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Ma chambre froide
Pommerat Joël
ACTES SUD
16,30 €
Épuisé
EAN :9782330000219
Estelle, femme de ménage honnête et dévouée, est le souffre-douleur des employés de l?entreprise. Convaincue pourtant que l?humanité est profondément bonne, elle tente de trouver un sens à la cruauté des hommes dans la symbolique des rêves. Estelle a disparu il y a dix ans. La narratrice, qui travaillait avec elle au magasin, a retrouvé son journal intime et raconte son histoire. Estelle est un modèle d?abnégation, de charité et d?optimisme: ses collègues abusent de ses services, son mari la bat, mais elle ne se plaint jamais, pas même de Blocq, patron tyrannique, détesté de tous. Affecté d?une tumeur incurable, Blocq, qui hait sa propre famille, décide de léguer ses quatre entreprises à ses employés ? à une condition: qu?ils consacrent une journée par an à lui rendre hommage. Estelle propose la création d?une pièce de théâtre dont Blocq serait le sujet. Une pièce qu?il faudra présenter au patron avant que la mort l?emporte. Estelle prend en main la direction des répétitions et calque le spectacle sur ses visions nocturnes, persuadée que le décodage de ses rêves permettra de comprendre la nature du mal et révélera qu?il y a du bon en Blocq. Devant le refus de ses collègues d?interpréter des situations jugées absurdes et dégradantes, elle s?invente et se transforme, à leur insu, en un jeune frère impulsif et violent. Un frère qui n?hésite pas à menacer les employés avec une arme à feu pour les rendre plus dociles. D?abord terrorisés par ce petit être hargneux, ces derniers font ensuite appel à lui pour régler leurs propres problèmes par la force. Confrontés au passage brutal du statut de salariés à celui d?employeurs, ils deviennent vite aussi immoraux que les patrons qu?ils blâmaient du temps de leur ancienne condition. Lors des réunions administratives, leurs échanges sont de plus en plus tendus et violents. Au c?ur de cette turbulence, Estelle se voit endosser le rôle de responsable de laquelle on se méfie et à qui on reproche d?être du côté du ?méchant? Blocq. Et si cette incarnation du bon était amoureuse du mal? Mêlant l?ironie à une grande sensibilité, Joël Pommerat dénonce une société avilissante, gouvernée par l?argent, et dresse le portrait d?une humanité ambigüe ? tout aussi bonne que cruelle ? pour présenter un monde mystérieux où la noirceur des âmes se révèle et les identités se confondent.
En une mosaïque de vingt instants singuliers, "La Réunification des deux Corées" explore la complexité des liens amoureux. Amants, amis, couples mariés ou adultères, vieilles histoires et relations passagères esquissent un tableau réaliste de ce qui nous attache et nous déchire en même temps. Réel ou ressenti, il n'y a pas d'amour, il n'y a que des manques d'amour.
Sans complaisance ni mièvrerie, cette pièce questionne, décortique, fait violence parfois, à l'amour et à ses modes d'apparition, pour finalement lui rendre hommage. De l'amour maternel à l'amour conjugal, en passant par l'amitié, le désir, la bienveillance ou encore l'absence d'amour, La Réunification des deux Corées met en scène et en mots dix-neuf situations qui viennent bousculer nos conceptions de l'Amour.
Auteur et metteur en scène, Joël Pommerat éclaire ici en quelques brefs écrits plusieurs aspects fondamentaux de son rapport au théâtre : compagnonnage au long cours avec les mêmes acteurs, les mêmes collaborateurs ; écriture et mise en scène comme deux indissociables temps de création ; quête d'un "laisser-être" des corps et des personnalités sur un plateau, dans la seule exigence du sens. Joël Pommerat ne conçoit son évolution que dans une relation au temps, celui qui relie les êtres. Il prend le temps de sentir "le poids des choses", "le présent de la scène".
Résumé : L'été, à l'ombre d'une maison paternelle, les secrets d'une famille réunie croisent les secrets d'Etat, et l'intimité des personnages est traversée par les tremblements de l'Histoire. Entouré de plusieurs figures de pouvoir exemplaires, d'un ministre, d'une conseillère en stratégie militaire, d'une responsable de parti politique, d'une avocate, d'un metteur en scène, un vieil homme doit répondre à de graves accusations.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !