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M(me) le président, si vous osiez... 15 mesures pour sauver l'école
Polony Natacha
1001 NUITS
19,05 €
Épuisé
EAN :9782755500172
Toutes les familles partagent une vive inquiétude pour l'avenir de leurs enfants : l'école ne remplit plus sa mission d'enseignement, elle produit même une forme d'ignorance. Les parents ne sont pas dupes. Désormais, leur confiance en l' "organe de la République" est entamée. Depuis plus d'une dizaine d'années, le diagnostic des graves échecs de l'école a été posé, notamment par des enseignants dissidents de l'Education nationale. Depuis trop longtemps, rien n'a été entrepris qui soit venu freiner la dégradation. M(me) le Président, vous qui arrivez à l'Elysée dans l'euphorie d'une nouvelle mandature, ne gâchez pas la chance qui nous est offerte à tous. Parez au plus pressé, remédiez à la situation qui affecte et préoccupe l'ensemble des Français, osez prendre une série de mesures pour l'école. Il est temps, non pas de concocter un énième programme, mais de définir le sens de la remise en marche de l'institution scolaire. Vous savez bien que vous ne pouvez, comme vos prédécesseurs, laisser passer cet "état de grâce" qui vous donne la légitimité d'agir. Vous ne pouvez trahir les aspirations des Français. La France, son peuple, l'Histoire ne vous le pardonneraient pas. " N.P.
Biographie de l'auteur Natacha Polony est journaliste et essayiste. Auteur de nombreux ouvrages, elle présente la revue de presse de la matinale d'Europe 1 et est présente aux côtés de Laurent Ruquier dans " On n'est pas couché " tous les samedis sur France 2.
« Septembre 2020: Hugo entre en 6ème. Il vient de fêter ses onze ans, mais il n?y a là rien d?impressionnant. Pas de passage de l?école primaire au collège, pas de multiplication des professeurs en fonction des matières. En fait, l?école a tant changé que son organisation n?a plus rien à voir avec ce qu?a pu connaître Victor, son frère aîné, qui vient d?obtenir le baccalauréat sur la base du contrôle continu. Encore moins avec ce qu?ont connu ses parents, qui ont fréquenté le collège entre 1985 et 1989. D?ailleurs, eux sont un peu perdus: l?école du « socle commun » commence désormais à cinq ans et se poursuit jusqu?à seize ans dans la même structure. La seule chose que savent ces parents inquiets, c?est qu?il faut s?y prendre très tôt pour inscrire son enfant dans les meilleures écoles, tant les différences entre établissements sont désormais un fait acquis. Plus question de laisser son enfant dans l?école du quartier sous prétexte que c?est plus pratique. La réussite se prépare tôt. Mais elle coûte cher? » Fiction provocante? Non. La logique des réformes, anciennes et récentes, travaille déjà à la reconfiguration de l?institution scolaire, mais qui veut l?admettre? C?est par ce récit d?anticipation fondé sur les réformes en cours et les programmes politiques des différents partis que Natacha Polony nous ouvre les yeux. Le pire est de plus en plus sûr, nous sommes déjà dans l?école d?après l?école de la République, celle des gestionnaires qui méprisent l?enseignement. Les vieilles querelles françaises sur les méthodes et les programmes sont désormais caduques, remplacées par une vulgate internationale préoccupée de performance immédiate et peu soucieuse des risques de délitement de la Nation. Il est encore temps de prendre conscience de la grande transformation en cours et de mettre en place des contre-feux. Née en 1975, Natacha Polony est journaliste au Figaro. Agrégée de lettres et ancienne élève de l?Institut d?études politiques de Paris, elle est l?auteur de Nos enfants gâchés. Petit traité sur la fracture générationnelle (Lattès, 2005) et L?Homme est l?avenir de la femme (Lattès, 2008). Elle tient un blog très consulté: « Eloge de la transmission ».
Résumé : "Plus rien ne sera comme avant. C'est ce qu'ont proclamé des politiques, des journalistes... Et puis, certains se sont employés à réinterpréter les événements en désignant les coupables et les complices, à contrôler les mots qu'il convenait de prononcer et ceux qu'il fallait bannir. Pourquoi une telle puissance de déni ? Parce qu'il s'agissait d'éviter à tout prix de poser la question cruciale : si 4 millions de Français ont pu descendre dans la rue, proclamant derrière le slogan "je suis Charlie" (réduit par la suite et jusqu'à l'absurde à l'expression simpliste d'une injonction à l'émotion) un immense "nous sommes la France", encore faut-il se demander qui est ce nous et ce qu'est la France. De ne pas poser cette question, nous nous condamnerons à voir se creuser les fractures et s'infecter les plaies. De ne pas proposer à tous les jeunes Français, d'où qu'ils viennent, l'adhésion à une identité nationale qui leur raconte autre chose qu'un vague catéchisme mâtiné de développement durable et de droits de l'homme pour habiller d'idéal le consumérisme et le spectacle, nous nous préparons le pire des cauchemars : un pays fragmenté, rongé par les haines et les sécessions. Alors, saisissons cette occasion que nous offre le drame et affirmons ce qui nous rassemble, au delà des diversités, à travers la France et la République." Natacha Polony
Natacha Polony a trente-deux ans. Agrégée de Lettres, elle enseigne la littérature et a la responsabilité des pages "éducation" de l'hebdomadaire Marianne. Elle est l'auteur de Nos enfants gâchés, petit traité sur la fracture générationnelle (Lattès, 2005) et M(me) le président, si vous osiez...: 15 mesures pour sauver l'école (Mille et Une nuits, 2007).
Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire: ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par "le prêtre, le juge, le gouvernant". Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.
Sébastien BaillyLes Zeugmes au platÉloge d?une tournure humoristiqueAvant-propos d?Hervé Le Tellier InéditLe zeugme, c?est le sel de la langue, l?irruption du cocasse, parfois par maladresse, mais avec effet garanti. C?est l?art et la manière de lier ensemble des termes que rien ne devrait rapprocher. Le procédé a bercé votre enfance, souvenez-vous de l?injonction parentale: « Arrête de mettre le bazar et tes doigts dans le nez! »? Déjà on riait.Le zeugme est le parent pauvre de la stylistique, mais on ne fait pas de littérature sans casser des ?ufs: en recueillant le meilleur du zeugme, Sébastien Bailly en fait la démonstration, de Montesquieu à Pierre Desproges, en passant par Chloé Delaume et Pierre Dac.
Denis Diderot, (1713-1784), l?une des figures majeures des lumières, cheville ouvrière de l?Encyclopédie, ardent partisan du matérialisme athée, s?est brillamment illustré dans le dialogue philosophique.
Francis Bacon: On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C'est vrai, j'adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n'est-ce pas? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d'Eschyle qui hante mon esprit: "L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux."