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Comment l'art devient l'Art . Dans l'Italie de la Renaissance
Pommier Edouard
GALLIMARD
45,70 €
Épuisé
EAN :9782070779390
L'extraordinaire développement des arts qui commence en Toscane autour de 1300 va de pair avec la création, dans les marges du fait artistique proprement dit, de textes, d'images, de monuments et d'institutions qui contribuent à la prise de conscience et à la reconnaissance de la spécificité de l'art. C'est ce phénomène, la transformation de l'art en Art, dont Édouard Pommier écrit l'histoire. Annoncé par les intuitions de Dante, il se manifeste d'abord par la promotion des artistes à un statut élevé, celui des hommes illustres, qui les fait entrer dans l'histoire ; par les premiers discours que les artistes tiennent sur leur propre activité, donnant naissance à la théorie des arts ; par la création de portraits, d'allégories, de maisons où s'invente leur image et qui célèbrent leur carrière, leur culture et leurs aspirations ; par la désignation d'oeuvres exemplaires qu'ils vont contempler en une sorte de pèlerinage les consacrant comme chefs-d'oeuvre ; par la fondation, enfin, d'institutions comme les musées et les académies qui donnent à la création artistique la dimension d'un héritage légué dès l'Antiquité, un patrimoine. Avec la maîtrise et la clarté d'un savoir consommé, l'approche profondément originale de ce sujet souvent abordé, mais jamais de manière si exhaustive, à la fois dans le temps, dans l'espace et sous tous les aspects, fait de cet ouvrage une synthèse remarquable. Accessible à quiconque s'intéresse à l'art, il constitue aussi une contribution importante à l'histoire de l'esthétique. Edouard Pommier est notamment l'auteur, dans la "Bibliothèque illustrée des histoires", de Théories du portrait (1998) et, dans la "Bibliothèque des histoires", de L'Art de la liberté (1991), et de Winckelmann, inventeur de l'histoire de l'art (2003), tous publiés aux Éditions Gallimard.
La tâche que s'assigne Hans Jonas est double mais se résout dans une seule et même intuition. Il s'agit, d'une part, de montrer que l'ontologie trouve sa vérité à condition de surmonter le dualisme du sujet et de l'objet, et de se défaire définitivement du point de vue de la substance dont celui-ci procède. Il s'agit, d'autre part, de donner un fondement à l'éthique en échappant au risque de subjectivisme. Or c'est en méditant sur la finitude de la vie que l'on pourra, quasiment dans un même geste, non seulement penser authentiquement l'ouverture de l'homme à l'être mais également le devoir qui lui incombe à l'égard du monde. L'ontologie de la vie est la condition d'une anthropologie qui apprend à l'homme ce qu'il est mais aussi ce qu'il doit faire.
Du printemps de 1789 à l'automne de 1799, un discours artistique se forme et s'infléchit : il est inspiré par les thèmes fondateurs de la liberté et de la régénération, dont les contradictions et les ambiguïtés éclatent dès 1790 avec les débats sur l'iconoclasme et le patrimoine. Le premier problème qui se pose à la conscience révolutionnaire est en effet celui de gérer l'héritage de l'Ancien Régime. Le pouvoir parvient à élaborer en l'an II une doctrine qui ne variera plus. Au même moment, et au prix d'une étonnante manipulation de l'histoire, la Révolution revendique la succession de l'art universel que son discours nationalise au nom de la liberté. La conservation ou l'annexion des chefs-d'oeuvre du passé se justifie avant tout par la nécessité de disposer des modèles nécessaires, selon la tradition académique, à la régénération de l'art. Il s'agit alors de savoir si la vocation des artistes français est de ressusciter Athènes, ou bien de chercher dans les annales de la République les thèmes d'un art triomphal. Aux questions sur l'unité ou la discontinuité de la Révolution, cet ouvrage voudrait apporter un élément de réponse. Les thèses élaborées en l'an II sont développées, plutôt que contestées, par les proclamations officielles, les traités théoriques, l'enseignement et la critique des années du Directoire. Tandis que la pensée lucide et courageuse d'un opposant comme Quatremère de Quincy domine les plaidoyers de de circonstance, la véritable nouveauté réside dans la lente et encore timide émergence d'un statut historique qui apporte à l'art une promesse de dignité et de sauvegarde.
Résumé : Les actes de ce colloque international sont une contribution importante à l?application de la philosophie de la vie de Hans Jonas aux problèmes éthiques dans le domaine des biotechnologies et de l?environnement. L?ensemble de ce volume est construit autour de trois grands thèmes : l?éthique jonassienne de la vie ; le statut de la responsabilité pour les générations futures dans la pensée de Jonas ; la mise au travail de la pensée jonassienne dans des débats d?éthique appliquée. La présentation permet d?allier des points de philosophie fondamentale (éthique de la discussion/éthique de la responsabilité, approche transcendantale/ontologique) vers des problèmes d?éthique appliquée (naissance, mort, modifications biotechnologiques?), en passant par une confrontation entre les grands auteurs contemporains de Jonas (Appel, Heidegger, Arendt?).
Résumé : "A TOUTES LES GLOIRES DE LA FRANCE", inscrit Louis-Philippe au fronton du château de Versailles, qu'il a voulu transformer en Galeries historiques en 1833. Regardée à la lumière d'aujourd'hui, quelle Histoire ce musée peut-il transmettre ? Permet-il un discours historique continu - sur l'histoire de France, en dépit de lacunes manifestes ? (Ainsi le Moyen Age n'est illustré que par les croisades, et où est la Renaissance ?) Et comment justifier ce terminus ad quem fixé à 1918 ? - sur la nation française, alors que le peuple, sauf en armes, n'y apparaît pas ? - sur la monarchie, les rois qui ont fait la France ? - sur les gloires de la France, comme à sa création ? Mais peut-on admettre aujourd'hui qu'un musée d'histoire ne soit qu'un musée de la glorification ? Comment l'histoire se transporte-t-elle - et au prix de quelles transpositions ? - dans des salles de musée, qui plus est d'un musée créé dans une demeure royale, dans un lieu où de grandes pages de cette histoire se sont écrites ? Ce colloque a analysé les diverses composantes de ces collections - représentations contemporaines et rétrospectives ; il a examiné comment elles ont été utilisées dans les manuels scolaires ; il a comparé cet exemple de musée d'histoire français à des exemples étrangers, et - poussant la démonstration à ses extrêmes - il nous a donné à comprendre comment, par le cinéma, Sacha Guitry a revisité le lieu et son histoire. La réunion de ces textes, signés par des conservateurs du musée de Versailles, qui ont accueilli auprès d'eux des chercheurs tels qu'Antoine de Baecque, Enrico Castelnuovo, Marie-Claude Chaudonneret, Yves Gaulupeau, Laurent Gervereau, Hubert Glaser, Susanna Groom, Edouard Pommier, Krzysztof Pomian et Pierre Nora, démontre quelle étude de l'histoire peut être faite aujourd'hui à partir de ces collections d'une richesse iconographique et d'une qualité artistique incomparables.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.