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Pinocchio
Pommerat Joël ; Boudier Marion
ACTES SUD
7,20 €
Épuisé
EAN :9782330048587
Lorsque l'arbre au bois étonnant tombe sous l'orage, l'homme pauvre et généreux décide d'en faire un pantin. «Pinocchio» est né. Mais c'est un enfant naïf et cruel, qui rêve d'une vie de prince. Après «Cendrillon» (Babel n° 1182) et «Le Petit Chaperon rouge» (Babel n° 1246), Joël Pommerat revisite cet autre conte populaire et soulève les questions de la paternité, de la pauvreté et de la liberté.Notes Biographiques : Né en 1963, Joël Pommerat est auteur-metteur en scène. Il a fondé la Compagnie Louis Brouillard en 1990 dont l'activité et la notoriété se sont considérablement accrues depuis le succès d'Au monde en 2004. Metteur en scène de ses propres textes, il les élabore à même le plateau. Après plusieurs collaborations, il est, en 2012, artiste associé à l'Odéon-Théâtre de l'Europe à Paris et fait partie de l'association d'artistes de Nanterre-Amandiers depuis 2014. Joël Pommerat et sa compagnie ont été les invités du 60e festival d'Avignon en juillet 2006. Il a reçu en 2011 le Molière de l'auteur francophone pour Ma Chambre froide ainsi que le Grand Prix du théâtre du syndicat de la critique et la compagnie Louis Brouillard, le Molière de la meilleure compagnie la même année. Tout son théâtre est publié chez Actes Sud dont treize pièces pour adultes chez Actes Sud-Papiers, trois pièces pour enfants dans la collection Heyoka Jeunesse, rééditées en Babel, et deux essais dans la collection "Apprendre". On peut citer parmi ces publications Cendrillon (nouvelle édition dans la collection Babel, 2013, titre au programme du baccalauréat jusqu'en 2017), Pinocchio (nouvelle édition dans la collection Babel, 2015, Molière du jeune public en 2016) ), ou encore La Réunification des deux Corées (Prix Beaumarchais/le Figaro du meilleur auteur, Prix du Meilleur Spectacle public au Palmarès du théâtre et Prix de la meilleure création d'une pièce en langue française du Syndicat de la critique). Avec sa pièce Ça ira (1) Fin de Louis, Joël Pommerat obtient trois Molières en 2016, le Molière de l'auteur francophone vivant, le Molière du metteur en scène d'un spectacle de théâtre et Molière du théâtre public.Il reçoit pour l'ensemble de son oeuvre dramatique, en 2015, le Grand prix du théâtre de l'Académie française et le Prix SACD Plaisir du Théâtre - Prix Marcel Nahmias. Et en 2016, le Prix Europe pour le Théâtre - Nouvelles Réalités. Marion Boudier accompagne Joël Pommerat et la compagnie Louis Brouillard comme dramaturge depuis 2013 pour des projets au théâtre et à l'opéra. Elle est l'auteure de Avec Joël Pommerat. tome I. Un monde complexe publié dans la collection "Apprendre" chez Actes Sud-Papiers en 2015, ainsi que des postfaces de Cendrillon, Le Petit Chapeon rouge et Pinocchio (Babel n° 1182, 1246 et 1313). Elle a coécrit le lexique De quoi la dramaturgie est-elle le nom ? Avec le collectif de la revue Agôn, L'Harmattan, 2014). Egalement maîtresse de conférences en études théâtrales à l'université d'Amiens, elle s'efforce d'établir des passerelles entre la création, l'enseignement et la recherche, trois activités indissociables dans son parcours. En 2019 elle publie Avec Joël Pommerat. tome II. L'Ecriture de Ca ira (1) Fin de Louis dans la collection "Apprendre" d'Actes Sud-Papiers.
Estelle, femme de ménage honnête et dévouée, est le souffre-douleur des employés de l?entreprise. Convaincue pourtant que l?humanité est profondément bonne, elle tente de trouver un sens à la cruauté des hommes dans la symbolique des rêves. Estelle a disparu il y a dix ans. La narratrice, qui travaillait avec elle au magasin, a retrouvé son journal intime et raconte son histoire. Estelle est un modèle d?abnégation, de charité et d?optimisme: ses collègues abusent de ses services, son mari la bat, mais elle ne se plaint jamais, pas même de Blocq, patron tyrannique, détesté de tous. Affecté d?une tumeur incurable, Blocq, qui hait sa propre famille, décide de léguer ses quatre entreprises à ses employés ? à une condition: qu?ils consacrent une journée par an à lui rendre hommage. Estelle propose la création d?une pièce de théâtre dont Blocq serait le sujet. Une pièce qu?il faudra présenter au patron avant que la mort l?emporte. Estelle prend en main la direction des répétitions et calque le spectacle sur ses visions nocturnes, persuadée que le décodage de ses rêves permettra de comprendre la nature du mal et révélera qu?il y a du bon en Blocq. Devant le refus de ses collègues d?interpréter des situations jugées absurdes et dégradantes, elle s?invente et se transforme, à leur insu, en un jeune frère impulsif et violent. Un frère qui n?hésite pas à menacer les employés avec une arme à feu pour les rendre plus dociles. D?abord terrorisés par ce petit être hargneux, ces derniers font ensuite appel à lui pour régler leurs propres problèmes par la force. Confrontés au passage brutal du statut de salariés à celui d?employeurs, ils deviennent vite aussi immoraux que les patrons qu?ils blâmaient du temps de leur ancienne condition. Lors des réunions administratives, leurs échanges sont de plus en plus tendus et violents. Au c?ur de cette turbulence, Estelle se voit endosser le rôle de responsable de laquelle on se méfie et à qui on reproche d?être du côté du ?méchant? Blocq. Et si cette incarnation du bon était amoureuse du mal? Mêlant l?ironie à une grande sensibilité, Joël Pommerat dénonce une société avilissante, gouvernée par l?argent, et dresse le portrait d?une humanité ambigüe ? tout aussi bonne que cruelle ? pour présenter un monde mystérieux où la noirceur des âmes se révèle et les identités se confondent.
Pôles: Elda Older a des troubles de la mémoire. Elle rencontre Alexandre-Maurice, le modèle de son frère sculpteur. Elle le recueille chez elle et veut lui faire écrire son histoire: vingt ans plus tôt, dans un appartement qui ressemble étrangement au sien, vivaient Alexandre-Maurice, son frère Saltz et leur mère impotente jusqu'à ce que les propriétaires menacent de les expulser. Pour protéger sa mère, Alexandre-Maurice l'aurait-il tuée? Grâce à mes yeux: Aymar est le fils d'une femme très âgée qui se sent inutile et du plus grand artiste comique du monde. Le père voudrait transmettre son art, et Aymar voudrait tellement être à la hauteur. Mais voilà, Aymar n'est pas fait pour le rire et captive au contraire par sa sensibilité maladive. Chaque nuit il retrouve une jeune femme étrangement timide qui l'attire. Quelle culpabilité quand il faudrait se mettre entièrement au service du rêve paternel
Dans un appartement luxueux, des hommes âgés dominent le monde tandis que leurs femmes, leurs soeurs, leurs filles, les accompagnent d'une admiration bienveillante.
Résumé : "ANDRE. Les gens d'habitude en ont une mauvaise idée, de la vente et du commerce... Alors que sans le commerce et la vente, y a pas de vie... Tu sais ça ? FRANCK. C'est-à-dire ? ANDRE. Si y a pas de vendeurs, et de bons vendeurs, les gens arrêtent d'acheter, si les gens arrêtent d'acheter les usines ferment, si les usines ferment y a plus de salaires, et y a que du chômage et de la misère. FRANCK. J'avais pas pensé à ça."
Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d'investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l'industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans: sur l'île abritant l'imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu'elle a été assassinée. Si ce n'est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l'informatique, c'est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s'imposer comme le meilleur atour du journaliste pour élucider l'affaire. L'intolérance, l'hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain - aux niveaux politique, économique, social, familial - sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.
Salomon Thierry ; Jedliczka Marc ; Marignac Yves ;
Depuis toujours l'énergie sous-tend et structure l'histoire des sociétés humaines et celle des individus. Ceci est d'autant plus vrai aujourd'hui, dans nos sociétés mécanisées, industrielles, consommatrices de loisirs et de temps. Se chauffer, s?éclairer, se déplacer, faire fonctionner tous les appareils qui nous entourent: l'énergie est au c?ur de nos vies. Nous vivons encore l?illusion d?un monde aux ressources infinies. Pourtant, la fin prévisible des réserves disponibles, les bouleversements climatiques de jour en jour confirmés et Deep Water Horizon, Tchernobyl ou encore Fukushima, sont autant de signaux d?alerte, qui ne laissent plus la place au doute, quant à la nécessité de changer notre manière d?appréhender l?énergie aujourd?hui. En 2003, vingt-quatre ingénieurs engagés dans la recherche d?un avenir énergétique durable réalisaient le Scénario Négawatt, certainement la proposition la plus aboutie pour repenser la politique énergétique de la France. Ce travail repose sur une méthodologie rigoureuse constituée de trois piliers fondamentaux: la sobriété énergétique, l?efficacité énergétique, et le recours aux énergies renouvelables. Cette grille de lecture simple et efficace permet de repenser intégralement notre rapport à la consommation énergétique et d?envisager un futur positif, constitué d?énergies propres, où la société revoit tout à la fois sa manière de consommer et celle de produire l?énergie dont elle a besoin. A l?horizon 2050 ce scénario, qui a déjà été actualisé une première fois en 2006, prévoit de se passer totalement du nucléaire, de réduire la dépendance aux énergies fossiles, de développer les énergies renouvelables et de réduire considérablement les dépenses. Cet ouvrage présente, dans une approche pédagogique et intelligible par tous, la toute dernière actualisation de ce scénario. Un guide à la fois théorique et pratique destiné à tous ceux qui, par un changement de leur rapport à l?énergie, souhaitent contribuer à la préservation et au partage équitable des ressources naturelles. Ce « manifeste négaWatt » est aussi et surtout un appel à oser résister aux conformismes et aux habitudes, à s?engager, avec volonté et lucidité, vers un autre paysage énergétique.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Le théâtre de Harold Pinter découvre un univers singulier, à la fois comique et terrifiant, fait de sous-entendus, de mal-entendus et de pas-entendus du tout. On y voit, comme à travers un microscope, des personnages qui végètent confusément, dont on ne sait presque rien et qui sont soudain - le temps de la pièce - agressés, violés et réduits à un autre néant. On y parle un dialogue quotidien, savoureusement banal, d'une économie précise et pourtant sibylline, qui débouche sur un impitoyable affrontement dans lequel les mots sont des armes mortelles. On prêche le faux pour savoir un vrai qui est encore plus faussé. Les questions que l'on pose ne sont pas celles qu'on a en tête, et la réponse, ou le refus de répondre, ne fait qu'accroître le gouffre d'incompréhension. La pudeur se fait violence, le sourire menace, le désir impuissance, la victoire défaite. Le choix des oeuvres qui composent ce recueil montre bien le parcours accompli par Pinter. Les premières oeuvres (Une petite douleur, Le monte-plats) appartiennent à ce qu'on a appelé le théâtre de la menace : un micro-univers calfeutré, apparemment serein, qui est ravagé par un envahisseur mal défini, tout ensemble jovial et terrifiant. Les oeuvres plus récentes (Paysage, No man's land) ajoutent un nouvel élément : la mémoire. Les souvenirs avec lesquels on jongle, ceux que l'on retrouve ou que l'on modifie ou que l'on invente, ceux qu'on vole à autrui, ceux qu'on mélange délibérément et qui se télescopent et se contredisent, jusqu'à l'effondrement du ou des jongleurs. Et le rire s'étrangle, ripe comme un saphir sur un disque usé, et se change en cri d'agonie.
Résumé : " Toute la symbolique de La Tragédie d'Othello le Maure de Venise se trouve condensée dans ce titre, qui, d'emblée, dit le tragique et ses modalités : l'exil et la rupture, l'altérité, et la présence, au coeur des relations entre les protagonistes, d'une irréductible obscurité. Le titre pose aussi l'antinomie autour de laquelle s'articule la dramaturgie tragique : l'opposition entre l'ombre, dont le Maure est la représentation métonymique, et la lumière, associée aux splendeurs vénitiennes. D'abord concentrées dans le personnage de l'étranger, propagées par les machinations obscures d'Iago, les ténèbres envahissent progressivement l'univers dramatique, jusqu'à la nuit du drame ". Léone Teyssandier. Une édition bilingue d'Othello avec une introduction et une traduction de Léone Teyssandier inédites en poche et saluées par Pierre Assouline.
Louis Edouard ; Ostermeier Thomas ; Borchmeyer Flo
Résumé : "Reda se lève et marche d'une extrémité à l'autre de la chambre. Reda : tu vas le payer, je vais te buter moi sale pédé, tu m'as insulté de voleur, je vais te faire la gueule pédale. Edouard, Voix intérieure : voilà pourquoi. Il désire et il déteste son désir. Maintenant il veut se justifier de ce qu'il a fait avec toi. Il veut te faire payer son désir. Il veut se faire croire que ce n'était pas parce qu'il te désirait que vous avez fait tout ce que vous avez fait mais que ce n'était qu'une stratégie pour faire ce qu'il te fait maintenant, que vous n'avez pas fait l'amour mais qu'il te volait déjà. Reda, hurlant : sale pédé ! T'es qu'un putain de sale pédé ! Il secoue Edouard. Soudain il se calme. Il l'embrasse. arrête d'avoir peur, je suis sensible, j'aime pas quand les gens ont peur ou quand les gens pleurent." En 2018, Thomas Ostermeier a adapté pour le théâtre le roman d'Edouard Louis, Histoire de la violence, avec l'auteur. Au coeur de la violence est le fruit de cette collaboration.
L'essor de la tragédie grecque coïncide avec l'apogée de la démocratie athénienne au Vème siècle av. J. -C. Bien qu'historiquement daté, le genre tragique qui s'affirme avec Les Perses d'Eschyle (472 av. J. -C.) et s'étiole ou s'éteint avec Les Bacchantes d'Euripide, représentées après la mort du poète en 406 av. J. -C. et qui est intimement lié à la vie civique et religieuse de la Grèce classique, a traversé les millénaires. Il est sans doute la source majeure du théâtre européen à partir de la Renaissance ; il constitue encore de nos jours un répertoire dramatique vivant ; il est en train de redevenir l'une des bases de l'enseignement. Sur les centaines de tragédies écrites, composées et représentées dans le monde grec mais principalement à Athènes entre la victoire de Salamine et la fin de la Guerre du Péloponnèse, seules 32 pièces (7 d'Eschyle, 7 de Sophocle et 18 d'Euripide) ont été conservées. Nous possédons également les titres ou les arguments de nombreuses tragédies perdues ainsi que de nombreux fragments cités tout au long de l'Antiquité. Le présent volume peut être considéré comme un recueil intégral des textes tragiques que nous connaissons. La tragédie est un genre mixte où alternent les parties dialoguées dans un mètre proche de la prose et les parties chantées, qui mettent en jeu le Choeur. La grande difficulté pour un traducteur réside dans la transposition moderne de parties lyriques souvent obscures, écrites dans une langue savante et composite avec des rythmes très éloignés de la prosodie française. La traduction de V. -H. Debidour est à cet égard un tour de force : proche du texte d'origine, limpide et poétique en même temps.