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Ouvriers bretons. Conflits d'usines, conflits identitaires en Bretagne dans les années 1968
Porhel Vincent ; Sainclivier Jacqueline
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753505612
Le "MOMENT 68" se décline maintenant à tous les niveaux d'analyse, qu'ils soient chronologiques en étendant le mai 1968 étudiant et parisien à une large séquence historique marquée par la conflictualité ouvrière qui se prolonge jusqu'en 1981, spatiaux en étudiant l'événement dans la diversité des échelles: internationale, nationale et locale ou bien encore en abordant de nouveaux champs historiographiques comme les luttes des femmes ou les problématiques mémorielles. Cet ouvrage entend aborder, dans un cadre régional et local, les multiples manifestations de cette conflictualité sociale et politique qui marquent la période en prenant comme cadre d'étude une région a priori exclue de cette effervescence. Désindustrialisée, conservatrice, isolée, la Bretagne semble en effet échapper naturellement à un événement porteur d'aspirations modernistes. Pourtant il n'en est rien. En croisant des sources diverses et inédites, qu'elles soient écrites, orales ou audiovisuelles, l'auteur met en évidence, à travers de l'étude de cinq conflits sociaux de 1966 à 1981, une volonté des acteurs bretons des années 1968 d'agir sur leur environnement social et politique en phase avec les dynamiques nationales et internationales, bousculant ainsi le poids des héritages. De cette manière il aboutit à relier la conflictualité sociale à la progressive affirmation d'une identité régionale auprès des acteurs de la contestation fondée sur une revendication croissante d'autonomie née dés événements et de l'émergence de la crise économique, facteur de repli. Les années 1968 présentent donc de multiples visages et c'est tout l'intérêt de cette étude de remettre en lumière les stratégies des acteurs sociaux dans la complexité d'une lecture du local au sein d'une période marquante et toujours discutée de la France contemporaine.
Ce livre présente de manière inédite le " moment 68 " (non seulement les événements eux-mêmes mais aussi l'avant et l'après), selon l'expression de l'historienne Michèle Zancarini-Fournel qui en signe la conclusion. D'abord, il explore le terrain lyonnais, étendant ponctuellement ses travaux jusqu'à Grenoble ou Roanne, ce que la recherche a peu fait jusqu'à maintenant. Ensuite, il se place à hauteur d'acteurs : on suit tout autant les mouvements lycéens que la manière dont les professeurs les ont accompagnés ou la réaction des parents d'élèves à cette révolte pas toujours inattendue ; une partie de l'ouvrage est par ailleurs consacrée aux témoignages de participants à ce Mai 68 lyonnais, souvent jeunes enseignants à l'époque. Enfin, l'enseignement privé est pris en compte, à travers les difficiles réformes post-68 entamées par le scolasticat jésuite de Fourvière ou la laborieuse reconnaissance des diplômes de la faculté catholique. A cela s'ajoute une éclairante analyse du film L'Horloger de Saint-Paul de Bertrand Tavernier, magnifique illustration du fossé entre générations révélé par Mai 68.
Résumé : Lyon 68 raconte l'histoire de l'agglomération lyonnaise à travers les mouvements contestataires et alternatifs qui s'y sont développés entre 1958 et 1979. Dans la capitale des Gaules, et en lien avec la mobilisation nationale de 68 mais aussi notamment les luttes du Larzac et de LIP, on assiste durant ces deux décennies à l'émergence de nouvelles formes et de nouvelles thématiques de revendication : autogestion, luttes des femmes, écologie, libre expression de l'homosexualité, luttes des travailleurs immigrés, antimilitarisme... De nouvelles attentes politiques et sociales émergent, dont on trouve les premiers signes avant mai 68, contrairement à ce que l'éclatement brutal de la mobilisation étudiante et ouvrière des mois de mai-juin laisse supposer. Confrontée à un développement tous azimuts des formes de contestation, l'agglomération lyonnaise révèle alors ses failles. Ces années 68 vont brutalement mettre en évidence l'appartenance de Lyon à un ensemble national par son adhésion massive à la contestation née de mai-juin, à rebours des représentations d'une ville enfermée dans ses réseaux institutionnalisés et dominée par une élite industrielle et commerçante. C'est donc une dynamique sociale nouvelle qui s'impose alors à Lyon et dans le Rhône, à l'exemple de ce qui se passe en France, en Europe et dans le monde. Le récit général est ponctué de focus consacrés à un événement social ou une thématique revendicative sans oublier une chronologie des événements marquants de mai 68 survenus à Lyon et sa périphérie.
Résumé : Après avoir déclassé Pluton, avons-nous découvert une neuvième planète dans notre Système solaire ? Pourquoi Mars est-elle aussi petite ? Quel formidable bestiaire d'objets cosmiques se trouve au-delà de l'orbite de Neptune ? Où la vie extraterrestre pourrait-elle bien se cacher ? Le Soleil mourra-t-il dans d'atroces souffrances ou s'éteindra-t-il paisiblement ? Florence Porcel, community manager officielle de l'univers, fait le point sur le Système solaire, guidée par les scientifiques rencontrés au gré de son enquête. Grâce aux télescopes sur Terre et aux sondes spatiales Voyager, Cassini-Huygens, New Horizons et autres Rosetta, le portrait s'affine mais il reste encore de nombreuses énigmes à élucider. Enrichie de citations, d'anecdotes étonnantes et d'interviews de spécialistes, cette "folle histoire du Système solaire" nous emmène à la découverte de notre incroyable petit coin d'Univers.
A l'heure de la commémoration du Centenaire de l'entrée en guerre des états-Unis d'Amérique, à Tours, comment ne pas se rappeler de l'engagement de ces hommes d'au-delà de l'océan. Le territoire de la ville tout entier est empreint de leur présence depuis l'installation le 22 juin 1917 des premiers militaires de l'US Navy au camp d'aviation de Parçay-Meslay qui joua un rôle non négligeable dans la formation des pilotes, des observateurs et des photographes. Dès janvier 1918, le transfert des services administratifs et techniques, les Services of Supply, voulu par le général Pershing, fait de Tours la capitale de la logistique américaine et la ville prend alors une atmosphère particulière. Après deux ans de vie partagée, le départ des Sammies le 1er septembre 1919 laisse un grand vide et beaucoup de souvenirs que cet ouvrage retrace pour que ne soit pas oublié le sacrifice de ces soldats venus défendre la liberté et la démocratie sur notre sol.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.