Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La subsistance de l'homme. La place de l'économie dans l'histoire et la société
Polanyi Karl ; Chavance Bernard
FLAMMARION
27,00 €
Épuisé
EAN :9782081229105
Penseur majeur de l'économie de marché et historien du libéralisme, Karl Polanyi reste l'un des rares théoriciens capables de nous aider à comprendre la nature du libéralisme en économie et à reconnaître les limites actuelles de nos démocraties. La Subsistance de l'homme - ouvrage inachevé paru aux Etats-Unis en 1977, et enfin disponible en français - prolonge et complète son oeuvre magistrale, La Grande Transformation. Polanyi y formulait une critique de l'utopie libérale du XIXe siècle à l'origine du mouvement social d'autoprotection, de l'Etat providence", aujourd'hui encore fortement menacé. En prenant le parti d'analyser la subsistance de l'homme sur une très longue période historique, Polanyi offre ici une interprétation originale de la nature et des racines de l'économisme contemporain. L'économie des sociétés primitives, de la vieille Babylone, de l'Egypte ancienne et du royaume du Dahomey au XVIIIe siècle permet de repenser l'universalité et la spécificité des relations sociales et des modes d'"encastrement"de l'économie au sein de la société. Dans la Grèce antique, le commerce extérieur, les usages de la monnaie et l'émergence de marchés à l'échelle locale ou méditerranéenne sont autant d'exemples où l'échange était subordonné à la réciprocité et à la redistribution et où l'économie était étroitement liée au politique. Derrière ce travail de recherche, exigeant et exceptionnel, se déploie l'une des grandes pensées humanistes du XXe siècle, aujourd'hui indispensable pour desserrer l'emprise que la logique libérale exerce sur notre représentation de l'économie et du monde."
Kind-barkauskas Friedbert ; Polonyi Stephan ; Bran
Construire en béton3 présente en un seul volume abondamment illustré toute la gamme des possibilités constructives offertes par le matériau béton. Le lecteur découvrira dans cet ouvrage le développement des technologies du béton de l'Antiquité à nos jours, l'importance du matériau béton dans l'architecture moderne, les bases spécifiques de ce matériau, ses sortes et qualités, les multiples possibilités offertes en termes de configuration de surface et de couleur, les bases de la physique du bâtiment et de l'application du béton, les structures d'étages et de hall avec des instructions pour le projet et sa mise en ?uvre, ainsi que de nombreux exemples détaillés de constructions (parois externes, parois intérieures porteuses, toit massif, jointures, fixations, escaliers...), A l'instar des précédents atlas publiés par DETAIL, voici un véritable ouvrage de référence pour les architectes et les ingénieurs, assorti d'un glossaire détaillé: l'outil indispensable pour la conception des ouvrages en béton."
Cet ouvrage présente et analyse les fondements juridiques, économiques et sociologiques de la multifonctionnalité agricole. Après avoir resitué celle-ci dans une perspective historique - naissance des politiques interventionnistes en Europe, développement de cultures de rente contre les cultures vivrières dans les zones africaines, sud-américaines ou océaniennes - les auteurs s'interrogent sur le débat international et les transformations en cours (sécurité alimentaire, aménagement rural, environnement...). Ils en situent l'enjeu théorique et pratique dans la dialectique qu'ils observent entre activités marchandes et non-marchandes. La recherche, dont le résultat est présenté ici, montre que l'on est en présence de deux processus, l'un de marchandisation, l'autre d'identification, chacun étant condition et limite de l'autre. Le premier, par l'extension de la concurrence marchande, s'accompagne d'anonymisation des relations, de délocalisation des productions et des hommes, et de crises alimentaires, ainsi qu'on le voit massivement aujourd'hui. Le second est fondé sur une activité de conservation ou de restauration d'identité : il permet aux groupes concernés de sauvegarder autant que possible leurs sécurité et spécificités alimentaires et culturelles, leur ancrage territorial et environnemental, comme l'illustrent la dimension identitaire de la Pac en Europe ou les différentes formes de résistance et d'innovation dans les zones tropicales enquêtées. Les études de cas montrent qu'il faut abandonner la vision d'un mouvement unilatéral vers une société de marché - voie dans laquelle les pays dits développés seraient les plus avancés - et que l'on est en présence d'un double mouvement, complémentaire et contradictoire, vers le marché et vers l'identité. Le Groupe Polanyi, qui a mené cette recherche, s'est constitué en référence à Karl Polanyi et à sa démarche pionnière pour penser l'interdépendance conflictuelle entre la dynamique de marché et les solidarités politiques et sociales. Il a réuni des spécialistes des questions de développement rural, internationalement reconnus : anthropologues, économistes, juristes, sociologues du Cirad, du CNRS, de l'Enesad, de l'Inra ou de l'université. Le présent ouvrage propose une synthèse de ces travaux à un public d'étudiants, d'enseignants et de chercheurs ainsi qu'à des responsables administratifs et professionnels du monde agricole et agroalimentaire. Plus largement, il s'adresse à ceux qui se préoccupent du rapport conflictuel entre le développement du marché et la sauvegarde des identités économiques et sociales dans le monde actuel.
Polanyi Karl ; Cangiani Michele ; Maucourant Jérôm
L'ouvrage qui vaut à Polanyi une renommée mondiale (La Grande Transformation, paru en 1944) ne fut traduit en français qu'en 1983, signe (et cause aussi) d'une trop longue négligence pour un auteur désormais reconnu pour son apport incontestable aux sciences humaines et sociales. Juste retour du balancier, ce relatif oublia laissé la place à une attention croissante. Ce regain d'intérêt est d'autant plus fondé que la pensée de Polanyi est d'une étonnante actualité. II est en effet le penseur par excellence de la "société de marché" et de la crise à laquelle s'expose une société où la logique de l'économie marchande en vient à dominer toutes les sphères de l'activité humaine. Actuel, Polanyi l'est encore par sa conception d'un socialisme radicalement démocratique censé accomplir l'idéal moderne de liberté, par le poids qu'il accorde à la culture et aux institutions dans l'analyse des systèmes économiques, par sa méthode pluridisciplinaire et par tant d'autres traits qui en font une référence aujourd'hui incontournable dans toutes les sciences sociales. Ces textes (pour la plupart inédits en français) offrent un panorama de la pensée de Polanyi. On y trouvera bien sûr des clefs pour accéder au c?ur de la grille d'analyse proposée dans La Grande Transformation, mais aussi un outil rassemblant l'essentiel des contributions de Polanyi à l'anthropologie économique, à l'étude comparée des systèmes économiques, à la philosophie politique, à l'analyse des systèmes et des idéologies qui s'affrontèrent au XXe siècle (socialisme, communisme, fascisme, nazisme).
Résumé : Au-delà des querelles idéologiques de surface, socialisme et libéralisme s'opposent par leurs paradigmes fondateurs. Depuis Saint-Simon et Sismondi, le socialisme perçoit la liberté individuelle comme une cause d'anarchie et d'inefficience qu'il convient de combattre par l'organisation collective de la vie économique et sociale. Le libéralisme au contraire, depuis Adam Smith et sa théorie de la " main invisible ", voit dans la liberté individuelle canalisée par des règles le seul schéma explicatif possible de l'émergence et de la régulation des ordres sociaux complexes. Au XXe siècle, des économistes et des épistémologues ont essayé d'expliciter ce paradigme des " ordres spontanés ", ou, comme on dira plus tard, des " systèmes auto-organisés ". Michaël Polanyi est l'un d'eux, au même titre qu'un Ludwig von Mises, un Friedrich Hayek ou un Karl Popper. Dans La logique de la liberté (1951), il développe l'idée que les ordres monocentriques, où les éléments individuels sont soumis à une autorité unique, ne peuvent pas gérer une aussi grande quantité d'information que les ordres polycentriques, où chaque élément est un centre de décision libre. Une autorité politique qui entreprendrait de remplacer par une gestion bureaucratique les fonctions d'un grand système auto-coordonné tel qu'une économie industrielle moderne serait, dit-il, " placée dans la situation d'un homme chargé de conduire d'une seule main une machine dont le fonctionnement requiert l'emploi simultané de plusieurs milliers de leviers ". Le modèle vaut aussi pour la science, le droit ou l'art. Dans tous ces domaines, l'interjeu des libertés individuelles produit un Ordre, et même une Pensée, supérieurs ; la liberté a sa logique que les collectivistes et étatistes ne comprennent pas.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)