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Gens de la Gravelle
Pontoire Michel
EX AEQUO
16,00 €
Épuisé
EAN :9782378739539
Ce recueil offre une succession de tableaux ayant pour cadre commun le bassin de la Gravelle. La Gravelle n'est rien de plus qu'un modeste ruisseau – discret trait d'union entre les hameaux d'une région d'habitat dispersé. Tour à tour protagonistes ou comparses, les personnages hauts en couleur de ce microcosme pastoral se croisent au travers d'intrigues insolites. On les sent soudés par les mêmes qualités humaines, pelotonnés autour de valeurs ancestrales. Cependant, les premiers tracteurs pétaradent, le remembrement menace, engrais et pesticides s'imposent, des stabulations s'implantent... Le machinisme agricole frappe aux consciences des " gens de la Gravelle ". De nébuleuses perspectives de gains germent comme une mauvaise ivraie. La sensibilité aux profits immédiats tend à se substituer au conformisme prudent et respectueux. La communauté paysanne jusque-là monolithique risque de se fissurer. Heureusement, les garants d'un conservatisme sacro-saint semblent vouloir, le temps de ce recueil, demeurer à l'écart du courant qui, pourtant, s'immisce inexorablement.
C'est l'histoire d'une ligne. Une ligne droite qui avance, continuellement, à l'infini. Un jour (par ennui peut-être), elle s'arrête. Autour d'elle, on s'agite. On s'interroge. Mais elle ne bouge toujours pas. Puis (par inertie sans doute), elle chute... La suite de ce récit ? Une fois en bas, la ligne cherche à remonter, sans y parvenir. Elle se reprend, recommence. Et à force de monter, de descendre, elle finit par s'amuser. Elle découvre des mouvements qu'elle n'aurait jamais cru possibles. Autour d'elle, on s'impatiente, on juge. Mais elle n'écoute pas. Elle joue. Elle s'invente mille et une formes, des trajectoires qui sont comme autant de traits de sa personnalité, comme autant d'émotions qu'elle traverse. Changeante par choix, elle continue de voguer à l'infini, embrassant les détours et les courbes de sa trajectoire. Après Dans ce monde-là, dont l'originalité lui a valu maints commentaires élogieux, Fabienne Pontoire récidive avec ce nouvel album, dans son petit format carré, qui s'adresse aux 5-8 ans. On y retrouve les mêmes qualités graphiques, au trait épuré mais cette fois mis en couleur, illustrant une histoire qui témoigne d'un art consommé de la narration à l'humour omniprésent.
Résumé : Dans un monde divisé entre un haut et un bas (ou inversement), des traits d'une part, des ronds d'autre part, s'interrogent, chacun de leur côté. Que peut-il bien y avoir plus haut ? Que peut-il bien y avoir plus bas ?
Dans les années 1950, on ne se déplace guère qu'à vélo. On ne va donc guère plus loin que chez les voisins. Cette vie en vase clos favorise l'éclosion puis la fermentation de mythes confus. Dans les celliers de ce village du Saumurois où "le p'tit vin pour la soif" est gouleyant, on suppose, on suppute, on soupçonne jusqu'à ce qu'émergent des certitudes qui, ensuite, vibrionnent les cervelles. Les aphorismes édictés par la sagesse populaire constituent les seuls théorèmes de vie de cette microsociété. Ils policent (à la serpe?) des tempéraments déjà façonnés par l'âpreté des sols. Métayers et modestes propriétaires côtoient le cantonnier, le curé, le garde-champêtre, le tueur de cochons, le châtelain? Chaque nouvelle de ce recueil a été arrachée à leur auteur revenu dans son village natal pour la sépulture d'un proche. Chaque nom gravé sur une stèle du petit cimetière lui a jeté à la face une poignée de vibrants souvenirs. Plus question pour lui de céder à la naturelle inclinaison de laisser le temps accabler le passé de ses irrespectueux coups de gomme.
Quand en 1888, James Ensor peint " L'entrée du Christ à Bruxelles ", il réaffirme le lien insécable qu'il y a entre la figure du Christ et la peinture, entre le Verbe et la lumière. Mais, dans le même temps, une invention vient à manger peu à peu le monde et sa représentation jusqu'alors dévolue à la seule peinture : c'est la photographie. Et la figure de disparaître aussitôt dans l'insignifiance générale. Et la peinture de redevenir curieusement maladroite et bientôt abstraite (de toute figuration). Quelles conséquences en tirer ? Que la peinture, aujourd'hui ne peut être conçue qu'avec ce qui à la fois l'anime et la remet en question, avec ce qui l'a toujours animée, la lumière, et avec ce qui l'interroge depuis l'invention de la photographie, la figure. Telle est l'ambition du peintre Jacques Cauda qui se confond ici avec l'enjeu de son écrit : redonner un regard au monde aveuglé où rien n'existe plus désormais en dehors de son image aveuglante. Un regard ? C'est-à-dire un nouveau verbe, un verbe de lumière : surfigurer !
Manbat la grenouille s'ennuie sur son étang et rêve d'aventure. Un jour elle part, son baluchon sur l'épaule, sans se douter un instant de ce qui l'attend ! Et si, finalement, la véritable aventure était de rester soi-même ?