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La logique de la liberté
Polanyi Michael
PUF
24,34 €
Épuisé
EAN :9782130426141
Au-delà des querelles idéologiques de surface, socialisme et libéralisme s'opposent par leurs paradigmes fondateurs. Depuis Saint-Simon et Sismondi, le socialisme perçoit la liberté individuelle comme une cause d'anarchie et d'inefficience qu'il convient de combattre par l'organisation collective de la vie économique et sociale. Le libéralisme au contraire, depuis Adam Smith et sa théorie de la " main invisible ", voit dans la liberté individuelle canalisée par des règles le seul schéma explicatif possible de l'émergence et de la régulation des ordres sociaux complexes. Au XXe siècle, des économistes et des épistémologues ont essayé d'expliciter ce paradigme des " ordres spontanés ", ou, comme on dira plus tard, des " systèmes auto-organisés ". Michaël Polanyi est l'un d'eux, au même titre qu'un Ludwig von Mises, un Friedrich Hayek ou un Karl Popper. Dans La logique de la liberté (1951), il développe l'idée que les ordres monocentriques, où les éléments individuels sont soumis à une autorité unique, ne peuvent pas gérer une aussi grande quantité d'information que les ordres polycentriques, où chaque élément est un centre de décision libre. Une autorité politique qui entreprendrait de remplacer par une gestion bureaucratique les fonctions d'un grand système auto-coordonné tel qu'une économie industrielle moderne serait, dit-il, " placée dans la situation d'un homme chargé de conduire d'une seule main une machine dont le fonctionnement requiert l'emploi simultané de plusieurs milliers de leviers ". Le modèle vaut aussi pour la science, le droit ou l'art. Dans tous ces domaines, l'interjeu des libertés individuelles produit un Ordre, et même une Pensée, supérieurs ; la liberté a sa logique que les collectivistes et étatistes ne comprennent pas.
Cet ouvrage présente et analyse les fondements juridiques, économiques et sociologiques de la multifonctionnalité agricole. Après avoir resitué celle-ci dans une perspective historique - naissance des politiques interventionnistes en Europe, développement de cultures de rente contre les cultures vivrières dans les zones africaines, sud-américaines ou océaniennes - les auteurs s'interrogent sur le débat international et les transformations en cours (sécurité alimentaire, aménagement rural, environnement...). Ils en situent l'enjeu théorique et pratique dans la dialectique qu'ils observent entre activités marchandes et non-marchandes. La recherche, dont le résultat est présenté ici, montre que l'on est en présence de deux processus, l'un de marchandisation, l'autre d'identification, chacun étant condition et limite de l'autre. Le premier, par l'extension de la concurrence marchande, s'accompagne d'anonymisation des relations, de délocalisation des productions et des hommes, et de crises alimentaires, ainsi qu'on le voit massivement aujourd'hui. Le second est fondé sur une activité de conservation ou de restauration d'identité : il permet aux groupes concernés de sauvegarder autant que possible leurs sécurité et spécificités alimentaires et culturelles, leur ancrage territorial et environnemental, comme l'illustrent la dimension identitaire de la Pac en Europe ou les différentes formes de résistance et d'innovation dans les zones tropicales enquêtées. Les études de cas montrent qu'il faut abandonner la vision d'un mouvement unilatéral vers une société de marché - voie dans laquelle les pays dits développés seraient les plus avancés - et que l'on est en présence d'un double mouvement, complémentaire et contradictoire, vers le marché et vers l'identité. Le Groupe Polanyi, qui a mené cette recherche, s'est constitué en référence à Karl Polanyi et à sa démarche pionnière pour penser l'interdépendance conflictuelle entre la dynamique de marché et les solidarités politiques et sociales. Il a réuni des spécialistes des questions de développement rural, internationalement reconnus : anthropologues, économistes, juristes, sociologues du Cirad, du CNRS, de l'Enesad, de l'Inra ou de l'université. Le présent ouvrage propose une synthèse de ces travaux à un public d'étudiants, d'enseignants et de chercheurs ainsi qu'à des responsables administratifs et professionnels du monde agricole et agroalimentaire. Plus largement, il s'adresse à ceux qui se préoccupent du rapport conflictuel entre le développement du marché et la sauvegarde des identités économiques et sociales dans le monde actuel.
Polanyi Karl ; Cangiani Michele ; Maucourant Jérôm
L'ouvrage qui vaut à Polanyi une renommée mondiale (La Grande Transformation, paru en 1944) ne fut traduit en français qu'en 1983, signe (et cause aussi) d'une trop longue négligence pour un auteur désormais reconnu pour son apport incontestable aux sciences humaines et sociales. Juste retour du balancier, ce relatif oublia laissé la place à une attention croissante. Ce regain d'intérêt est d'autant plus fondé que la pensée de Polanyi est d'une étonnante actualité. II est en effet le penseur par excellence de la "société de marché" et de la crise à laquelle s'expose une société où la logique de l'économie marchande en vient à dominer toutes les sphères de l'activité humaine. Actuel, Polanyi l'est encore par sa conception d'un socialisme radicalement démocratique censé accomplir l'idéal moderne de liberté, par le poids qu'il accorde à la culture et aux institutions dans l'analyse des systèmes économiques, par sa méthode pluridisciplinaire et par tant d'autres traits qui en font une référence aujourd'hui incontournable dans toutes les sciences sociales. Ces textes (pour la plupart inédits en français) offrent un panorama de la pensée de Polanyi. On y trouvera bien sûr des clefs pour accéder au c?ur de la grille d'analyse proposée dans La Grande Transformation, mais aussi un outil rassemblant l'essentiel des contributions de Polanyi à l'anthropologie économique, à l'étude comparée des systèmes économiques, à la philosophie politique, à l'analyse des systèmes et des idéologies qui s'affrontèrent au XXe siècle (socialisme, communisme, fascisme, nazisme).
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.