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Le château des comtes d'Albon (Drôme). Recherches archéologiques (1993-2006)
Poisson Jean-Michel ; Buccio Vincent
CIHAM
47,00 €
Épuisé
EAN :9782956842651
Les fouilles archéologiques de la "Tour d'Albon" (Drôme) ont mis au jour un important ensemble palatial inédit, écrivant en parallèle l'histoire de ce centre de pouvoir, de ses origines et de son évolution au cours du Moyen Age. Dominant la vallée du Rhône au sud de Vienne, la "Tour d'Albon" (Drôme) est un site emblématique de l'histoire du Dauphiné qui a mis au jour un important ensemble palatial inédit, écrivant en parallèle l'histoire de ce centre de pouvoir, de ses origines et de son évolution au cours du Moyen Age. Avant fouille, le site médiéval se présentait comme une simple motte castrale surmontée d'un donjon carré et séparée du plateau par un profond fossé. La première implantation, à la fin de l'époque carolingienne, est constituée de bâtiments de bois et d'une petite chapelle, protégés. La fin du XIe siècle voit la construction d'un ensemble monumental comprenant un bâtiment palatial de grandes dimensions et l'agrandissement de la chapelle castrale, complétés au début du XIIIe par l'édification de la tour sur motte et d'une enceinte de pierre. Une analyse des mobiliers et une étude documentaire approfondie permettent de retracer la genèse et l'histoire dynastique de la famille d'Albon, l'évolution de sa politique et de sa position régionale, sans oublier les caractéristiques et les évolutions architecturales de ce lieu central du pouvoir comtal avant qu'il ne soit délaissé.
Résumé : Installer à la place de la société occidentale déclinante une "civilisation de substitution" , l'islam, seule religion susceptible de rendre les hommes heureux : c'est l'ambition affichée par les Etats musulmans dans un document stratégique adopté par eux à l'unanimité il y a dix-huit ans, à l'automne 2000. Ce document décrit dans le détail la manière dont procèdent, aujourd'hui encore, les Etats musulmans pour étendre la charia en Europe. Apprentissage de l'arabe, communautarisme, financement des mosquées, etc. : tout y est décrit. Cette stratégie montre précisément comment s'engouffrer dans les failles et faiblesses de la société occidentale, quitte à favoriser ses fractures et dérives, pour mieux y installer l'islam. Ce document est officiel. Il aurait dû être connu et commenté depuis longtemps. Et il ne l'est pas, jusqu'à aujourd'hui. Jean-Frédéric Poisson est le premier responsable politique français à le commenter pour le faire connaître dans le détail à l'opinion publique, pour que les Français sachent. Et que tous les responsables publics ne puissent plus prétendre : "Je ne savais pas. ".
Alice, une jeune française, prépare sa thèse de doctorat d'histoire sur Raspoutine, avec l'aide d'un universitaire russe qui s'est épris d'elle. Vincent, le père d'Alice, biologiste renommé, conduit un projet de recherche international qui vise à permettre la connexion directe du cerveau humain aux réseaux de communication numériques. L'objectif officiel de ce projet est de rendre l'ouïe aux sourds profonds et la vue aux aveugles. Mais en fait, le projet va être détourné de ce but humanitaire par son commanditaire principal, le gouvernement américain. Entre passé et futur, histoire et science, raison et sentiments, corps et âme, et surtout entre un américain et un russe, Alice va vivre une aventure inédite.
Le principe de séparation des autorités administrative et judiciaire a donné naissance à une juridiction administrative autonome chargée du contrôle de la puissance publique. La protection des libertés repose donc, en France, sur deux ordres de juridictions distincts. Au juge judiciaire la connaissance des atteintes aux libertés par les personnes privées ; au juge administratif la connaissance des atteintes par les personnes publiques. La répartition des compétences n'est cependant pas si simple. L'acte administratif qui porte atteinte à la liberté fondamentale relève, sur le fondement, de la séparation des autorités, du juge administratif et, sur le fondement du principe du juge judiciaire gardien des droits fondamentaux, du juge judiciaire. La détermination de la compétence juridictionnelle, naturellement complexe, se révèle en la matière, du fait de l'existence de deux principes par nature antagonistes, particulièrement incertaine. L'inconvénient pour le justiciable de la dualité de juridictions est, dans un domaine où devraient régner la clarté et la simplicité, porté à son comble. La dualité de juridictions, système de protection des droits consacré par le Conseil constitutionnel, est-elle, en définitive, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, la meilleure des solutions pour assurer la sauvegarde de la liberté du justiciable ? Rien n'est moins sûr.
Les progrès de la science et de la médecine doivent beaucoup à ceux qui ont transgressé les normes de leur époque : que serait la chirurgie sans la légalisation des greffes d'organes ou de la dissection des cadavres ? Néanmoins, en bioéthique, certaines transgressions sont illégitimes... Que penser par exemple de la loi d'août 2004 qui redéfinit la mort cérébrale et permet aux transplanteurs le prélèvement d'organes chez les patients décédés mais à c?ur battant ? De même, l'utilisation récente de " bébés-médicaments " ne constitue-t-elle pas une forme inquiétante d'eugénisme ? Jean-Frédéric Poisson livre une analyse critique des actes de prise en charge médicale de tous les grands moments de la vie, en plaçant au c?ur de sa réflexion la notion de " personne humaine " sans quoi toutes les dérives sont possibles. Il recense différentes pratiques médicales contemporaines (la procréation médicalement assistée, l'euthanasie, le clonage...) susceptibles de mettre en péril la dignité de l'homme. L'auteur met ainsi le lecteur face à un débat philosophique passionnant et amène chacun à s'interroger sur la place à donner à la science et à la médecine dans le monde de demain.
Charansonnet Alexis ; Gaulin Jean-Louis ; Hélary X
Annexion, rattachement ou réunion ?? Le bon terme n'est pas facile à trouver, tant le processus qui a conduit les Lyonnais à devenir de bons et fidèles sujets du roi de France a été long et tortueux. Les mots latins du droit (permutatio, annexio, superioritas, imperium, potestas, auctoritas...) employés par les médiévaux eux-mêmes accentuent encore cette difficulté. Une chose est sûre ? : jusqu'au début du XIVe siècle, la ville relève sans aucun doute possible de l'Empire - séquelle des lointains partages qui ont divisé l'empire de Charlemagne. Mais, depuis saint Louis, les Capétiens ont mis à profit les querelles incessantes qui opposent l'archevêque et les bourgeois de Lyon pour intervenir dans les affaires de la ville. C'est sous Philippe le Bel (1285-1314) que la mainmise se fait plus pesante. En 1307, les "? Philippines ? " fondent la souveraineté du roi sur Lyon ? ; en 1310, l'armée royale vient à bout des velléités de résistance de l'archevêque ? ; à partir de 1313, Lyon est le siège d'une sénéchaussée royale nouvellement créée. Tout s'est joué en quelques années. Philippe le Bel et ses conseillers ont montré leur opiniâtreté. Quand la mauvaise foi et la duplicité n'ont pas suffi, ils n'ont pas reculé devant l'usage de la force. A la mort du "? Roi de fer ? ", les Lyonnais sont français. C'est pour mieux comprendre l'entrée de Lyon dans le royaume de France qu'une vingtaine d'historiens ont joint leurs efforts. Il leur a paru nécessaire, en effet, de reprendre la réflexion sur la situation particulière de Lyon à partir du IXe siècle et de la conduire jusqu'au début de l'époque moderne, quand la ville accueille les rois de France sur le chemin des guerres d'Italie. Grâce à leurs contributions, c'est l'histoire toute spéciale d'une ville-frontière, entre France et Empire, qui se trouve éclairée d'un nouveau jour.
Poisson Jean-Michel ; Collomb Pascal ; Gaulin Jean
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Le site de Brandes (Huez-Alpe d'Huez) est un unicum en Europe. Pour exploiter un minerai argentifère au profit du dauphin, une agglomération - l'argenteria de Brandis - s'implante à plus de 1800 m d'altitude, directement sur les chantiers extractifs. La singularité de ce site tient à la complémentarité des éléments qui le composent : une fortification de type shell-keep, une église paroissiale entourée de son cimetière, les habitations dans lesquelles vivent les mineurs et leurs familles, les mines à ciel ouvert et souterraines, les ateliers de minéralurgie, les aménagements hydrauliques, les archives. Un habitat permanent à cette altitude pour cette période est le seul exemple connu à ce jour. Ce coron est une création artificielle probablement voulue par le dauphin et c'est avec le revenu des mines de Brandes qu'il fait construire, en 1236, son lieu de sépulture dynastique dans la collégiale Saint-André, au coeur de Grenoble. Résultant des recherches conduites depuis 1978, un important corpus mobilier de plus de 1000 objets de la vie quotidienne des hommes et des femmes de Brandes entre le XIIe et le XIVe siècle (cuir, céramique, verre, pierre, bois, os, textile, métal) a été photographié, dessiné, restauré et est présenté et analysé ici au sein d'un riche catalogue exhaustif. Ce corpus montre combien ce mobilier est riche, à la fois parla diversité des domaines représentés, mais aussi et surtout parce qu'il éclaire de façon inédite le niveau de vie et de pensée des mineurs d'argent au Moyen Age. Les artéfacts sont présentés dans leur contexte d'usage et de découverte. En publiant ici les résultats de leur travail, les nombreux spécialistes ayant participé à l'étude de ce site livrent une image parfois surprenante de cette population.
Cette enquête inédite revisite l'évolution du Maghreb médiéval à partir de ses marges. Elle dévoile l'histoire de l'ibadisme, une minorité aujourd'hui invisible dans l'océan du sunnisme, mais qui a puissamment façonné le Maghreb. Héritiers des dissidents kharijites soulevés contre le califat, les Ibadites animent les révoltes qui détachent la région de l'Empire. Ils jouent un rôle crucial dans l'émergence d'un discours en faveur des Berbères, chez qui ils recrutent en masse. Ces contestataires développent une doctrine politique singulière, hostile à la tyrannie et favorable à une souveraineté fondée sur l'élection, la consultation et la collégialité. Pour les Ibadites, cet idéal s'incarne dans l'Etat qu'ils fondent vers 761 près de Tiaret, dans l'Algérie actuelle. Dirigé par une dynastie d'imams persans, il symbolise pour eux un véritable âge d'or. Sa disparition brutale sous les coups des Fatimides en 909 constitue un traumatisme collectif. Elle oblige les fidèles à se redéployer sous la forme d'un archipel de communautés autonomes, dispersées entre la Méditerranée et le nord du Sahara. Après l'échec des derniers soulèvements berbères face à l'Empire, la nécessité de coexister avec les pouvoirs dominants s'impose. L'autorité des notables et des oulémas se substitue localement à l'Etat pour assurer la cohésion collective. Le commerce transsaharien tisse des relations entre ces communautés et assure la fortune des marchands-lettrés qui traversent le désert jusqu'à Ghana, Gao ou au lac Tchad. Ils en rapportent de l'or et des convois d'esclaves, revendus dans les oasis et les cités de Méditerranée. La poussée des intérêts rivaux et l'expansion religieuse du malikisme et du soufisme achèvent toutefois d'éroder, puis de désarticuler, l'archipel ibadite. A la fin du Moyen Age, il n'en subsiste que les bastions actuels du Mzab, de Tripolitaine et de Djerba. La mémoire de cette communauté oubliée nous plonge au coeur même de la genèse de l'Islam et du Maghreb.