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De Moscou à Beyrouth. Essai sur la désinformation
Poliakov Léon
CALMANN-LEVY
17,95 €
Épuisé
EAN :9782702112403
Lors de l'été 1982, l'engagemement d'Israël au Liban et les crimes qui lui furent alors reprochés suscitèrent de violentes réactions au sein de l'opinion occidentale. Israël se vit accusé, par les mass-média, de génocide à l'égard du peuple palestinien et ses actes se trouvèrent comparés à ceux des nazis. Dans la presse des pays socialistes comme dans celle des pays arabes, ce genre d'assimilation est monnaie courante depuis la création de l'Etat d'Israël. En Occident, en revanche, comme le montre Léon Poliakov qui étudie surtout ici le cas de la France, une telle entreprise de désinformation a des racines plus profondes. Il fallut une longue et complexe évolution avant que les sympathies dont bénéficia le jeune Etat juif se reportent partiellement sur la cause palestinienne. Deux péiodes, pour l'auteur, jouent le rôle de charnière : 1967 et la guerre des Six jours, lorsque l'image du Juif persécuté fut remplacée parcelle du Juif vainqueur, voire du Juif dominateur, et mai 1968 qui vit une partie de la jeunesse s'enthousiasmer pour les luttes révolutionnaires du tiers monde, plaçant l'O. L. P. sur le même piédestal romantique que le vietnam. La puissance des propagandes soviétique et arabe, relayées de multiples façons à travers le monde entier, fit le reste pour compromettre Israël à l'échelle internationale, et en faire "le Juif des nations". A travers la violence de l'explosion anti-israélienne de l'été 1982, c'est, par le biais de désinformation, à un relâchement des censures qui entouraient l'antisémitisme depuis les persécutions hitlériennes que l'on a en fait assisté. Cet ouvrage de Léon Poliakov, qui se montre aussi brillant polémiste qu'analyste subtil, permet de prendre conscience, avec quelque recul, de ce que dissimulent les passions de l'été 1982.
Pendant des mois, d'avril à décembre 1961, le procès historique d'Adolf Eichmann s'est déroulé devant l'opinion mondiale. Avec Le Procès de Jérusalem, Léon Poliakov met à la disposition de tous les éléments du dossier que les juges eurent entre les mains. Une longue introduction de l'auteur précise les crimes du nazisme, rappelle les circonstances de la capture d'Eichmann et développe la chronique du procès à l'aide des témoignages les plus saisissants. L'analyse des débats met en lumière des faits capitaux qui n'ont pas figuré dans les comptes rendus de la presse de l'époque. Le texte du jugement, édité par Léon Poliakov, offre un historique des persécutions raciales au fil des années dans les différents pays d'Europe, vues et méditées dans la perspective israélienne. Enfin, de nombreux documents, indispensables à l'intelligence de la Seconde Guerre mondiale et de la politique suivie par les grandes puissances, sont reproduits et commentés dans cet ouvrage exceptionnel.
Commentaires Comment interpréter le fait antisémite, ce phénomène aux conséquences si tragiques dans l'histoire occidentale ? Partant d'un constat simple - les quelques Juifs d'Extrême-Orient ne furent jamais inquiétés contrairement aux membres de la diaspora occidentale -, Léon Poliakof tente de résoudre cette question difficilement intelligible tout au long de ses trois volumes : L'Âge de la foi, L'Âge de la science et Histoire de l'antisémitisme : 1945-1953. Parce qu'il est lui-même convaincu des mérites de la raison pour comprendre l'histoire, il expose minutieusement les persécutions dont les Juifs firent l'objet, du Moyen Âge au XXe siècle, sous des régimes pourtant fort différents. Derrière l'ensemble hétéroclite mêlant antisémitisme théologique et antisémitisme racial, il finit par trouver le lien complexe unissant l'Espagne catholique, les écrits antisémites de Voltaire et la barbarie nazie. Éclairée par la parenté entre le judaïsme et ses religions filles, la passion antijuive se révèle malheureusement liée aux valeurs suprêmes de la société occidentale avant 1945. L'ampleur des connaissances mises en oeuvre pour cette étude dépassionnée en a fait un grand classique de la sociologie historique dès sa parution. --Stéphane Pares --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
Léon Poliakov suit l'évolution des rapports judéo-chrétiens de l'Antiquité jusqu'à l'aube des Temps modernes. Evoquant d'abord la condition des Juifs dans l'Empire romain, il la compare à celle qui fut la leur au sein des civilisations païennes d'Extrême-Orient, en Chine et aux Indes. Il passe ensuite à l'Europe du Haut Moyen Age, où les Juifs bénéficiaient de nombreux privilèges. Les bonnes relations judéo-chrétiennes durèrent pendant de longs siècles et dépassèrent le cap des Croisades, malgré les massacres qui accompagnèrent celles-ci. Or, cent ans plus tard, la condition des Juifs s'est définitivement aggravée. Désormais, ils sont chassés de la plupart des pays d'Europe ; là où ils sont tolérés, ils vivent dans la réclusion totale des ghettos et se constituent en un peuple-classe particulier, caractérisé par un parler, des vêtements et un ensemble d'us et coutumes distincts. L'auteur indique les facteurs qui, d'après lui, contribuèrent à cet état de choses. On a dans ce livre, pour la première fois, une réunion de faits et un ensemble d'analyses qui sont à la base d'une connaissance objective de l'antisémitisme. Léon Poliakov est né le 25 novembre 1910 à Saint-Pétersbourg (Léningrad). Il vit en France depuis 1920. Il fit à la faculté de Paris des études de droit qui le conduisirent au journalisme et à des recherches historiques. En 1944, il participa à la création du Centre de documentation juive contemporaine. Il se consacra ensuite à une vaste Histoire de l'Antisémitisme : tome I : Du Christ aux Juifs de Cour ; tome II : De Mahomet aux Marranes ; tome III : De Voltaire à Wagner ; tome IV : l'Europe suicidaire. Léon Poliakov est docteur ès-lettres de la faculté de Paris et directeur honoraire de recherches au C. N. R. S.
Nous pouvons tous agir contre le harcèlement scolaire. Le harcèlement scolaire, c'est quoi ? Pourquoi c'est grave ? Comment ça commence ? Qui est victime ? Qui est harceleur ? Les témoins sont-ils complices ? Comment détecter un cas de harcèlement ? Comment aider une victime ? Comment contrer le cyber-harcèlement ? Comment éduquer au téléphone portable et aux réseaux sociaux ? Comment prévenir le harcèlement ? Qui contacter ? Quels sont les recours juridiques ? En france, un enfant sur dix serait victime de harcèlement à l'école et un sur cinq de cyber-harcèlement. Il est plus que temps d'ouvrir les yeux sur ces pratiques et de s'y attaquer. Enfants, ados, parents, enseignants, victimes, auteurs, témoins, nous pouvons dire STOP ! Un livre à mettre entre toutes les mains.
Début du xxe siècle, dans le pays nantais. A l'ombre des arbres centenaires du parc du château de Malavielle, Cécile grandit entourée de femmes : sa grand-mère, qui tient les rênes du domaine, sa mère, une douce bourgeoise effacée, sa grande soeur, qui se destine à la vie monacale. Protégée, trop peut-être, la jeune fille a tout pour être heureuse, jusqu'au jour où elle se décide à poser des questions sur les hommes de la famille. De son père, on lui dit qu'il est mort dans un incendie à Paris, de son grand-père, qu'il était inconséquent et qu'il aurait disparu après avoir honteusement ruiné Malavielle. Mais Cécile ne trouve aucune photo, aucune trace tangible de leur existence. Quand elle s'entête, sa grand-mère l'expédie dans un internat accueillant la jeunesse dorée nantaise, où elle subit quotidiennement rebuffades et humiliations. Révoltée, Cécile fugue et débarque seule à Paris, bien décidée à éclaircir le mystère de ses origines. Avec sensibilité et réalisme, Eric Le Nabour brosse le portrait bouleversant d'une jeune femme forte et fragile aux prises avec sa famille pour conquérir son droit au bonheur.
Décalé. Il paraît que je le suis. Il est certain que je ne suis calé en rien. Cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la première fois. Dans cette balade au c?ur de son intimité, on croise les copains de toujours, Belmondo, Rochefort, Henri Salavador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco, Camus, Calet, les jazzmen adorés. Pour beaucoup personnage culte des Galettes de Pont-Aven, il est tout autant l?austère M. de Sainte-Colombe de Tous les matins du monde. C?est ça le paradoxe de ce comédien d?exception. Aussi à l?aise dans la truculence, le burlesque, la fantaisie que dans la sobriété, la retenue et la profondeur. À l?image de l?homme Jean-Pierre Marielle, solaire, jouisseur, fort en gueule, mais également solitaire, discret et cultivé. Dans un joyeux bazar haut en couleurs, bons mots loufoques, traits d?esprit et anecdotes savoureuses composent l?autoportrait sensible de l?un des Grands ducs du cinéma français.
Le grand retour romanesque de l'auteure de Mange, prie, aime. 1940. Vivian Morris, 19 ans, fille de bonne famille, est en échec scolaire. Elle est envoyée à New York vivre avec sa tante Peg, propriétaire d'un théâtre grand public à Times Square. Là, Vivian découvre ébahie le monde du spectacle, fantasque et trépident. Elle observe la vie des artistes, danseuses, musiciens et stars du cinéma. Très douée pour la couture, Vivian se met alors à créer tous leurs costumes. Mais aussi à se libérer du carcan familial, en enchaînant les rencontres avec sa nouvelle amie Celia, une sublime showgirl aux moeurs très légères. Cependant, Vivian commet le faux-pas lors d'une nuit arrosée qui devient un scandale et qui la force à retourner chez ses parents. Mais après des fiançailles rompues, elle décide de retourner à New York pour reconstruire son existence en montant une boutique de robes de mariées, alors que la guerre éclate.