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Théories du portrait. De la Renaissance aux Lumières
Pommier Edouard
GALLIMARD
45,00 €
Épuisé
EAN :9782070747764
Les définitions que les premiers dictionnaires donnent du portrait sont simples : une image de l'homme "au naturel". Cette simplicité n'est pourtant qu'apparente. Dès le début du XVe siècle, le portrait devient l'objet d'une littérature abondante et contradictoire. En Italie, puis ailleurs, ces controverses vont durer jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. D'un côté, on exalte sa valeur mémoriale ou mimétique. De l'autre, on en critique les finalités, qu'elles soient d'ordre social, philosophique, moral ou religieux. Le portrait en tant que genre pictural subit parallèlement des changements qui affectent à la fois la valeur des modèles et la manière de les représenter. Edouard Pommier exhume ici des textes souvent méconnus et dispersés dans des traités techniques ou historiques, des correspondances, des poèmes. Il replace les débats théoriques, parfois virulents, dans leur environnement artistique, intellectuel et institutionnel, mettant ainsi en relief le fait que le portrait n'a jamais été un genre de peinture parmi d'autres, mais qu'il engage toute une philosophie de l'individu. En France, au XVIIe siècle, l'Académie adopte une hiérarchie des genres qui relègue officiellement le portraitiste à une place inférieure à celle du peintre d'histoire. Mais cette interprétation rigide des réflexions italiennes sera modérée, en fait, par une attention plus grande au métier et une sensibilité plus vive aux qualités proprement picturales. Avec l'érosion du système académique des genres au siècle des Lumières, le portrait gagne une nouvelle dignité et même une vertu magique.
Quincy Quatremère de ; Pommier Edouard ; Alloa Emm
Qu'est-ce que l'oeuvre d'art ? Peut-on impunément l'arracher à son milieu géographique et historique, esthétique, sociologique ? En s'élevant dans ses Lettres à Miranda (1796) contre la politique de spoliation voulue par le Directoire et menée à bien par Bonaparte en Italie, Quatremère de Quincy prend parti dans une querelle nationale. D'un côté ceux qui veulent prélever dans toute l'Europe et ramener de force à Paris les plus grands chefs-d'oeuvre pour faire de la capitale révolutionnaire l'héritière d'Athènes et de Rome ; de l'autre ceux pour qui l'oeuvre ne prend sens que du contexte où elle se déploie. Pour Quatremère "diviser c'est détruire", et Rome est un "grand livre" dont il importe de tenir ensemble toutes les pages. "Le pays est lui-même le muséum", écrit-il, faisant du lieu et non plus de l'objet l'unité indivise de l'art. Ce texte virulent et passionné expose avec force une conception européenne de la culture, en même temps qu'il développe une "théorie du contexte" qui contredit aux conceptions biographiques héritées de Vasari. Dans une introduction détaillée (1989), Edouard Pommier analyse les différentes péripéties d'une polémique de grande ampleur où c'est toute la Révolution qui est éclairée. Emmanuel Alloa, quant à lui, poursuit la réflexion dans une postface (2017) sur le déplacement des oeuvres d'art en prenant appui sur trois lectures opposées d'une même oeuvre, la Madone Sixtine de Raphaël, proposées par Husserl, Heidegger et Benjamin.
Résumé : "A TOUTES LES GLOIRES DE LA FRANCE", inscrit Louis-Philippe au fronton du château de Versailles, qu'il a voulu transformer en Galeries historiques en 1833. Regardée à la lumière d'aujourd'hui, quelle Histoire ce musée peut-il transmettre ? Permet-il un discours historique continu - sur l'histoire de France, en dépit de lacunes manifestes ? (Ainsi le Moyen Age n'est illustré que par les croisades, et où est la Renaissance ?) Et comment justifier ce terminus ad quem fixé à 1918 ? - sur la nation française, alors que le peuple, sauf en armes, n'y apparaît pas ? - sur la monarchie, les rois qui ont fait la France ? - sur les gloires de la France, comme à sa création ? Mais peut-on admettre aujourd'hui qu'un musée d'histoire ne soit qu'un musée de la glorification ? Comment l'histoire se transporte-t-elle - et au prix de quelles transpositions ? - dans des salles de musée, qui plus est d'un musée créé dans une demeure royale, dans un lieu où de grandes pages de cette histoire se sont écrites ? Ce colloque a analysé les diverses composantes de ces collections - représentations contemporaines et rétrospectives ; il a examiné comment elles ont été utilisées dans les manuels scolaires ; il a comparé cet exemple de musée d'histoire français à des exemples étrangers, et - poussant la démonstration à ses extrêmes - il nous a donné à comprendre comment, par le cinéma, Sacha Guitry a revisité le lieu et son histoire. La réunion de ces textes, signés par des conservateurs du musée de Versailles, qui ont accueilli auprès d'eux des chercheurs tels qu'Antoine de Baecque, Enrico Castelnuovo, Marie-Claude Chaudonneret, Yves Gaulupeau, Laurent Gervereau, Hubert Glaser, Susanna Groom, Edouard Pommier, Krzysztof Pomian et Pierre Nora, démontre quelle étude de l'histoire peut être faite aujourd'hui à partir de ces collections d'une richesse iconographique et d'une qualité artistique incomparables.
De Pline l'Ancien aux catalogues du Louvre de Napolon 1er, en passant par les chroniqueurs florentins du Quattrocento, Vasari, les Hollandais et les Espagnols en leurs sicles d'or respectifs, l'Acadmie royale de peinture et les hommes des Lumires, ce Tome I voudrait placer quelques balises pour clairer le long cheminement d'une discipline qui s'est lentement dgage de la thorie, de l'loge ou de l'anecdote, avant de clbrer son triomphe scientifique : cette histoire de l'art, maintenant conteste, peut-tre pour avoir oubli qu'elle resterait toujours un art . L'histoire de l'art est l'admirable et imprissable monument que les hommes ont lev l'art qu'ils avaient reu en hritage de leurs anctres. tudier ce monument, ses fondations, ses divers tages, son dcor changeant, ses annexes et ses archives, c'est faire l'histoire de l'histoire de l'art. Ce livre n'en prsente ni le modle ni l'achvemnet. Il se voudrait seulement la mise l'preuve d'une mthode et d'une ambition, dont la pertinence et la justification seront apprcies en meilleure connaissance de cause aprs la parution du second tome, qui terminera ce long itinraire, des Grecs l'cole de Vienne.
La tâche que s'assigne Hans Jonas est double mais se résout dans une seule et même intuition. Il s'agit, d'une part, de montrer que l'ontologie trouve sa vérité à condition de surmonter le dualisme du sujet et de l'objet, et de se défaire définitivement du point de vue de la substance dont celui-ci procède. Il s'agit, d'autre part, de donner un fondement à l'éthique en échappant au risque de subjectivisme. Or c'est en méditant sur la finitude de la vie que l'on pourra, quasiment dans un même geste, non seulement penser authentiquement l'ouverture de l'homme à l'être mais également le devoir qui lui incombe à l'égard du monde. L'ontologie de la vie est la condition d'une anthropologie qui apprend à l'homme ce qu'il est mais aussi ce qu'il doit faire.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.