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Le trou des parpaillots
Pontoire Michel
EX AEQUO
16,00 €
Épuisé
EAN :9782378730543
Dans les années 1950, on ne se déplace guère qu'à vélo. On ne va donc guère plus loin que chez les voisins. Cette vie en vase clos favorise l'éclosion puis la fermentation de mythes confus. Dans les celliers de ce village du Saumurois où "le p'tit vin pour la soif" est gouleyant, on suppose, on suppute, on soupçonne jusqu'à ce qu'émergent des certitudes qui, ensuite, vibrionnent les cervelles. Les aphorismes édictés par la sagesse populaire constituent les seuls théorèmes de vie de cette microsociété. Ils policent (à la serpe?) des tempéraments déjà façonnés par l'âpreté des sols. Métayers et modestes propriétaires côtoient le cantonnier, le curé, le garde-champêtre, le tueur de cochons, le châtelain? Chaque nouvelle de ce recueil a été arrachée à leur auteur revenu dans son village natal pour la sépulture d'un proche. Chaque nom gravé sur une stèle du petit cimetière lui a jeté à la face une poignée de vibrants souvenirs. Plus question pour lui de céder à la naturelle inclinaison de laisser le temps accabler le passé de ses irrespectueux coups de gomme.
Résumé : Dans un monde divisé entre un haut et un bas (ou inversement), des traits d'une part, des ronds d'autre part, s'interrogent, chacun de leur côté. Que peut-il bien y avoir plus haut ? Que peut-il bien y avoir plus bas ?
C'est l'histoire d'une ligne. Une ligne droite qui avance, continuellement, à l'infini. Un jour (par ennui peut-être), elle s'arrête. Autour d'elle, on s'agite. On s'interroge. Mais elle ne bouge toujours pas. Puis (par inertie sans doute), elle chute... La suite de ce récit ? Une fois en bas, la ligne cherche à remonter, sans y parvenir. Elle se reprend, recommence. Et à force de monter, de descendre, elle finit par s'amuser. Elle découvre des mouvements qu'elle n'aurait jamais cru possibles. Autour d'elle, on s'impatiente, on juge. Mais elle n'écoute pas. Elle joue. Elle s'invente mille et une formes, des trajectoires qui sont comme autant de traits de sa personnalité, comme autant d'émotions qu'elle traverse. Changeante par choix, elle continue de voguer à l'infini, embrassant les détours et les courbes de sa trajectoire. Après Dans ce monde-là, dont l'originalité lui a valu maints commentaires élogieux, Fabienne Pontoire récidive avec ce nouvel album, dans son petit format carré, qui s'adresse aux 5-8 ans. On y retrouve les mêmes qualités graphiques, au trait épuré mais cette fois mis en couleur, illustrant une histoire qui témoigne d'un art consommé de la narration à l'humour omniprésent.
Ce recueil offre une succession de tableaux ayant pour cadre commun le bassin de la Gravelle. La Gravelle n'est rien de plus qu'un modeste ruisseau – discret trait d'union entre les hameaux d'une région d'habitat dispersé. Tour à tour protagonistes ou comparses, les personnages hauts en couleur de ce microcosme pastoral se croisent au travers d'intrigues insolites. On les sent soudés par les mêmes qualités humaines, pelotonnés autour de valeurs ancestrales. Cependant, les premiers tracteurs pétaradent, le remembrement menace, engrais et pesticides s'imposent, des stabulations s'implantent... Le machinisme agricole frappe aux consciences des " gens de la Gravelle ". De nébuleuses perspectives de gains germent comme une mauvaise ivraie. La sensibilité aux profits immédiats tend à se substituer au conformisme prudent et respectueux. La communauté paysanne jusque-là monolithique risque de se fissurer. Heureusement, les garants d'un conservatisme sacro-saint semblent vouloir, le temps de ce recueil, demeurer à l'écart du courant qui, pourtant, s'immisce inexorablement.
Quel est le trésor dont parle un manuscrit du IXème siècle que Virgile, jeune antiquaire parisien, rapporte de Trêves ? Pourquoi, la mafia russe, dirigée par Constantin Basilivitch, l'a-t-elle missionné pour lui procurer ce Livre des miracles, rédigé par les plus grands ecclésiastiques de tous les temps, depuis Macaire, premier évêque de Jérusalem, jusqu'au pape Pie XII ? Quel est le secret contenu dans ces pages qui relatent la vie de Saint Hydulphe, chorévêque de Trèves, la ville où naquit l'empereur Constantin qui christianisa le monde romain ? Quel est le lien entre le médaillon que porte toujours Tontine, la mère adoptive de Virgile, et le trésor des abbayes qui composèrent la croix monastiques des Vosges dont parlent les archives de la bibliothèque d'Épinal ? Plongés dans une affaire aux méandres diaboliques, Virgile et ses amis devront répondre à toutes ces questions pour découvrir le trésor des abbesses. Suivons les au c?ur des mystères du moyen-âge.
Quand en 1888, James Ensor peint " L'entrée du Christ à Bruxelles ", il réaffirme le lien insécable qu'il y a entre la figure du Christ et la peinture, entre le Verbe et la lumière. Mais, dans le même temps, une invention vient à manger peu à peu le monde et sa représentation jusqu'alors dévolue à la seule peinture : c'est la photographie. Et la figure de disparaître aussitôt dans l'insignifiance générale. Et la peinture de redevenir curieusement maladroite et bientôt abstraite (de toute figuration). Quelles conséquences en tirer ? Que la peinture, aujourd'hui ne peut être conçue qu'avec ce qui à la fois l'anime et la remet en question, avec ce qui l'a toujours animée, la lumière, et avec ce qui l'interroge depuis l'invention de la photographie, la figure. Telle est l'ambition du peintre Jacques Cauda qui se confond ici avec l'enjeu de son écrit : redonner un regard au monde aveuglé où rien n'existe plus désormais en dehors de son image aveuglante. Un regard ? C'est-à-dire un nouveau verbe, un verbe de lumière : surfigurer !
Près de Saint-Denis, sur l'île de la Réunion, Une incantation lancée plus de cent ans auparavant semble avoir repris possession d'une plantation abandonnée. Quel est ce sortilège qui semble retenir la Habana, superbe case abandonnée, dans un repli du temps ? Que veut l'esprit qui tente de se réincarner ? Pourquoi, Carmen, la jeune styliste qui vient d'emménager dans cette demeure oubliée, a-t-elle le sentiment permanent que la maison veut lui dire quelque chose ? Lorsque le passé et le présent se mêlent dans une sarabande où les destinées humaines sont lancées comme des dés par les puissances Vaudou, la raison chancelle. Carmen parviendra-t-elle à vaincre les démons qui hantent encore sa case ? Rejoindra-t-elle l'amant idéal qui, au travers des siècles, ne cesse de la chercher ? Une musique lancinante, la Habanera, rythme les gestes de tous ceux qui pénètrent dans la plantation, elle est l'un des ingrédients qu'utilisa une ancienne esclave pour lier deux âmes... éternellement.