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L'oeuvre siamoise : Hervé Guibert et l'expérience photographique
Poinat Frédérique
L'HARMATTAN
33,50 €
Épuisé
EAN :9782296059689
Les critiques de l'œuvre d'Hervé Guibert (1955-1991) ont beaucoup insisté sur le caractère d'autofiction de sa littérature. Ce terme à la mode a occulté l'autre versant de l'œuvre, l'importance de l'image, et tout particulièrement, de la photographie. En effet, Guibert, qui fut, entre autres, critique au journal Le Monde (1977-1985) et à L'Autre journal (1985-1986) est l'auteur d'une production tentaculaire et innovatrice : écrivain-théoricien, photographe, modèle, vidéaste, il a exploré toutes les limites entre la photographie et le texte. Les images du photographe, armé du petit Rollei offert par son père, ne sont plus de simples autoportraits venus illustrer un travail romanesque. Baignée de Thanatos et d'Eros, l'œuvre jumelle est avant tout un travail précoce : Vice ou Suzanne et Louise traitent de photographie sacrificielle, de visualisation de mort, d'obsessions de peau, de corps différents, de taxidermies sous fond de cinéma d'horreur. Guibert anticipait déjà l'oeuvre d'Andres Serrano, des franchissements de morgues et de tabous bourgeois. L'autre versant des photographies, Le seul visage, est un témoignage d'amour, où l'esthétique en noir et blanc d'un Kertész se mélange à des questions d'identité et de genre : balade intime à la Nan Goldin, teintée chez Hervé Guibert, d'une nouvelle définition de masculinité. Ayant choisi une critique très personnelle, ses textes photographiques échappent aux catégories classiques, préférant la fautographie, l'amateurisme et la magie de la photographie aux fossilisations des galeries d'art
Point Marie-Christine ; Toubiana Line ; Raczymow H
Un lieu à soi propose une écriture croisée sur deux lieux très différents, Cannes, la ville phare du cinéma, et Beaumont du Gâtinais, petit village ignoré en campagne française. A travers cette ronde toponymique où l'être et le lieu se confondent, les auteurs s'adonnent à un voyage intime et passionné où chaque halte est l'occasion d'un échange. Comment, à travers un jeu d'oppositions et d'échos symboliques, ces deux lieux parviennent-ils à se construire une identité propre et originale ? La dialectique des espaces dessine dans ce texte, avec tendresse et lucidité, une géographie vivante et personnelle.
La philosophie juive a toujours été une " philosophie des marges ", elle s'est toujours tenue sur les rives de la philosophie dominante : que ce fût la philosophie hellénistique dans l'antiquité, la philosophie gréco-arabe (ou arabo-musulmane) au Moyen-âge, ou bien encore la philosophie germano-chrétienne dans l'Europe moderne. Par là même, la philosophie juive mettait en cause ou questionnait aussi bien la philosophie sur laquelle elle " mordait ", que le judaïsme dont elle était issue, elle frottait pour ainsi dire la philosophie et le judaïsme l'un contre l'autre afin d'en faire jaillir des étincelles de savoir et de vérité. C'est pourquoi nous dirons que cette pensée des marges, loin d'être elle-même " marginale " ou " périphérique ", a joué un rôle central tant dans l'histoire du judaïsme que dans l'histoire de la philosophie non juive . Et ainsi, on peut dire que la philosophie juive n'a jamais cessé, de l'antiquité à nos jours, d'être une pensée vivifiante aspirant à se saisir d'un savoir vrai , mais non pas seulement l'expression d'une " identité culturelle " particulière qui n'aurait, dans le meilleur des cas, qu'un intérêt historique ou folklorique.
Que se joue-t-il entre le voyage et la littérature au début du XXe siècle ? Cet ouvrage se penche sur les oeuvres de Blaise Cendrars, de Victor Segalen et d'Albert Londres pour comprendre comment s'articulent le voyage et son écriture autour du motif de l'éclat. Dans ces trois oeuvres, le lien entre soi, le monde et l'autre est profondément remis en question dès qu'il est question de voyage. L'écriture elle-même a tendance à sortir des sentiers battus et menace d'éclatement certaines classifications narratives, linguistiques, génériques et poétiques. Plus encore, les textes étudiés obligent le critique qui veut les suivre à tracer une trajectoire qui lui est propre afin d'étudier de près les directions prises par ces textes en perpétuelle partance. Ce livre propose de s'engager dans cette trajectoire critique et, tout en cheminant, montre la nécessité de penser conjointement voyage et éclatement, voyage et littérature, et suggère une nouvelle lecture des textes considérés.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.