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Brueghel. Des secrets dans la neige
Poindron Eric
INVENIT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782376800422
Un enfant marche dans la neige. Avec son père. Un chasseur. Le père emmène son fils à la chasse. Comme un baptême. L?époque est indéfinie. Dans un siècle passé sans doute, où la chasse était une question de survie, à l?époque où les hivers étaient rudes. Le père est fier d?emmener son fils. Ils marchent. En silence. Le père sourit. L?enfant se tait en apparence. Pourtant il se parle. L?enfant a un secret. Comment le dire à son père sans le décevoir ? Il neige. Les chasseurs, les hommes, sont des petites taches minuscules et ridicules dans l?histoire du monde et de la neige. Breughel, Des larmes dans la neige est un double récit. Il est possible d?entendre le narrateur qui raconte, qui décrit, prend la parole sans explication et sans jugement personnel et il y a l?enfant. Qui n?écrit pas, qui ne raconte rien mais qui pense. Le lecteur est le témoin de cette pensée. Crainte, doute, confession, effroi. Différence. Qu?est-ce que l?enfance ; qu?est-ce qu?un secret ?
Résumé : " Ne croyez pas que je mette des années à écrire tout ça. Ma méthode est très simple, je m'enferme quelques lunes et j'accumule les feuillets. Ensuite, je laisse reposer. Les mois passent, et je tamise ; je change l'éclairage, je me mens à l'occasion. J'orchestre et m'accommode. Glaner ou collectionner à pas mesurés cette improbable mémoire tremblante du chemin est ma chasse aux papillons. Les traces vivantes m'interrogent, aussi je tends l'oreille et le regard. J'écoute sans me forcer et noircis des carnets. Puis j'archive. Il demeure des vestiges ; des ruines qui murmurent et des ronciers vivaces ; de la poussière romanesque. "
Puisque le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire n'a pas écrit le Voyage avec une girafe à travers la France - la girafe offerte par le pacha d'Egypte à Charles X qu'il mena sur les routes, du port de Marseille aux rives de la Seine -, aventurons-nous avec allégresse sur ses traces, célébrons le grand dehors et les petits maîtres, les hommes d'esprit et l'esprit des lieux, la camaraderie géographique et les jolis vins, digressons comme un marabout d'ficelle, zigzaguons ad aeternam dans l'histoire et les paysages, soyons vivants en fantaisie, aimons le chemin comme notre prochain, amusons-nous.
Allemand Evelyne-Dorothée ; Viéville Dominique ; G
Ce livre et l'exposition qu'il accompagne présentent un dialogue entre Auguste Rodin, Constantin Brancusi et Carl Andre, trois artistes qui ont bouleversé l'histoire de la sculpture. Réaliser cette exposition, c'est interroger la question du socle et la relation de la sculpture à l'espace. Aujourd'hui, c'est surtout, dans une vision beaucoup plus large, révéler l'interaction entre des procédés de création - assemblage, dessin, photographie... Jusqu'à l'époque moderne, le socle était purement fonctionnel, même si son style s'adaptait à la sculpture qu'il sacralisait. Les fondements de cette tradition du socle sont ébranlés pour la première fois avec Les Bourgeois de Calais d'Auguste Rodin (Paris,1840 - Meudon,1917), avant d'être mis en question par Constantin Brancusi. C'est La Colonne sans fin de Brancusi (Hobita, Roumanie, 1876 - Paris, 1957) qui a particulièrement retenu l'attention de Carl Andre (Quincy, Massachusetts, Etats-Unis, 1935), sculpture que Brancusi a produite dans de nombreuses versions pendant toute sa vie. Carl Andre propose une expérience de l'oeuvre, une expérience sensible et physique, de ses éléments, de son matériau, de son espace, du déplacement du visiteur pour éprouver le lieu : "la sculpture comme lieu". La sculpture change de statut. C'est aussi mettre en perspective Rodin, Brancusi et Carl Andre au regard d'artistes du XXe siècle et de l'art contemporain pour lesquels la question du socle et sa remise en cause ont une profonde résonance : Stephan Balkenhol, Vincent Barré, Alberto Giacometti, Henri Matisse, Côme Mosta-heirt, Tamara Van San, Peter Soriano, Elmar Trenkwalder.
Avant d'être détrôné par le cinéma, l'art de la marionnette a connu à Lille et Roubaix un fort engouement au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Après de dures journées de labeur, les ouvriers se rendaient volontiers et joyeusement al'comédie ! Pour trois fois rien, ils s'y divertissaient et pouvaient s'instruire au gré de spectacles légendaires ou romanesques. On riait pour s'évader un peu, on avait besoin de rêver beaucoup. Forgée par et pour les ouvriers, cette authentique tradition populaire trouvera deux de ses représentants les plus illustres en Louis De Budt (1849-1936) et Louis Richard (1850-1915). A travers ces figures principales, c'est un monde merveilleux que l'exposition proposée par le Musée de l'Hospice Comtesse de Lille fait revivre. Sur la scène de leurs castelets respectifs s'animent à nouveau les héros de fil et de bois que sont Lydéric et Phinaert, Ourson et Valentin, ou encore Jacques Linflé et P'tit Morveux, tout un petit peuple endormi dans la mémoire collective des habitants de Lille et Roubaix et que cette exposition et l'ouvrage qui l'accompagne entreprennent de réveiller.
Cofondateur en 1957 de l'Atelier de la Monnaie, Jean Brisy (1924-1991) a développé une oeuvre céramique tout à la fois empreinte de diverses influences et explorant des voies très personnelles. Aucun ouvrage n'ayant été jusqu'alors consacré à l'homme et à son travail, Béatrice Brisy, sa compagne, entreprend ici de raconter l'histoire ; celle qui voit un jeune étudiant des Beaux-Arts de Lille embrasser le métier de céramiste, créer avec quelques proches un collectif qui marquera durablement la vie artistique lilloise, puis faire de son atelier – une sombre cave de la rue de la Monnaie – le foyer d'une intense vie festive et créative. Ni ouvrage monographique ni étude critique, mais parcours sensible dans la vie et l'oeuvre de cet homme entier et sincère, ce livre, imaginé par les éditions invenit, devrait réparer une lacune. Pour la plus grande satisfaction de ceux, amis ou amateurs, chez qui le souvenir de la personne de Jean Brisy reste vivace, il réveillera des souvenirs émus. Chez ceux qui découvriront son travail, il montrera comment l'art céramique, quand il est porté à ce point d'engagement, peut devenir source de grande joie pour celui qui crée autant que pour celui qui regarde.