont parle Primo Levi ? Une machine de guerre, minutieuse et perverse, tournée par l'homme contre son essence-même. Inutile d'argumenter. Le combat ne peut être qu'absolu, la condamnation catégorique. Et pour ce combat, sans concession, il faut connaître son adversaire, notre part sombre d'humanité.
Trente ans. En France, pour un régime politique, c'est presque un record : seule la IIIe République le bat. Trente ans, ce fut le temps nécessaire au régime né de la Constitution de 1958 pour survivre à son fondateur, résister aux épreuves politiques (décolonisation, alternances), aux secousses sociales (Mai 1968) et aux flux idéologiques (socialisme, libéralisme). Ce fut aussi le délai suffisant pour modeler les comportements des citoyens, des élites dirigeantes et des acteurs politiques : en trente ans, un nouveau consensus s'est établi, sur des règles de jeu internes comme sur la présence internationale de la France, qui conditionne les choix politiques. Hugues Portelli raconte ici en détail les trois décennies qui ont vu la France se muer d'empire colonial en nation industrielle européenne. Il y dresse le tableau exhaustif de la vie quotidienne de la Ve République et analyse tous les champs du politique. {La Politique en France sous la Ve République} est un ouvrage unique qui permet au lecteur d'embrasser cette longue période en même temps que d'en décortiquer les ressorts. Un monument destiné à l'"honnête homme" autant qu'au spécialiste.
Serge Portelli, spécialiste du droit des victimes, raconte ici le parcours chaotique de douze récidivistes. Affaires de vol, de viol et de violence, parfois de meurtre, maladie mentale et addictions de toutes sortes, errances et transgressions, arrestations et condamnations composent les destinées particulières de ces délinquants ou de ces grands "professionnels", dont les juges, bien souvent, ne savent rien. De Khaled, le petit voleur de portables, à Guy Georges, dont le parcours est évoqué jusqu'au premier crime, alors qu'il n'était encore "qu'un récidiviste", ce livre est une plongée dans la singularité humaine. Parce que l'ignorer, c'est juger à l'aveugle.
Le droit constitutionnel moderne intègre l'ensemble des règles juridiques qui régissent le fonctionnement des institutions mais aussi de la vie politique et des droits fondamentaux. Cet ouvrage traite dans une première partie des grandes démocraties contemporaines dans une perspective historique et comparée, et étudie dans une seconde partie les institutions de la Cinquième République, intégrant leur évolution sur un demi siècle. Il met particulièrement l'accent sur le rôle nouveau de la jurisprudence des juridictions constitutionnelles et sur l'encadrement juridique croissant de la vie politique. Selon le principe de la collection, les rubriques pédagogiques (résumé du cours, définitions, documents, bibliographie, sujets corrigés) permettent une application immédiate du cours. Ce livre est ainsi destiné aux étudiants des facultés de droit, des AES et des IEP et aux candidats aux concours administratifs.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.