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Pom pom pom pom. Musique et caetera
Borel François ; Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Ja
MEN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782880780227
Les musiques du moment constituent autant d'analyseurs privilégiés du fonctionnement des sociétés qui les jouent et sont jouées par elles, si tant est qu'on les considère comme des totalités socioculturelles et non comme des pratiques isolées de l'ensemble du social. Seize auteurs développent une réflexion sur les extraits ou les aspects à leurs yeux pertinents de la bande-son de notre époque et des pratiques sociales qui s'y rapportent, à partir de trois domaines fondamentaux : l'expression et la canalisation de l'émotion, investissant la dimension rituelle, du silence, à la transe en passant par la méditation et la liturgie ; la mise en scène de l'identité, renvoyant notamment à la construction de soi et à celle de l'autre, à l'emblématique et à la typification, à l'intégration et à la mise à l'écart ; et l'exercice du pouvoir, associé au déploiement de formes musicales particulières, reflétant un ordre précis, impliquant une hiérarchie, sanctionnant une différence ou soutenant une idéologie.
Alvarez Junco José ; Botrel Jean-François ; Viguié
Si le nationalisme a fait l'objet de nombreux débats et de nombreuses études historiques lors des dernières décennies, une lacune concernant le cas espagnol restait à combler. C'est ce que fait ce remarquable ouvrage de l'historien espagnol José Alvares Junco qui étudie la formation de l'identité collective en Espagne, ses succès, ses limites. Deux manières de considérer la question de la nation s'affrontent : celle qui voit en la nation une réalité naturelle et celle qui l'envisage contrite une création artificielle, comme le résultat de l'inculcation du sentiment d'appartenance de la part de l'Etat. C'est clairement dans la deuxième ligne théorique que s'inscrit le présent livre. Et c'est pourquoi il commence par analyser les origines de l'idée de nation espagnole qu'il trouve dans l'existence d'un sentiment de patriotisme ethnique. Il envisage ensuite le processus de construction du sentiment national proprement dit au XIXe siècle qui commence avec la guerre contre les troupes napoléoniennes. Deux visions de l'idée nationale vont progressivement s'affronter alors : celle des libéraux et celle des conservateurs qui trouvera son prolongement dans le national-catholicisme. Si chaque camp va élaborer une nationalisation de la culture, ni l'un, ni l'autre ne mènera à bien pour autant un travail de diffusion de l'identité nationale auprès de la population dur pays. En outre, deux facteurs essentiels pour la consolidation du sentiment national, l'entreprise coloniale et le combat contre un ennemi (le pays reste à l'écart du premier conflit mondial), manqueront à l'Espagne. Aussi aucun projet ne mobilisera les masses à l'orée du XXe siècle et les élites restent finalement dominées par un sentiment de décadence. Quiconque s'intéresse à la question de la nation trouvera dans cet ouvrage essentiel aussi bien une analyse approfondie du cas espagnol que de nombreuses pistes de réflexion sur ce sujet.
Matieu Maurice ; Boissonnet François ; Borer Alain
La Candelária, Gaza et autres banalités est le livre d?un peintre qui dialogue avec l?écriture, la sienne, moins expérimentée que ses toiles, et surtout celle des autres ? Jean-Paul Sartre, Antonin Artaud, Alain Borer ? qui scande et renforce sa volonté de dénoncer les massacres d?Etat et les violences faites aux corps qui n?ont cessé de le hanter. La première partie présente, en le ponctuantde textes rencontrés tout au long de sa réalisation, le travail pictural sur le massacre de la Candelária: une série d?huiles et de dessins qu?un événement ? le massacre ? a déclenchés. Pendant la nuit du 23 juillet 1993, un commando d?hommes armés, dont plusieurs membres de la police, a tiré sur un groupe d?environ soixante-dix enfants qui dormaient dans la rue, à côté de l?église de la Candelária, à Rio de Janeiro. Après l?intervention israélienne, en 2010 à Gaza, Maurice Matieu fait retour sur un dessin sur Arches d?après le tableau du Tintoret Le Massacre des innocents, réalisé après les assassinats dans le camp de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, à Beyrouth en 1982; ainsi s?est élargi le projet. Dans la deuxième partie, intitulée ?Facies Book?, c?est le texte d?Antonin Artaud, Chiote à l?esprit, écrit en 1947, tout à la fin de sa vie, qui tire les illustrations. La violence de la dénonciation de tous les -ismes et de la destruction constante du corps est telle qu?on a peine à le tenir en mémoire. Ce texte, Maurice Matieu l?a porté pendant plus de quarante ans, avant de trouver la force et les moyens de lui donner son miroir dessiné.
Située à Porto Cervo, haut lieu de villégiature pour les plus grosses fortunes du monde, petit village de charme au nord de la Sardaigne, la villa La Grintosa révèle les atouts du paysage sarde environnant et épouse les mille reflets azuréens de la côte d'Emeraude. Au pied de la villa, un agréable sentier à l'allure romantique conduit à une plage de sable fin et à une crique sauvage, porte d'entrée sur la mer Méditerranée. Tout en azulejos et en matières brutes, la villa s'habille de camaïeux de bleu, de vert et de gris, variations du ciel, de la mer et des rochers. Véritable promenade architecturale, en harmonie avec la nature, La Grintosa est une invitation à vivre à l'heure sarde.
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
L'expérience muséographique qui a donné lieu au présent ethnopoche constitue une première mondiale : un musée québécois, un musée français et un musée suisse s'associent pour assembler trois volets d'une réflexion ethnologique présentée au MEN en 1995, au Musée dauphinois de Grenoble en 1996 et au Musée de la Civilisation de Québec en 1997. L'équipe du MEN a choisi la voie pluridisciplinaire pour explorer les arcanes de la différence. Donnant carte blanche aux auteurs dont elle a sollicité la participation, elle a exploré en leur compagnie les limites du concept retenu, investissant l'écart qui sépare diversité et différence, description et jugement de valeur, science et sens commun, vie quotidienne et utopie. Dans son texte et dans ses marges, l'ouvrage ainsi constitué met à jour quelques particularités fondamentales de notre modernité, issues de la distance à la fois minimale et considérable qui sépare 0 de 1 : l'appel du vide, l'évanescence des signes, la perte des repères et l'hégémonie du virtuel.
Les musées ont-ils un "mal nécessaire" ? En même temps qu'ils prolifèrent de manière presque inquiétante et sous les formes les plus antagonistes, les musées, en ce dernier quart du XXe siècle, soulèvent des débats particulièrement animés. Si répandue qu'elle soit, l'institution procède d'une conception spécifiquement occidentale du temps qui passe, impliquant une dimension de l'espace nécessaire à son déroulement, à quoi s'oppose celle du temps qui dure des civilisations "archaïques" et "primitives" . Le repli nostalgique que manifeste la multiplication des musées est signe d'une angoisse face à l'avenir, d'où sans doute la crise qu'ils semblent traverser actuellement. Conservatoires incomplets et imparfaits d'un passé qui fuit, troublés par la perte de consensus du temps présent, impuissants à saisir le futur, ils subissent la critique tant des modernistes que des classiques.
Laranjeira Rodrigues de Areia Manuel ; Kaehr Rolan
Une part importante de toutes les collections abritées dans les musées d'ethnographie consiste en "armes indigènes" et, plus généralement, en objets utilisés par les détenteurs traditionnels du pouvoir. Un ensemble de bâtons sculptés, massues de parade, haches de commandement et de parade, épées, poignards et sièges est ici présenté. Recueilli dans les années 1930, notamment par la 2ème mission scientifique suisse en Angola, il provient entres autres des Cokwe, Kwanyama, Kwamatwi, Ngangela. Chaque pièce est décrite, illustrée, son bois analysé et le tout replacé dans son contexte d'utilisation.
Pourquoi "Les femmes" ? Un tel sujet d'exposition, un tel titre pour la publication qui l'accompagne, ne manquera pas d'étonner. Considérant que l'opposition homme/femme n'a de naturel que son fondement biologique, que les chercheurs de tous horizons ont abondamment traité des questions sociologiques et historiques fondamentales, et que les ethnologues sont des observateurs d'énoncés plus que des moralistes, les concepteurs de l'exposition et du livre qui l'accompagne ont opté pour la question, centrale, de la construction, de la reproduction et de l'évolution sociales des catégories de sexe. Y a-t-il effacement ou remplacement progressif de ces catégories dans une société où droit et bioéthique, génétique et technologie médicale participent d'une refonte complète de l'ancien système de balises, malgré la morale et la religion ; et si tel est le cas, quelles en seront les conséquences ? Derrière les divers points de vue adoptés par les seize auteurs participant à cet ouvrage collectif transparaît le malaise social qui s'instaure dès que les catégories se dissolvent ; le besoin d'ordre ne serait-il jamais aussi manifeste que lorsque les frontières s'estompent ?