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La condition sensible. Chair, événement, Eros
Pommier Eric
HERMANN
30,15 €
Épuisé
EAN :9791037019769
En décrivant le phénomène de la perception, la phénoménologie entreprend de remonter du monde où nous nous trouvons vers la source de l'apparaître, vers la conscience intentionnelle qui anime une matière sensible pure. Mais comment alors est-il possible de rendre compte de la donation de cette matière première ? Une première voie consiste à se satisfaire d'une conception transcendantale de la chair qui permet un sentir pur. Une deuxième voie propose de remonter en-deçà, en direction d'un événement grâce auquel il y aurait du sensible. La chair a alors pour fonction d'assurer le passage entre cette première donne du sensible et le monde tel que nous le constituons. Cette deuxième voie semble aujourd'hui privilégiée. Mais elle pose la question de savoir comment articuler les deux sens de la chair, événemential et expressif, afin d'en éviter la déchirure. L'exploration du corps érotique permet-elle de réconcilier la chair avec elle-même pour ainsi nous livrer le secret de notre condition sensible ? Telle est l'interrogation qui guide cet ouvrage, qui s'appuie sur les ressources offertes par la phénoménologie jusque dans ses développements les plus contemporains pour en éclairer les enjeux.
Eric Pommier propose ici un essai d'une extrême clarté sur ce qui constitue un impensé de la phénoménologie de Husserl et de Heidegger, à savoir la question de l'humanisme. Qu'est-ce que signifie "être humain" aujourd'hui ? En instaurant un dialogue entre quatre philosophes majeurs du XXe siècle (Emmanuel Levinas, Hans Jonas, Hannah Arendt et Jan Pato ? ka), l'auteur montre comment ils rendent possible une pensée de l'humanisme ancrée dans l'époque contemporaine, celle-ci étant marquée par des enjeux multiples, notamment écologiques, biologiques et techniques, sur lesquels il est nécessaire de s'interroger. Les dimensions politique et morale sont au coeur des problématiques soulevées et en premier lieu la violence qui s'est manifestée d'une manière inédite au siècle dernier.
Face aux menaces systémiques, notre époque est de plus en plus consciente de la nécessité de faire droit à un principe de responsabilité à l'égard des générations futures, de la vie et de la Terre. Mais cette prise de conscience soulève bien des difficultés. Comment peut-on représenter les intérêts des générations futures puisqu'elles ne sont pas encore nées ? Et comment défendre les intérêts des vivants et de la Terre puisqu'ils ne sont pas sujets de droit ? Que penser d'un régime qui prétendrait défendre de tels intérêts au détriment des droits des sujets classiques, à savoir les hommes contemporains ? Faut-il en conclure que la nouvelle exigence éthique n'est qu'une utopie irréalisable ? Eric Pommier dépasse dans cet ouvrage ce hiatus et propose les voies d'une réconciliation grâce au concept de démocratie environnementale.
Ce sont des "anonymes" soudain devenus célèbres. Des gens ordinaires que l'actualité a propulsés, parfois malgré eux, sur le devant de la scène. Des héros et héroïnes des temps modernes, des phénomènes, des victimes, des rebelles, des audacieux, des courageux et des courageuses. Une miraculée de l'Himalaya, un chômeur sommé de "traverser la rue", une étudiante qui a tenu tête à son harceleur, un tranquille retraité pris pour un assassin, un sans-papier qui s'est mué en Spiderman, une Bretonne jaune de colère, un écolo qui se perche dans les arbres pour leur sauver la vie... Avec humour et son sens tout particulier de l'humain, Frédéric Pommier raconte leurs histoires. Il raconte aussi notre époque.
Parmi les tragédies de Racine, auteur auquel se sont particulièrement intéressés les tenants de la "nouvelle critique", Britannicus est certainement celle qui a le plus Souvent retenu leur attention. Trop heureux de trouver dans ce théâtre une pièce qui paraissait répondre, tant bien que mal, à l'image qu'ils voulaient en donner, ils ont cherché à utiliser Britannicus comme une sorte de lit de Procuste pour ramener toutes les tragédies de ce dramaturge à une structure commune. Ce faisant, ils ont totalement méconnu la spécificité d'une oeuvre qui, moins que toute autre peut-être, pouvait être considérée comme une sorte de modèle de la tragédie racinienne. Le présent ouvrage souligne cette spécificité cri insistant tout particulièrement sur la singularité du personnage de Néron, que l'on ne saurait comparer à aucun autre héros de Racine, comme sur celle de la Situation dans laquelle se trouve cet empereur monté sur le trône grâce aux seules intrigues d'une mère qui entend exercer elle-même le pouvoir, par fils interposé. Cette double singularité interdit de voir dans Britannicus, avec certains commentateurs Ou metteurs en Scène, une pièce essentiellement politique. Si le meurtre de Britannicus est un crime logique, car il est dû a un criminel né, il n'en revêt pas moins un caractère accidentel, puisque. Pour son premier crime, Néron a besoin qu'on l'aide a franchir le pas. C'est ce que révèle la façon dont le dramaturge dont le déroulement de l'action, au triple bénéfice de l'intérêt psychologique de l'intérêt dramatique et du sentiment du tragique.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.