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Séoul, playstation mélancolique
Poitevin Jean-Louis
ATELIER CAHIERS
15,00 €
Épuisé
EAN :9791091555319
Je marche, je regarde, j'entends, j'absorbe. Mon corps absorbe. Mon cerveau absorbe. Je laisse s'épanouir en moi ces milliers de fleurs urbaines et sauvages qui exp4sent à chaque endroit, néons en plein jour, écrans aux dimensions de cataracte déversant leurs millions de litres de pixels sur des passants apparemment indifférents... C'est à partir de cet instant que la ville commença de glisser, carte mentale incertaine, sur la carte de ce monde enfoui et que les lignes brisées de mes vies non vécues sont venues épouser de leurs tangentes inchoatives le dédale imprécis des rues de Séoul. " Un photographe de presse, habitué des zones de guerre, est invité à venir en Corée pour réaliser une série de photos de mode. Malgré lui, il va être entraîné dans une aventure qui le conduit à tenter de récupérer des oeuvres d'art volées. Mais c'est la ville, Séoul, qui le happe ...
L'histoire de Jonas occupe dans notre imaginaire une place importante. On y dit comment un homme qui craint d'être porteur d'une parole de mort essaye d'échapper à sa mission mais se retrouve confronté à son destin. Ce texte est plus qu'une histoire, c'est un conte. Jonas, croyant pouvoir échapper à l'ordre que Dieu lui a transmis d'être un de ses messagers auprès des habitants de Ninive, prend la mer dans la direction opposée. Il est jeté à l'eau par des marins convaincus qu'il est la cause de la tempête qui menace leur bateau. Puis il est avalé par un grand poisson et survit dans son ventre avant d'être rejeté sur une plage. Alors, il comprend qu'il ne peut échapper à sa mission et se rend dans la ville de Ninive afin d'annoncer aux habitants... L'auteur, Jean-Louis Poitevin, a tenté de revivre plume à la main le parcours d'un Jonas appelé à délivrer aujourd'hui son message dans la ville de Mossoul sise sur les ruines de la grande Ninive.
Poitevin Jean-Louis ; Decron Benoît ; Jacquet Jani
Parvenu à ce moment de sa carrière où le positionnement de ses oeuvres devient essentiel, Nicolas Sanhes a souhaité travailler à l'élaboration d'un ouvrage permettant d'appréhender les diverses formes de son travail. Le livre traduit dans un langage accessible le choix d'un travail de type monumental, sans négliger les aspects plus "intimiste" d'autres oeuvres, petites sculptures et dessins. Cet ouvrage retrace le parcours qui a conduit l'artiste d'oeuvres en bois comme le "nid" et de structures de type réticulaire, à ces lignes monumentales d'acier, composées de quinze éléments. Il permet de situer le travail de Nicolas Sanhes dans le champ élargi des pratiques sculpturales contemporaines. Par une étude approfondie de son travail ce livre dégage les enjeux de chacune des oeuvres dans la double relation qu'elle entretient avec les matériaux qui la composent et avec les dessins préparatoires. Le geste créateur est compris comme le moment "central" de cet agencement inédit de lignes dans ce que l'auteur a appelé une "géométrie incidente", c'est-à-dire une géométrie dans laquelle la singularité d'une invention se réalise en poussant à la limite les conditions mêmes de la construction. Une approche critique des sources et des influences rend compte de la position de l'oeuvre de Nicolas Sanhes en le rapprochant pour mieux l'en distinguer du travail de Bernar Venet, Marc Fornes ou encore Robert Schad. Tous travaillent à des constructions qui résolvent le problème de l'équilibre par des artifices techniques. Nicolas Sanhes, réalise des oeuvres qui se situent toujours à la limite de la rupture, rendant le danger si tangible que le miracle de l'équilibre en devient plus sensible et plus puissant.
L'assassinat d'un ministre de la culture par un grand peintre : oeuvre de fiction ou provocation eclairee ? L'auteur, theoricien de la creation, depuis plus de trente ans s'ereinte a liberer ce metier contrarie depuis trop longtemps par le parasitage incessant et goulu de l'economie sociale". (Rudy Ricciotti) Jean-Louis Poitevin nous entraine dans une vertigineuse immersion au coeur des arcanes du pouvoir culturel, la ou l'art, la pensee et la revolte se heurtent aux jeux d'influence et aux compromissions. Avec une plume tranchante et une intelligence corrosive, il disseque les hypocrisies d'un systeme ou l'on etouffe les esprits trop libres pour les recracher en marionnettes. Entre satire aceree et thriller conceptuel, Grave Insulte au Cerveau nous plonge dans une spirale ou l'on finit par douter de tout, meme de soi. Un livre coup de poing, une oeuvre de revolte.
Résumé : Il est impossible de résumer une telle somme, ouvrage d'une vie. Disons à très larges traits que la "théorie de la bicaméralité" développée par Julian Jaynes affirme que l'esprit humain était autrefois constitué de deux parties, l'une qui "parlait" et formulait les décisions à prendre, l'autre qui écoutait et obéissait. Aucune de ces deux parties n'étaient véritablement conscientes au sens où on l'entend aujourd'hui, et précisément la conscience serait apparue progressivement, au fur et à mesure que "l'esprit bicaméral" , comme Jaynes nomme cet état antérieur, disparaissait. Le lecteur suit le psychologue américain retrouvant dans les traces archéologiques des plus anciennes civilisations, dans l'histoire antique et religieuse (la littérature mésopotamienne, l'Illiade, les poètes grecs, l'Ancien Testament...), les preuves de l'existence de cet esprit bicaméral qu'il postule, et dans la poésie, la musique, l'hallucination du schizophrène, et ultimement dans la méthode scientifique, ce qu'il interprète comme ses vestiges...
Cette longue nouvelle de l écrivaine Pak Wan-seo met en scène une gynécologue « accoucheuse d anges » dans le Séoul des années 1980 à trois de jours de prendre sa retraite. Pendant ces 3 dernières longues journées d automne, elle fait le bilan des trente années écoulées et se demande désespérément s il lui sera donnée une dernière chance de mettre au monde un enfant vivant. A travers ce portrait sans concession d une femme face à son destin, c est un tableau de la Corée contemporaine que dresse, non sans humour, Pak Wan-seo. Comme toujours chez ce grand auteur, derrière le masque grimaçant des personnages et de leur misère, se cache un profond humanisme qui donne une résonance universelle à ce très beau texte coréen.
Nous sommes en mai 1958, un groupe d’intellectuels français s’embarque à bord d’un avion en direction de Pyongyang via Moscou. À son bord, des hommes en quête d’horizons nouveaux : Armand Gatti, journaliste, futur cinéaste et dramaturge ; Chris Marker, écrivain-cinéaste; Jean-Claude Bonnardot, acteur-cinéaste ; Francis Lemarque, chansonnier, et Claude Lanzmann, rédacteur-philosophe aux Temps Modernes de Sartre et Beauvoir, et futur maître du documentaire moderne. Gatti et Bonnardot ramèneront de cette expédition un film unique en son genre Moranbong, un film à part, insoluble dans le réalisme socialiste stalinien, trou noir dans l’histoire du cinéma français, une comète chargée de toutes les interrogations et contradictions d’une époque, en Corée du Nord comme en France. Chris Marker ramènera un album de photographies commentées qui fera date (Coréennes), Lemarque, des vues éparses filmées au cours du séjour, et Lanzmann, une histoire belle et triste d’amour impossible qu’il relatera dans ses mémoires (Le Lièvre de Patagonie). Le nord de la Corée est alors sous le contrôle de Kim Il-sung, fondateur d’une république dite populaire alliée de l’URSS et de la Chine.