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Du flou dans la ville
Poisson Mathias ; Michard Alain ; Perrin Julie ; O
ETEROTOPIA
16,00 €
Épuisé
EAN :9791093250267
Dans chaque ville, il existe un espace flou. Cet espace caché s'ouvre à celui qui souhaite modifier ses habitudes perceptives, c'est le lieu du sensible. Cet espace est partout et pourtant il est presque systématiquement mis de côté par la raison. Ce livre avance une hypothèse : voir flou permettrait d'ouvrir d'autres modes relationnels à l'environnement et de considérer l'espace urbain dons une plurisensorialité créative. Alain Michard et Mathias Poisson mènent depuis 2002 des expériences artistiques dans des villes aussi différentes qu'Istanbul, Naples, Tokyo, Marseille ou Paris. Ils reviennent sur leurs créations communes et atypiques, entre danse contemporaine, cartographie et écriture. Ils font état, dans cet ouvrage, de leurs méthodes d'auscultation et d'appropriation de la ville. Pour décrire et présenter leur démarche, ils s'appuient sur une de leurs oeuvres majeures : les Promenades blanches.
Une toute nouvelle grammaire de référence pour les élèves et étudiants de français au niveau débutant! La Grammaire expliquée du français pour débutants a été conçue en insistant sur la "lisibilité'. Elle utilise un minimum de métalangage mais, pour illustrer les explications grammaticales, elle propose de très nombreux exemples pris dans la vie de tous les jours, des dessins permettant de visualiser tel ou tel fait grammatical, des schémas et des tableaux récapitulatifs. Cette grammaire s'adresse à des apprenants débutants, adolescents ou adultes. Elle les accompagnera dès leurs premières semaines d'apprentissage du français, soit que l'enseignant l'utilise en complément du manuel habituel, soit qu'il s'en serve comme document-ressource à la maison. Une première partie Outils grammaticaux traite classiquement, en termes très simples et toujours en partant d'exemples, des différentes parties du discours: le nom, ce qui le précède (les articles), ce qui le complète (les compléments du nom, les adjectifs), ce qui le remplace (les pronoms); le verbe, les principaux temps de l'indicatif, les occurrences les plus fréquentes du subjonctif et du conditionnel, les formes impersonnelles, l'emploi du passif, la construction des verbes; les mots invariables (prépositions et adverbes); la phrase négative, interrogative, exclamative. Une seconde partie Comment exprimer...? se réfère d'avantage à une approche notionnelle-fonctionnelle. Elle permet aux apprenants débutants de très vite se débrouiller dans les diverses situations de communication qu'ils rencontrent: comment se situer dans le temps et dans l'espace, comment suggérer quelque chose, accepter ou refuser une proposition, émettre un doute ou une restriction, formuler un souhait... Ici encore, chaque fait de langue est toujours mis en situation, soit par une phrase ou un petit dialogue, soit par un dessin."
Pourquoi Antoine Mercier a-t-il assassiné sa collègue et maîtresse sur le parvis de la Médiathèque Jacques Demy à Nantes ? L'homme qu'on a arrêté pour ce crime est-il le vrai Antoine Mercier, malgré son évidente ascendance africaine ? L'inspecteur Morowsky va devoir démêler cette affaire qui se déroule sur deux continents. Son enquête va l'entraîner à la recherche d'un autre Antoine Mercier, blanc celui-là, qui a disparu dans un pays, le Cameroun, que le policier va découvrir étonné et peut être un peu émerveillé. Il sera confronté à un mode de vie très éloigné de sa vie étriquée de banlieusard parisien, et il se heurtera à la dure réalité africaine. Et peut-être découvrira-t-il pourquoi deux hommes ont voulu échapper à leur destin pour vivre une autre vie, loin de leur milieu naturel, mais du rêve plein la tête.
La cabane de Ted Kaczynski, le criminel américain connu sous le nom de Unabomber, est un objet paradoxal : construite et habitée par son auteur pour rester à l'écart, hors de toute visibilité, elle n'a pas seulement été sans cesse reproduite depuis 1996, mais elle a aussi été déplacée, exposée, reconstruite, copiée et pastichée. L'objet, situé autrefois au milieu des forêts du Montana, près de la petite ville de Lincoln, s'est transformé en un signe polyvalent. Séparée de son auteur, la cabane représente bien plus qu'un reste : c'est un élément qui dérange et qui attire à la fois ; c'est une drôle de relique, et c'est surtout, sur le plan sémiologique, un signe qui ne cesse de nous interpeller. Par ailleurs, son statut n'est pas simple à définir : que signifie, en effet, la persistante présence médiatique et artistique de cet objet, en soi plutôt banal ? Pourquoi réapparaît-il sans cesse ? Qu'en est-il de la violence que cette cabane symbolise ?
Mumford Lewis ; Cruz-Pierre Azucena ; Paquot Marti
Les Brown Decades ont commencé après la guerre de Sécession : elles ont pris fin avec l'adoption de la frontière. La couleur de la vie en Amérique a changé par la suite. L'électricité a effectué des progrès pour notre civilisation mécanique : la période néotechnique était née. Les nouveaux appareils de libération du territoire, l'automobile, l'avion et la radio, ont été inventés : l'atome a révélé la complexité insoupçonnée et la psychologie a mis en lumière des profondeurs jusqu'alors intactes dans l'esprit. A côté de ces impulsions vives à la réflexion et à l'action sont des éléments plus sombres, aussi sombres que tout ce qui a été généré par la guerre de Sécession : la journée du pionnier industriel finie, un impérialisme agressif commençait la recherche de nouveaux marchés et par une centralisation constante du pouvoir et de la richesse, des villes monstrueuses ont commencé leur existence : l'embrigadement des hommes et de la culture de choses ont suivi. Les Brown Decades finissaient : leurs créateurs et initiateurs ont été négligés, jetés avec mépris de côté, leurs espoirs sont devenus insolvables ; leurs seuls monuments ont ironiquement défié le temps. Nous avons gagné et nous avons perdu. Qui peut pleinement montrer où, qui peut estimer combien ? Un changement définitif dans notre vie a eu lieu vers 1895 et il y a quelque chose derrière celui qui se perd dans un simple compte des choses, des forces, des machines, des institutions, des événements : quelque chose qui nous échappe encore et semble détenir un indice. C'était peut-être que seulement une couleur. Mais ce qui était valable dans l'art et dans la pensée des Brown Decades n'a pas cessé d'exister, même si cela a été temporairement oublié. Si l'on met l'accent sur les personnes négligées des Brown Decades, il n'y a pas a dénigrer les leaders reconnus ou a rabaisser tout à fait leur travail : il s'agit plutôt de placer la totalité de la somme des réalisations dans une meilleure perspective et de mettre en premier plan les noms les plus illustres. Quand les artistes s'appelaient - Olmsted, Roebling, Richardson, Ryder - les Brown Decades devenaient dans les arts ce qu'était le Guilded Age dans la littérature : l'accomplissement du passé et un point de départ pour l'avenir. Ce travail mène-t-il vers notre propre génération ? Oui, au moins, dans une certaine mesure. Vers une réalisation encore plus solide que la nôtre ? Espérons-le.
Il nous faudrait absolument ce que j'appelle une "dromologie", c'est-à-dire une discipline qui s'intéresse aux ravages de l'accélération et de la course" disait Paul Virilio en 1977. Les évènements qui ont bouleversé 2020, avec la conjonction du drame écologique, de l'accident viral, des confinements, des couvre-feux, des multiples crises économiques et sociales, confortent les prémonitions de Paul Virilio et plus que jamais, imposent la nécessité d'une pensée de la vitesse. Une pensée ouverte aussi bien à la géopolitique qu'à la ville, aux territoires, mais aussi aux libertés et aux solidarités. Le nom de dromologie s'est imposé à un collectif international d'auteur.e.s souhaitant révéler, partager et approfondir cette nouvelle approche théorique du monde. "Nous allons vers un village global, annonce Paul Virilio en 1991, qui sera en réalité le plus grand confinement et la plus grande incarcération jamais vécus ". Nous y sommes. Il est temps d'en analyser les comment et les pourquoi. Ce premier volume annuel aborde le thème de la vitesse et de l'accélération à travers la philosophie, l'art, l'architecture, l'écologie, la sociologie... Et s'adresse à quiconque se questionne sur le déploiement technologique, le saccage des écosystèmes, la disparition d'espèces vivantes, le dérèglement climatique. Il participe aussi aux alternatives qui expérimentent des possibles et propagent l'esprit de résistance.