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Les lettres françaises et la psychanalyse. 1900-1945
Poirier Jacques
EUD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782364413726
Au tournant des XIXe et XXe siècles, quelques Français découvrent la psychanalyse. Malgré la résistance des psychiatres et des nationalistes, cette pensée nouvelle finit par s'imposer au lendemain de 1914-18, grâce notamment aux artistes et aux hommes de Lettres. En France la psychanalyse s'est heurtée à une forte résistance, car elle mettait en cause une conception de l'identité collective, une conception de l'homme et une tout autre esthétique que les "classiques" du XVIIe. , ce mythe national. Cette synthèse reprend ce moment d'un point de vue littéraire. Evoquant à la fois des auteurs majeurs mais aussi des "mineurs", cet essai montre que de nombreux écrivains ont raté le rendez-vous avec le freudisme et que ceux qui se sont appropriés la psychanalyse en ont détourné les concepts. Cette étude prend aussi en compte les philosophes, pour qui l'irruption de la psychanalyse a constitué un défi et qui ont élaboré des psychanalyses parallèles, sans inconscient.
La personnalité et le parcours de Félix Second dit Féréol (1825-1891) sont étonnants. Avocat à Orléans, Républicain, libre penseur, il est contraint de s'exiler à Besançon pour avoir manifesté contre le coup d'Etat du 2 décembre 1851. Taraudé par sa vocation première, il entreprend alors ses études de médecine et devient interne puis médecin des hôpitaux de Paris et enfin membre de l'Académie de médecine. Son oeuvre scienti?que est importante. Sa famille compte d'innombrables comédiens (notamment son père Auguste Féréol et son ancêtre le Grand Monvel), chanteurs lyriques (Mademoiselle Mars, Marie Dorval et le célèbre ténor Adolphe Nourrit), musiciens (César Franck) ou peintres (Maurice et Bernard Boutet de Monvel). Lui-même chante et peint. Le professeur Edouard Brissaud, élève du professeur Charcot, est son neveu. Enfin, sa descendance compte de nombreuses célébrités du monde médical et scientifique.
Le nom de Parinaud est bien connu des ophtalmologistes, des opticiens et des neurologues. Henri Parinaud (1844-1905) est en effet un pionnier de l'ophtalmologie et de la neuro-ophtalmologie françaises. Originaire de Bellac, dans la Haute-Vienne, il commence ses études de médecine à Limoges, puis " monte " à Paris et devient externe, puis interne des hôpitaux de Paris et, enfin, chef de clinique à la Faculté de médecine de Paris. Le grand maître de la neurologie, le professeur Jean-Martin Charcot, le remarque et lui confie dans son service de l'hôpital de la Salpêtrière la direction du département d'ophtalmologie. Il mène ensuite une carrière de praticien de ville, mais avec un tel talent qu'il attire auprès de lui de nombreux confrères français et étrangers. Sans grands moyens que sa petite clinique privée, il poursuit des travaux de recherche de très haut niveau qui le font admirer et respecter de tous les ophtalmologistes. Ainsi, il laisse son nom aux paralysies de la verticalité du regard, au syndrome oculo-glandulaire, à une tumeur oculaire jusque-là inconnue et à l'échelle optométrique qui reste d'usage quotidien pour chiffrer l'acuité visuelle et que tous les opticiens nomment " un Parinaud ". De santé fragile, Parinaud meurt jeune, quelques mois après son épouse, laissant trois petites orphelines, dont le célèbre neurologue Joseph Babi ski devient le tuteur testamentaire
C'est dans le cadre de l'élitisme mis en place par Bonaparte que l'externat des hôpitaux de Paris est créé en 1802. Un siècle et demi plus tard, le mouvement de mai 68 achève l'histoire de cette institution typiquement française longtemps occultée par le charisme et l'étude de l'internat des hôpitaux de Paris. L'histoire de l'externat des hôpitaux de Paris est loin d'être linéaire. De 1802 à la fin de la Grande Guerre, la facilité du concours d'entrée, due à un nombre de places parfois égal ou supérieur au nombre de candidats, dévalue le prestige de la fonction d'externe dont le seul avantage, alors, est d'être la porte d'entrée de l'internat. La légitimité de cette institution fut souvent mise en cause par de nombreux médecins. Un changement considérable se produit à partir des années 1920-1930 : la sélection devient beaucoup plus sévère, les fonctions beaucoup plus intéressantes et les privilèges, tant financiers que pédagogiques et de carrière, très appréciables. C'est désormais une école pratique de très haute qualité pour la formation des médecins et notamment des spécialistes. Cet ouvrage analyse le statut, les fonctions et la vie des externes depuis la fondation de l'externat des hôpitaux de Paris en 1802 jusqu'à sa disparition, sous couvert de l'externat pour tous, en 1968.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.