Conçu comme un tissage d'images et de textes inspiré des textiles Jalq'a, ce livre reprend et amplifie les questionnements, les expériences et présente les oeuvres réalisées pour l'exposition BOOMERANG présentée à l'occasion du Parcours d'art contemporain en vallée du Lot pendant l'été 2008. Tout d'abord, il rend compte de la confrontation de l'imaginaire d'artistes contemporains avec le passé artistique lointain, incarné ici par la grotte du Pech Merle, et ouvre la porte sur le " monde d'en bas ", ce ventre vivant de la terre. Il établit un lien entre le geste artistique des dessins et des gravures liés à la fois au monde rupestre et au chamanisme tel qu'il est pratiqué par les Kalawaya de Bolivie et des oeuvres d'artistes contemporains. Ce livre témoigne de la rencontre, de la confrontation et de l'ensemencement réciproque entre ces différents univers. Accompagné de contributions diverses provenant des principaux acteurs de ce projet, il est centré autour d'un essai général mettant en perspective la dimension singulière de BOOMERANG. Dans ce projet, une sorte de pli temporel virtuel fait se rencontrer un passé immémorial, une part occultée de l'histoire de l'Europe et plusieurs présents. On y voit à l'oeuvre des gestes différents et complémentaires dans la manière qu'ils ont de rendre compte de cette courbure de l'espace-temps semblable à celle du boomerang et de son trajet.
Dans le Berlin du tournant du millénaire, Xanthe, une jeune femme libre et fantasque, invente des nuits particulières où les images gouvernent les corps. Elle décide d'organiser des soirées privées dont l'intégralité est retransmise en direct sur des écrans géants. Tout en se livrant à des jeux érotiques dans d'immenses bâtiments désaffectés, les convives peuvent donc, en une troublante mise en abyme, se perdre dans la contemplation de leur propre plaisir. Très vite, une faune interlope se presse à ces fêtes galantes post-modernes. Mais il y a aussi la réalité, celle du pouvoir et du ressentiment de quelques membres de la bonne société berlinoise, qui ne goûtent pas l'indépendance d'esprit de Xanthe. La jeune femme leur fera face et trouvera des amis singuliers qui lui permettront de retourner contre ces gens leur haine de la liberté, au moyen d'une vengeance exemplaire, cruelle, et implacable. Avec Les Nuits sans nom, Jean-Louis Poitevin passe au scalpel de sa plume ciselée nos fantasmes les plus inavouables. Un roman fascinant et une réflexion très contemporaine sur le pouvoir des images.
Résumé : " Je marche, je regarde, j'entends, j'absorbe. Mon corps absorbe. Mon cerveau absorbe. Je laisse s'épanouir en moi ces milliers de fleurs urbaines et sauvages qui exp4sent à chaque endroit, néons en plein jour, écrans aux dimensions de cataracte déversant leurs millions de litres de pixels sur des passants apparemment indifférents... C'est à partir de cet instant que la ville commença de glisser, carte mentale incertaine, sur la carte de ce monde enfoui et que les lignes brisées de mes vies non vécues sont venues épouser de leurs tangentes inchoatives le dédale imprécis des rues de Séoul. " Un photographe de presse, habitué des zones de guerre, est invité à venir en Corée pour réaliser une série de photos de mode. Malgré lui, il va être entraîné dans une aventure qui le conduit à tenter de récupérer des oeuvres d'art volées. Mais c'est la ville, Séoul, qui le happe ...
L'assassinat d'un ministre de la culture par un grand peintre : oeuvre de fiction ou provocation eclairee ? L'auteur, theoricien de la creation, depuis plus de trente ans s'ereinte a liberer ce metier contrarie depuis trop longtemps par le parasitage incessant et goulu de l'economie sociale". (Rudy Ricciotti) Jean-Louis Poitevin nous entraine dans une vertigineuse immersion au coeur des arcanes du pouvoir culturel, la ou l'art, la pensee et la revolte se heurtent aux jeux d'influence et aux compromissions. Avec une plume tranchante et une intelligence corrosive, il disseque les hypocrisies d'un systeme ou l'on etouffe les esprits trop libres pour les recracher en marionnettes. Entre satire aceree et thriller conceptuel, Grave Insulte au Cerveau nous plonge dans une spirale ou l'on finit par douter de tout, meme de soi. Un livre coup de poing, une oeuvre de revolte.
Poitevin Jean-Louis ; Decron Benoît ; Jacquet Jani
Parvenu à ce moment de sa carrière où le positionnement de ses oeuvres devient essentiel, Nicolas Sanhes a souhaité travailler à l'élaboration d'un ouvrage permettant d'appréhender les diverses formes de son travail. Le livre traduit dans un langage accessible le choix d'un travail de type monumental, sans négliger les aspects plus "intimiste" d'autres oeuvres, petites sculptures et dessins. Cet ouvrage retrace le parcours qui a conduit l'artiste d'oeuvres en bois comme le "nid" et de structures de type réticulaire, à ces lignes monumentales d'acier, composées de quinze éléments. Il permet de situer le travail de Nicolas Sanhes dans le champ élargi des pratiques sculpturales contemporaines. Par une étude approfondie de son travail ce livre dégage les enjeux de chacune des oeuvres dans la double relation qu'elle entretient avec les matériaux qui la composent et avec les dessins préparatoires. Le geste créateur est compris comme le moment "central" de cet agencement inédit de lignes dans ce que l'auteur a appelé une "géométrie incidente", c'est-à-dire une géométrie dans laquelle la singularité d'une invention se réalise en poussant à la limite les conditions mêmes de la construction. Une approche critique des sources et des influences rend compte de la position de l'oeuvre de Nicolas Sanhes en le rapprochant pour mieux l'en distinguer du travail de Bernar Venet, Marc Fornes ou encore Robert Schad. Tous travaillent à des constructions qui résolvent le problème de l'équilibre par des artifices techniques. Nicolas Sanhes, réalise des oeuvres qui se situent toujours à la limite de la rupture, rendant le danger si tangible que le miracle de l'équilibre en devient plus sensible et plus puissant.
Situé à Meudon-la-Forêt, le projet porte sur la conception et la réalisation d'un campus d'exception, l'Ecole Ducasse - Paris Campus. L'architecture du bâtiment, réalisée par l'agence Arte Charpentier architectes, est inspirée de la nature. A l'avant garde des tendances, ce campus a pour ambition de partager et transmettre la philosophie du chef Alain Ducasse.
Erigé au début du XIXe siècle, le complexe charbonnier du Grand-Hornu, dans le Hainaut belge, se voulait, avec sa cité ouvrière, un véritable projet de ville. Par deux fois sauvée de la ruine, cette cathédrale de l'industrie aujourd'hui réhabilitée, abritant un musée et un centre de design, s'ouvre résolument à la création contemporaine internationale : utopie revisitée, lieu où souffle l'esprit.
Cet ouvrage offre un aperçu unique du processus de conception de 21 passerelles piétonnes et cyclistes. Contexte physique et historique, contraintes techniques, écologiques et économique ; culture, processus, sont quelques-uns des mots clés qui rendent chaque projet unique. L'auteur de projet, l'architecte et l'ingénieur Laurent Ney, révèle la complexité qui caractérise chaque conception d'ouvrage d'art et explique comment, grâce à une vision intégrée de l'architecture et de l'ingénierie, on peut aboutir à des objets qui s'insèrent de manière significative dans nos traditions. This book offers a unique insight into the design process behind 21 footbridges. Physical and historical context, technical constraints, ecology and economy, culture and process are some of the key notions that underlie each unique project. The designer, architect and engineer Laurent Ney reveals the complexity that characterizes each structure and how, through an integrated vision of architecture and engineering, we can achieve objects that fit significantly into our tradition.
Les 101 mots de l'habitat évoluent avec nos moeurs, nos usages, nos sensibilités. Ils décrivent non seulement le logement mais son environnement proche. L'organisation de nos lieux de vies disent nos façons de concevoir les relations, les goûts d'une époque, les modes, la vision du progrès, les avancées technologiques... De l'appartement bourgeois au logement pour tous, en passant par les cités-jardins et les éco-quartiers, ces mots, qui ont une histoire, se transforment en même temps que nous et racontent nos modes de vie et nos façons de penser ; de la vie avec les familiers à la cohabitation. Ils disent aussi les tentatives, les adaptations réussies et les échecs de certaines innovations. Ils racontent nos idéaux changeants et 101 mots ne sont pas de trop !