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La spirale du regard. De la séduction narcissique à l'éthique
Ponnier Jacques
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343020990
N'en déplaise aux lacaniens, les troubles auxquels le psychanalyste a, aujourd'hui, affaire, sont des troubles narcissiques, des-failles dans un "moi" de plus en plus incertain et de moins en moins capable de trouver la juste distance avec l'autre. Produit social ou révélation d'une condition, cette crise du moi se vit comme flou identitaire angoissant ou, au contraire, comme atonie dépressive désespérante. Le psychanalyste, pour éviter la naïveté et la maladresse, doit comprendre ce phénomène. Le présent ouvrage montre l'importance extrême du regard et de son trajet dans la constitution du moi. La psychanalyse travaille sur des lieux psychiques et des images mentales, et la parole n'est qu'un véhicule. La philosophie, elle, conçoit le lien entre le visuel et la pensée : si le toucher et l'audition inclinent vers la matière et l'effusion des corps, la vue est le sens qui nous donne un monde organisé, nous renvoie l'image de notre "soi" et suscite notre envol vers l'idée. Sans le regard, point d'organisation psychique. Observant le monde, ce regard découpe agressivement, mais également unifie : c'est la vie qui veut se conserver, et le voyeurisme n'en est qu'une forme. Mais le "moi" ne commence qu'avec "l'être-regardé" par l'idéal. C'est la séduction narcissique, passivation qui n'est tolérable que reprise activement en compte : trajet du "se faire voir" au "s'observer soi-même", dernière position sur la spirale, qui engage l'examen éthique de ses pensées et de ses actes. Examen d'autant plus urgent que la postmodernité se flatte d'avoir congédié tous les impératifs moraux pour les remplacer par la niaiserie des bons sentiments et le calcul mesquin de l'intérêt personnel.
Résumé : "Mon cours de Philosophie Tome 1" est le premier volet d'un ensemble qui couvrira toutes les questions du champ. Il concerne la raison et la vérité, l'incertitude et le doute méthodique, l'évidence, la démonstration et la méthode expérimentale, ainsi que la question de la valeur de la science, c'est-à-dire la possibilité du philosopher. Dans cette publication, unique en son genre, Jacques Ponnier fait revivre l'atmosphère d'un cours de terminale, la parole magistrale, les digressions, les diatribes provocatrices et les traits d'humour, ainsi que les interventions des jeunes auditeurs qui, parfois, propulsent la réflexion à des niveaux inattendus. Unique, ce cours l'est aussi par le public qu'il vise : largement ouvert à ce que l'on nomme la "culture générale", il prépare aux études universitaires (préparation aux Grandes Ecoles littéraires et scientifiques, aux concours d'admission aux Instituts d'Etudes Politiques, aux études de droit, etc. ). Mais il s'adresse aussi à tous les adultes qui s'intéressent à la philosophie et regrettent de ne plus pouvoir en faire. Enfin, la référence constante à Freud (non comme à un dogme, mais comme à celui qui a posé les questions essentielles), fait qu'il concerne tous ceux qui gravitent dans le champ psychanalytique et cherchent à penser leur pratique.
Résumé : Ressaisir l'?uvre de Nietzsche par la question du moi, c'est réinterroger sa démarche même. Au-delà de l'interprétation sommaire de ce projet comme subjectivisme il s'agit de dégager l'intuition d'une contradiction qui met sa pensée tout entière en mouvement : le moi, instance intégratrice du sujet, n'est pas seulement ce que la vie produit et conserve, mais aussi ce que suscite un idéal, appel énigmatique au dépassement de soi, mobilisation d'une énergie déchaînée émanant de l'inconscient de l'Autre, donc source de danger autant que de soutien. Le présent ouvrage suit pas à pas le trajet de Nietzsche, à travers les réponses successivement mises en avant pour élaborer cette contradiction : mesure scientifique, dualisme tragique de la vérité et de la vie, hypothèse de la Volonté de puissance. D'une part, le moi idéal dilate ses frontières pour tout assimiler : l'autre sexe, l'humanité, la nature ; d'autre part, l'exigence d'une unité stable lui impose la rétraction sur son noyau, le refus de l'androgynie et la négation de la réalité extérieure. Ainsi prend forme le drame de Nietzsche " psychologue du soupçon " : son génie de l'introspection, souligné par Freud, débouche sur la volonté farouche d'expulser hors de soi, avec l'Autre, la passivité de la mort. C'est, paradoxalement, ainsi relue comme une des plus radicales négations de l'Autre qu'ait connue la philosophie, que la pensée de Nietzsche interroge si intensément la dimension du sujet et de l'altérité dans la philosophie d'aujourd'hui.
Pris entre l'obsolète scolastique lacanienne et une clinique sans métapsychologie, nous devons recommencer d'urgence à penser. La psychanalyse dite " appliquée ", en l'espèce au philosophe F. Nietzsche, permet de reposer la question des instances idéales, et, plus généralement, du narcissisme, qui doit devenir le nouveau schibboleth de la psychanalyse. Encore faut-il ignorer les simplismes en usage : Nietzsche, père de notre perspectivisme béat, apôtre du " corps " et inspirateur des " héros modernes " pourfendant l'Eglise plus d'un siècle après la bataille, c'est cela qui désormais donne la nausée ! Rendue à sa complexité par une lecture diachronique, l'œuvre révèle un philosophe hanté par le conflit entre le désir d'être soi et l'exigence contraire, pour ce faire, de se conformer à un idéal que l'autre introduit en nous par une séduction narcissique. Dès lors alternent des insights fulgurants sur le double mouvement de dilatation et de rétraction des frontières d'un moi séduit pensé comme une vésicule chargée de pulsion et l'affirmation défensive d'une " volonté de puissance " dionysiaque innée à laquelle le penseur finira par s'identifier, franchissant le seuil de la psychose. Victime sans le savoir des excès de la séduction narcissique qu'il dénonçait, Nietzsche a méconnu les principes d'une " gestion " de l'idéal qu'il avait pourtant aperçus : matière à réfléchir pour une psychanalyse à la vocation métapsychologique relancée.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.