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Peintres photographes. De Degas à Hockney
Poivert Michel
CITADELLES
66,20 €
Épuisé
EAN :9782850887208
Devant l'intérêt croissant porté à la pratique photographique par les peintres ces dernières années, cet essai dépasse la perspective de l'usage documentaire des artistes pour envisager cette production d'images comme un espace de création à part entière. Qu'elle entre en résonance avec l'oeuvre peinte ou qu'elle ouvre sur des expérimentations dépassant le champ pictural traditionnel, cette pratique traduit une autre relation à l'image à l'ère de sa démocratisation. Parfois confinée à la sphère de l'intime, conservées dans des archives ou des albums de famille, ces photographies témoignent d'une nouvelle forme d'exploration du réel et d'un regard neuf porté sur le monde. De Degas à Hockney, en passant par Eakins, Mucha, Munch, Bellmer, Kandinsky, Bonnard, Denis, Magritte, Twombly, Sheeler, Richter, Polke, Balthus..., ce livre retrace à travers l'étude de trente artistes une histoire de la photographie des peintres.
Qu'est-ce qu'une contre-culture à l'heure de l'image sur Internet ? Depuis une génération, des propositions en apparence éclectiques de photographes prennent le contre-pied des nouveaux standards de l'image. Beaucoup préfèrent photographier avec du matériel rudimentaire ou même se passer d'appareil, explorent le patrimoine des procédés, hybrident l'image et les objets, amplifient la photographie en installations ou bien encore associent photographie et artisanat textileEn se reconnectant au tangible, la photographie entre dans
Toute une partie des photographies de Frédérique Bretin nous interroge ainsi sur notre désir d'horizon. Comment atteindre ce fond qui se dérobe à chaque avancée ? En prenant la position de l'attente, il y a le secret espoir dans chaque image que ce soit lui, le fond, qui nous rejoigne. C'est ainsi que la poésie de Frédérique Bretin renverse de façon sensible et empirique le système spatial que dicte la photographie : alors qu'on la conçoit comme une fenêtre ouverte et une trajectoire vers l'horizon, ses images sont au contraire l'expérience d'un retournement de cette perspective.
Résumé : Plus encore qu'un inventeur, Bayard fut un véritable précurseur. Au-delà d'une découverte majeure, le tirage d'une photographie positive directement sur papier, il fut sans doute le premier à voir les possibilités d'expression d'un médium dont on vantait surtout les avantages pratiques. Ses propres photos portent la marque d'une sensibilité très fine, qu'il s'agisse de portraits ou de paysages. Il fut aussi le premier à mettre en scène un personnage. Son "Autoportrait en noyé" dit d'habile façon son regret d'avoir été négligé par Arago qui lui préférait Daguerre.
Au travers de six études, l'ouvrage propose une approche des stratégies employées par le surréalisme pour rendre visible les notions essentielles de son esthétique, qui concilie renouvellement de l'inspiration poétique et nécessité de l'engagement politique à l'heure de la montée du fascisme.Alors que l'idéalisme des années 1920, guidée par la magie de l'automatisme psychique, peine à devenir une arme idéologique, la photographie fournit à l'entourage d'André Breton les moyens de faire de l'image mentale une réalité concrète. Pour y parvenir, les documents photographiques opèrent au coeur des usages surréalistes par le jeu des détournements qui donnent au surréalisme l'apparence prestigieuse d'une révolution scientifique. Loin d'un univers convenu de l'onirisme, les surréalistes utilisent la trivialité des documents pour s'inscrire dans l'histoire en marche. Si l'étrangeté est toujours au rendez-vous - à travers une vulgaire reproduction, un simple grossissement ou encore un instantané - elle est désormais au service de la puissance de l'esprit à transformer le monde. Breton, Dali, Brassaï, Man Ray et tant d'autres travaillent, au passage des années 1920-1930, à cette "illumination profane" que reconnaît alors en Allemagne Walter Benjamin, et qui traduit la conversion du surréalisme au politique.Cette approche anthropologique et esthétique du plus fameux courant artistique du XXème siècle montre le rôle déterminant de la photographie dans une conduite pragmatique de l'avant-garde.
Des catacombes de Priscilla à Rome aux photographes Piere et Gilles en passant par les icônes byzantines, les reliquaires médiévaux et les artistes de la Renaissance, la représentation de la Vierge à l'Enfant est l'un des sujets les plus traités dans l'art occidental. Pourquoi tant d'images ? Pourquoi tant de visages prêtés à celui de la Vierge ? Et qu'est-ce qui nous émeut en elle, nous touche au plus profond de nous-mêmes ? Au travers des images de dévotion publique et privée, ce sont celles, idéales, de l'amour maternel, inconditionnel, divin, l'amour agape, qui parle à notre désir d'être aimé infiniment, absolument. La permanence et la richesse à travers les siècles, de ces figures la Vierge à l'Enfant, leur permettent de retracer une histoire de l'art, des idées et de la pensée chrétienne. L'auteur décrypte l'archétype et la prodigieuse floraison des symboles qui les accompagne, tout en évoquant la dialectique du sacré et du profane, du visible et de l'invisible. Au fil des pages, les créations reproduites - qu'il s'agisse de chefs-d'oeuvre ou de scènes de genre méconnues - évoquent la diversité de traitement qu'a pu susciter cette figure maternelle intemporelle.
?Comment les peintres, dessinateurs et graveurs ont-ils représenté l'arbre, de la Renaissance au XXe siècle ? Cette histoire visuelle donne à percevoir la construction et le développement d'un motif qui s'érige en sujet à part entière de la peinture occidentale. Qu'il soit solitaire ou entouré de congénères, garni, à nu, bourgeonnant ou fleuri..., sa représentation rassemble nombre de difficultés techniques, un véritable défi formel pour l'artiste. Des sources variées permettent ici de retracer de manière vivante les différentes pratiques des créateurs : l'élaboration de recettes d'atelier, la diffusion de grands modèles, la pratique au coeur même de la nature ; autant d'attitudes et de chemins qui nous font entrer de plain-pied dans le grand atelier artistique de l'arbre et du paysage à l'époque moderne. Comment comprendre ces oeuvres picturales qui mettent en scène la figure centrale de l'arbre'? Depuis les représentations de forêts sauvages évoquant les déserts érémitiques au XIVe siècle jusqu'à la précoce prise de conscience écologique au XXe siècle, le spectre étendu des interprétations de la figure de l'arbre nous amène à nous interroger sur la construction et l'intensité de nos liens avec le paysage et la nature.
?Lieux de spiritualité, les mosquées cultivent un sens profond et souvent mystique de la beauté : certaines comptent parmi les plus brillants accomplissements de l'histoire de l'architecture. A travers plus de soixante sites, cet ouvrage retrace l'évolution de leur structure et de leur décor à travers les siècles ? depuis leurs origines en Arabie, en passant par les chefs-d'oeuvre de Cordoue, Ispahan et Istanbul, jusqu'aux propositions contemporaines de Doha ou de Toronto. Entre Europe, sous-continent indien, Amérique du Nord, Afrique, Moyen-Orient, Russie et Caucase, c'est tout un monde d'idées et de formes qui se dessine. Aux côtés des plus fameuses créations des grandes dynasties de l'histoire islamique ? Omeyades, Abbassides, Mamelouks, Ottomans, Safavides ou Moghols ?, une sélection d'oeuvres majeures de notre temps vient démontrer la vitalité de l'architecture des mosquées à l'orée du XXIe siècle. Les photographies, pour beaucoup inédites, illustrent l'intérieur comme l'extérieur des bâtiments, ainsi que les jardins et fontaines qui leur servent de cadre. Les textes éclairent quant à eux les interprétations architecturales de la mosquée, mais aussi le style et l'iconographie de son décor. Calligraphie, céramique émaillée, mobilier et éclairage sont ainsi mis en lumière dans cet hommage à la splendeur de l'art islamique.
Les historiens de l'art ont l'habitude d'utiliser l'expression de "siècle d'or hollandais" (gouden eeuw) pour qualifier la civilisation néerlandaise du XVIIe siècle et, plus spécifiquement encore, l'art de cette période. Ce livre entend repenser cette notion en proposant d'analyser la manière dont elle a été définie, pensée et décrite au XVIIe siècle, par les Hollandais eux-mêmes, comme par leurs contemporains. Cet "âge d'or" est un moment historique marqué par de profonds bouleversements : alors que les guerres et les rivalités politiques traversent le siècle, la dissipation des tensions religieuses en fait une terre d'accueil et de tolérance ; les Provinces-Unies assoient fermement leur hégémonie économique et commerciale, fondée notamment sur les échanges coloniaux. Savants, poètes, philosophes et artistes forgent, chacun à leur manière, les représentations naturalistes ou idéalisées de ces transformations. Appréhender la société néerlandaise du XVIIe siècle à travers la grande variété de leurs créations rend compte de l'identité plurielle d'une nation en devenir. Tout en suivant le fil chronologique de l'histoire, des débuts de la guerre de Quatre-Vingts Ans jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, les principales théories et pratiques artistiques du siècle d'or sont ici exposées, sans tenter de reconstruire a posteriori une unité factice. Des oeuvres de Paul Bril à Adriaen Coorte en passant par Aelbert Cuyp, Gerard Dou, Gerard van Honthorst, Samuel van Hoogstraten, Gabriel Metsu..., sans oublier les incontournables Rembrandt, Vermeer et Hals, plus de 350 artistes et près de 600 oeuvres commentées accompagnent cette synthèse érudite et accessible, qui offre un éclairage renouvelé sur cette période phare de l'histoire de l'art.