Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Adler avec Freud. Repenser le sexuel, l'amour et le souci de soi
Ponnier Jacques
L'HARMATTAN
32,50 €
Épuisé
EAN :9782343043579
En France l'apport d'Alfred Adler à la psychanalyse a été méconnu. Il est pourtant essentiel et impose des révisions sérieuses à qui refuse le sectarisme. Le présent ouvrage retrace l'évolution de sa relation avec Freud, puis expose ses conceptions métapsychologiques, cliniques et philosophiques. Libido, pulsions du moi, instinct de mort, processus de la cure, tout est à reconsidérer à cette lumière. Penseur de la détresse qui est le signe de notre condition, Adler a voulu comprendre comment, malgré tout, nous voulons vivre. A cette frénésie d'exister, il a trouvé trois causes principales : la capacité de penser le monde, de protester contre lui et de le transformer (c'était placer la pensée raisonnable dans l'inconscient), la recherche d'une image de soi satisfaisante et reconnue (c'était anticiper le narcissisme et obliger Freud à en faire la théorie) et la passion du lien social (c'était célébrer le pouvoir de l'amour). Telles sont les trois perspectives à prendre en compte pour en finir avec cette psychanalyse obsolète qui ne voit que la "déesse Libido" et qui fut plusieurs fois contestée par son fondateur lui-même, inspiré parfois, malgré qu'il en ait, par son turbulent disciple.
Résumé : "Mon cours de Philosophie Tome 1" est le premier volet d'un ensemble qui couvrira toutes les questions du champ. Il concerne la raison et la vérité, l'incertitude et le doute méthodique, l'évidence, la démonstration et la méthode expérimentale, ainsi que la question de la valeur de la science, c'est-à-dire la possibilité du philosopher. Dans cette publication, unique en son genre, Jacques Ponnier fait revivre l'atmosphère d'un cours de terminale, la parole magistrale, les digressions, les diatribes provocatrices et les traits d'humour, ainsi que les interventions des jeunes auditeurs qui, parfois, propulsent la réflexion à des niveaux inattendus. Unique, ce cours l'est aussi par le public qu'il vise : largement ouvert à ce que l'on nomme la "culture générale", il prépare aux études universitaires (préparation aux Grandes Ecoles littéraires et scientifiques, aux concours d'admission aux Instituts d'Etudes Politiques, aux études de droit, etc. ). Mais il s'adresse aussi à tous les adultes qui s'intéressent à la philosophie et regrettent de ne plus pouvoir en faire. Enfin, la référence constante à Freud (non comme à un dogme, mais comme à celui qui a posé les questions essentielles), fait qu'il concerne tous ceux qui gravitent dans le champ psychanalytique et cherchent à penser leur pratique.
N'en déplaise aux lacaniens, les troubles auxquels le psychanalyste a, aujourd'hui, affaire, sont des troubles narcissiques, des-failles dans un "moi" de plus en plus incertain et de moins en moins capable de trouver la juste distance avec l'autre. Produit social ou révélation d'une condition, cette crise du moi se vit comme flou identitaire angoissant ou, au contraire, comme atonie dépressive désespérante. Le psychanalyste, pour éviter la naïveté et la maladresse, doit comprendre ce phénomène. Le présent ouvrage montre l'importance extrême du regard et de son trajet dans la constitution du moi. La psychanalyse travaille sur des lieux psychiques et des images mentales, et la parole n'est qu'un véhicule. La philosophie, elle, conçoit le lien entre le visuel et la pensée : si le toucher et l'audition inclinent vers la matière et l'effusion des corps, la vue est le sens qui nous donne un monde organisé, nous renvoie l'image de notre "soi" et suscite notre envol vers l'idée. Sans le regard, point d'organisation psychique. Observant le monde, ce regard découpe agressivement, mais également unifie : c'est la vie qui veut se conserver, et le voyeurisme n'en est qu'une forme. Mais le "moi" ne commence qu'avec "l'être-regardé" par l'idéal. C'est la séduction narcissique, passivation qui n'est tolérable que reprise activement en compte : trajet du "se faire voir" au "s'observer soi-même", dernière position sur la spirale, qui engage l'examen éthique de ses pensées et de ses actes. Examen d'autant plus urgent que la postmodernité se flatte d'avoir congédié tous les impératifs moraux pour les remplacer par la niaiserie des bons sentiments et le calcul mesquin de l'intérêt personnel.
On traite de la religion. Peut-on fonder la croyance sur la raison ou faut-il au contraire, croire sans preuve, voire contre les preuves ? Dieu est-il un être réel transcendant, au-delà de toute expérience et faisant éclater nos cadres logiques et linguistiques ou, au contraire, une image illusoire de l'homme ? On analyse les reconstructions généalogiques de la croyance religieuse considérée comme une invention anthropomorphique aliénante : l'idolâtrie de l'humanité (Feuerbach), le culte de la société (Durkheim), l'idéologie d'une classe (Marx), la haine ascétique du monde (Nietzsche), la mise en jeu du conflit névrotique inconscient (Freud) et le lynchage sacrificiel (René Girard). Enfin on s'interroge sur les formes de survie possibles de la croyance aujourd'hui : les dérives fanatiques religieuses d'un rationalisme mal compris (nazisme, stalinisme, maoïsme etc.) ou une "religion de l'humanité" célébrant ce qui, en l'homme, mérite d'être vénéré, à savoir sa raison. On peut alors revenir aux grandes religions et aux débats du moment (sur le mariage des prêtres, le vêtement féminin, les tabous alimentaires etc.) pour tenter d'y déceler, sous la gangue de la pensée émotionnelle archaïque qui les domine encore plus ou moins, cette affirmation de l'universel humain que la raison philosophique dégage par ailleurs.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.