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La girafe a un long cou
Poirier Jacques-R-E ; Lescure Jean
DU FELIN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782866455316
La girafe a un long cou... " Le message diffusé depuis Londres, le 4 juin 1944, était destiné au résistant Poirier. Il annonçait le débarquement en Normandie, et l'apogée d'un engagement riche de nombreuses et étonnantes aventures. Résistant de la première heure, ses contacts le conduisent au réseau Combat, puis au SOE, le fameux " Spécial Opérations Exécutive ", le brasa armé de Churchill sur le continent. Jacques R.E. a tour juste vingt ans lorsqu'il est parachuté en France, après un entraînement intensif en Angleterre. Il devait passer pour un Anglais, alors qu'il tient plus de Cyrano de Bergerac que de Marlborough. Un jour, le jeune homme rencontre un résistant qui l'impressionne par son éloquence et son courage : Malraux, alias le colonel Berger. Ce dernier lui apprend qu'il est " grillé " sur la région et lui conseille d'aller à Paris quelque temps ; " Je vous accompagnerai ", lui dit-il. De fait, à paris, ils rencontrent Albert Camus qui s'occupe de trouver des logements sûrs. Le philosophe Jean Lescure l'accueille d'abord avec un grand courage, puis Jean Paulhan l'héberge. Par la suite, il est conduit dans l'appartement inoccupé d'André Gide, rue Vanneau, avec les conseils de ne pas se faire remarquer par la concierge... Jacques Poirier rejoindra finalement la Dordogne et la Corrèze avec Malraux, et participera activement à la libération de Brive-la-Gaillarde, première ville française libérée par la Résistance.
C'est dans le cadre de l'élitisme mis en place par Bonaparte que l'externat des hôpitaux de Paris est créé en 1802. Un siècle et demi plus tard, le mouvement de mai 68 achève l'histoire de cette institution typiquement française longtemps occultée par le charisme et l'étude de l'internat des hôpitaux de Paris. L'histoire de l'externat des hôpitaux de Paris est loin d'être linéaire. De 1802 à la fin de la Grande Guerre, la facilité du concours d'entrée, due à un nombre de places parfois égal ou supérieur au nombre de candidats, dévalue le prestige de la fonction d'externe dont le seul avantage, alors, est d'être la porte d'entrée de l'internat. La légitimité de cette institution fut souvent mise en cause par de nombreux médecins. Un changement considérable se produit à partir des années 1920-1930 : la sélection devient beaucoup plus sévère, les fonctions beaucoup plus intéressantes et les privilèges, tant financiers que pédagogiques et de carrière, très appréciables. C'est désormais une école pratique de très haute qualité pour la formation des médecins et notamment des spécialistes. Cet ouvrage analyse le statut, les fonctions et la vie des externes depuis la fondation de l'externat des hôpitaux de Paris en 1802 jusqu'à sa disparition, sous couvert de l'externat pour tous, en 1968.
Au tournant des XIXe et XXe siècles, quelques Français découvrent la psychanalyse. Malgré la résistance des psychiatres et des nationalistes, cette pensée nouvelle finit par s'imposer au lendemain de 1914-18, grâce notamment aux artistes et aux hommes de Lettres. En France la psychanalyse s'est heurtée à une forte résistance, car elle mettait en cause une conception de l'identité collective, une conception de l'homme et une tout autre esthétique que les "classiques" du XVIIe. , ce mythe national. Cette synthèse reprend ce moment d'un point de vue littéraire. Evoquant à la fois des auteurs majeurs mais aussi des "mineurs", cet essai montre que de nombreux écrivains ont raté le rendez-vous avec le freudisme et que ceux qui se sont appropriés la psychanalyse en ont détourné les concepts. Cette étude prend aussi en compte les philosophes, pour qui l'irruption de la psychanalyse a constitué un défi et qui ont élaboré des psychanalyses parallèles, sans inconscient.
Edouard Brissaud est une des personnalités parisiennes les plus en vue de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Elève chéri de Jean-Martin Charcot, le célèbre professeur de clinique des maladies du système nerveux à la Salpêtrière, Brissaud mène une carrière hospitalière et universitaire exemplaire. Il est successivement médecin des Hôpitaux de Paris, agrégé, professeur d'histoire de la médecine puis de pathologie médicale à la Faculté de Médecine de Paris, membre de l'Académie de Médecine. Mais il n'est pas un grand " mandarin " comme les autres. Sa personnalité est hors du commun. Travailleur infatigable, d'une intelligence merveilleuse, il est ouvert, convivial, chaleureux, mais aussi facétieux et primesautier, s'habillant et se comportant plus en artiste qu'en docteur. Il a été élevé et continue à vivre au sein d'une vaste famille qui fourmille d'artistes célèbres en leur siècle : comédiens (comme Mesdemoiselles Mars et Marie Dorval), chanteurs lyriques (comme le ténor Adolphe Nourrit), dessinateurs et peintres (comme Maurice et Bernard Boutet de Monvel, Jacques et Pierre Brissaud). Libre-penseur convaincu, dreyfusard militant, membre actif de la Ligue des Droits de l'Homme, il est entouré d'amis intellectuels, littérateurs et artistes, au premier rang desquels se trouvent la Comtesse Anna de Noailles, Marcel Proust, le jeune poète Henri Franck, les frères Reclus, Anatole France, Francis Jammes, Léon Daudet et bien d'autres. Si une tumeur cérébrale n'avait entraîné sa mort prématurée, en pleine activité, à l'âge de 57 ans, il devait un an plus tard succéder au professeur Dieulafoy dans la prestigieuse chaire de clinique médicale de l'Hôtel-Dieu. L'oeuvre neurologique de Brissaud est considérable. Co-fondateur avec Pierre Marie de la Revue neurologique, membre fondateur de la Société de neurologie, artisan du rapprochement de la neurologie et de la psychiatrie, il publie de nombreux articles touchant à tous les domaines de la neurologie, mais aussi à divers champs de la pathologie générale. Son Atlas du cerveau, ses Leçons sur les maladies du système nerveux, son Histoire des expressions populaires en médecine font date.
A en croire le conte, il fut un temps où les bêtes parlaient ; mais de leur parole, la mémoire s'est enfuie. Un tel mystère dit assez ce qu'a d'intolérable la frontière qui nous sépare de l'animal, à portée de voix et de caresses, et cependant hors d'atteinte. Et pourtant, lui qui n'a pas de visage nous apparaît souvent comme le détenteur de l'humain. Au point qu'il se demande peut-être si nous ne sommes pas " un de ses semblables qui a(urait) perdu la raison " (Nietzsche). A partir d'exemples multiples, de Platon à Giono, de La Fontaine à Derrida, cet ouvrage montre comment, du fond même de leur silence, les animaux engendrent la parole puisque, écrit Gilles Deleuze, seul " un aboiement de chien " ou " un bourdonnement de hanneton " peut faire " piauler la littérature ".
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
L'ouvrage de Gérard Bonet explore l'histoire d'une "¬ agence oubliée¬" , Inter-France. Officine patronale sous le Front populaire, elle s'impose dès 1938 comme la plus vaste entreprise de manipulation de l'opinion publique en province. En moins de 10ans, sous l'impulsion de Dominique Sordet, Inter-France va devenir la plus importante des agences de presse de l'Occupation. Des centaines de titres des deux zones, de ceux qui irriguent les terroirs et sont lus, chaque jour, par des millions de lecteurs, y puisent le coeur de leur information. D'abord nationaliste, puis ouvertement collaborationniste, enfin franchement hitlérienne, c'est l'un des plus formidables outils de propagande au service de la collaboration avec les nazis. Ne négligeant aucune source, exploitant la cartographie et s'appuyant sur un solide appareil critique, ce livre, complet et précis, apporte un éclairage inédit sur les "¬années noires¬" et l'histoire de la presse. Gérard Bonet est journaliste honoraire et docteur en histoire. Il travaille sur l'histoire de la presse des XIXe et XXe siècles.
La pensée chinoise a trois fondements: le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme. Selon les époques, l'un de ces courants a prédominé, laissant les deux autres jouer en sourdine. Et aujourd'hui? Ni le taoïsme et son "laisser faire" (Wou wei), ennemi de tous les artifices de la civilisation, sceptique face au progrès, ni le bouddhisme, prêchant l'évasion hors de ce monde, ne paraissent aptes à assurer la stabilité d'un système politique et les règles de la vie sociale. On n'est pas surpris d'observer un regain du confucianisme, illustré par une dizaine de grands penseurs, parfaits connaisseurs de la philosophie occidentale. Bien sûr, on s'interroge sur les soubassements idéologiques d'un tel renouveau. Cinquante années après le marxisme maoïste, dans une Chine préoccupée essentiellement par son développement économique, cette réhabilitation du confucianisme peut être interprétée, tantôt comme une utopie, tantôt comme le témoignage d'un nationalisme rétrograde. Que ce retour aux sources ne soit en rien une stagnation stérile, mais qu'il manifeste la vivacité d'une philosophie riche de possibles, voilà l'enjeu de ce livre. Biographie: Régine Pietra est professeur de philosophie à l'université de Grenoble. Elle est l'auteur d'un essai sur Paul Valéry (Valéry, directions spatiales et parcours verbal, Minard, 1981) et de Sage comme une image, figures de la philosophie dans les arts (Le Félin, 1992).
Aware, vous avez dit Aware ? Bingo ! Alors bienvenue dans le merveilleux monde de Jean-Claude V.D., le mythique et populaire art-martien qui a toujours un avis sur tout. Plus qu'un langage, c'est une véritable philosophie de conteur que déballe avec fraîcheur notre héros devant son autre. Unique. Délicieuse... Avec cet ouvrage, vous allez enfin pouvoir laper à grandes gorgées les savoureuses pensées de notre ami belge. Zygomatiques... et TOC : pimentez vos soirées, bluffez vos amis, et surtout... RÉGALEZ-VOUS !