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Une politique de la fragilité. Ethique, dignité et luttes sociales
Poché Fred
CERF
31,90 €
Épuisé
EAN :9782204073363
Où trouver des ressources fécondes pour continuer à lutter contre l'injustice et l'oppression après la fin dephilosophies de l'histoire? Dans quel sens mener le combat pour la dignité de la personne à l'heure degrandes incertitudes idéologiques? Que convient-il dvaloriser pour avancer vers une société réellemendémocratique qui laisse pleinement sa place au plugrand nombre, avec une attention particulière aux pludéfavorisés? Faut-il prolonger ou rompre le gestconceptuel de la pensée occidentale? Certains philosophes contemporains opèrent une rupture avec la tradition métaphysique qui s'interrogeait sur l'être, ainsi qu'avec les modernes centrés sur la conscience, afin de repartir du langage, du paradigme communicationnel. Le présent ouvrage s'ouvre avec la valorisation de ce détour langagier de la philosophie. Cependant, même lorsqu'il se trouve radicalisé sous la forme d'une "dialogique transcendantale", ce courant de pensée semble continuer un geste théorique qui le rattache au libéralisme politique. Or, il s'agit ici de se séparer radicalement de cette tradition philosophique. L'auteur s'efforce ainsi de penser l'aventure démocratie en maintenant comme référence première la concrétude existentielle du sujet avec son arrimage contextuel. Une "anthropologie de contextualité", réhabilitant l'"espace" et le "social-historique", se dessine, laissant la place à une certaine forme d'"hétéronomie subversive". La réflexion éthique développée dans ce livre prépare la voie à une pensée dpolitique qui s'efforce de réfléchir non plus "pour", mais "à partir de" et "avec" les oubliés de la mondialisation néo-libérale. Se déploient alors les prémisses d'une "politique de la fragilité"
La philosophie ne peut se contenter de parler de questions éternelles ou intemporelles. Elle doit apporter sa contribution aux problèmes de son époque. Or, aujourd'hui, comme le souligne Jacques Derrida, jamais la violence, l'inégalité, l'exclusion, la famine, et donc l'oppression économique, n'ont affecté autant d'êtres humains dans l'histoire de fa terre et de l'humanité . Alors que, dans le même temps, après l'éclipse des grandes utopies sociales, le capitalisme nous est présenté comme l'horizon indépassable de notre temps. Sur fond de globalisation, l'accélération vertigineuse de nos sociétés brouille les repères et déstabilise ceux qui voudraient changer ce monde traversé par tant de souffrances et de blessures. Un défi se présente alors : comment comprendre ce qui nous arrive, ce qui se déconstruit ? Une telle visée ne consiste pas à jeter une vieille grille d'analyse sur la réalité actuelle, mais au contraire, à mieux saisir ce qui advient de radicalement neuf. Il est vrai que notre monde a profondément changé. Il ne s'agit plus, alors, de s'engager pour une cause comme on entre dans un jeu de colin-maillard. La nécessaire générosité achoppe sur la complexité du monde. Il faut penser avec rigueur les bouleversements actuels ; et appréhender, avec davantage d'acuité, les notions de droit, de justice ou de responsabilité éthique. Derrida propose une oeuvre originale et passionnante qui aborde d'une manière nouvelle les grands défis de notre existence sociale : qu'est-ce que vivre ensemble ? Qu'est-ce qu'un semblable ? Ne doit-on vivre ensemble qu'avec des semblables ? Ou bien encore, comment articuler la sécurité, la liberté et la paix après le traumatisme du 11 septembre 2001 ? Dans un style à la fois clair et accessible, ce livre propose une introduction à la dimension sociale, éthique et politique de l'oeuvre du philosophe français le plus traduit dans le monde.Fred Poché, Docteur en philosophie de l'Université Paris X et docteur habilité de l'Université Marc Bloch (Strasbourg) est professeur à l'Université catholique de l'Ouest. Il a notamment publié : Une politique de la fragilité (Cerf), Penser avec Arendt et Lévinas, Organiser la résistance sociale, Chronique Sociale).
Aborder sous un angle philosophique la question de la dignité à partir du problème de l'exclusion, tel est l'objectif de cet ouvrage. Alors que beaucoup d'études se focalisent sur le problème du travail, l'auteur choisit d'orienter sa recherche sur la communication et l'accès à la culture. Il souligne ainsi la nécessité de prendre en compte les divers espaces relationnels (intime, interpersonnel, social) dans lesquels vit l'individu. Dans une société de l'image qui ar la médiation de la télévision, véhicule des représentations simplistes et parfois mensongères du bonheur, le philosophe souligne la nécessité de prendre du recul et d'analyser les imaginaires sociaux véhiculés par le petit écran. Loin d'en rester à un simple constat, il donne des clés pour mieux comprendre ce monde de l'image et suggère des pistes pour (ré)agir. L'auteur souligne également l'importance de l'accès aux ?uvres de la culture afin de permettre aux plus défavorisés de développer leur esprit critique. Par ailleurs, face à une déstructuration de la relation à soi-même et à l'autre qui marque certaines personnes, on évoque parfois la nécessité de redire la Loi, de réaffirmer les règles, de s'appuyer sur des valeurs humanisantes. Toutefois, la reconstruction de la dignité peut-elle se limiter à la simple transmission de valeurs ou de repères, dans une société de surcroît profondément marquée par les inégalités sociales ? Ne conviendrait-il pas de promouvoir des lieux permettant, notamment aux jeunes de milieu populaire, de retrouver, avec d'autres, le sens du " vivre ensemble ", de l'action contre l'injustice et de l'appartenance à Un " monde commun " ? En proposant une véritable éthique de la parole, le philosophe suggère des pistes permettant de développer une nouvelle façon d'agir pour la reconstruction de la dignité.
Souffrance au travail, fracture numérique, crise identitaire, urgence climatique, fins de mois difficiles... Les raisons de l'exaspération actuelle ne manquent pas. Dans ce contexte, certains individus ou groupes expriment alors de vives colères et s'efforcent de s'organiser. Mais d'autres au contraire, paralysés par un sentiment d'impuissance, au mieux s'accommodent de cette réalité anxiogène, au pire s'enfoncent dans le ressentiment. Qu'est-ce que ces différentes attitudes révèlent de notre situation sociale ? Qu'expriment-elles, en creux, de ce que les gens aimeraient voir émerger comme formes de vie plus acceptables ? A partir de quels critères est-on en droit d'affirmer le caractère inacceptable d'une situation et à quel moment le mécontentement se révèle-t-il, au contraire, problématique ? Quelles ressources convient-il de mobiliser pour entrer dans une dynamique de participation démocratique propre à dépasser le sentiment d'insatisfaction permanente ? Tels se présentent les défis à la fois éthiques et politiques que doit relever, selon l'auteur, notre pays.
Un regard sur l'histoire récente, comme les guerres mondiales, le nazisme et le stalinisme, ou sur notre actualité internationale pourrait aisément nous faire plonger dans la fatalité. Il s'agit pourtant, ici, tout au contraire, de renouer avec une philosophie de l'engagement. En repartant plus particulièrement de cette tumeur totalitaire que fut l'extermination des Juifs par le nazisme, l'ouvrage essaie de saisir les mécanismes qui amènent l'homme à sombrer dans l'inhumain. A l'aide de la philosophe Hannah Arendt, qui fut l'une des premières à penser le mal politique extrême après "la catastrophe allemande", l'auteur souligne l'urgence de s'interroger sur notre façon de vivre en hommes et femmes responsables, soucieux de préserver la démocratie. Aussi, est-ce la question du "vivre ensemble" dans notre société qui traverse cet ouvrage. Rompant avec une "culture de spectateur", cet essai renvoie chacun à une question éthique: qu'en est-il de ma responsabilité dans mes relations de proximité ou au sein de l'espace social? Le deuxième personnage essentiel de cet ouvrage, Emmanuel Lévinas, est un philosophe juif de son siècle. Profondément sensible à la vie des hommes, l'ombre du nazisme reste omniprésente dans sa pensée. Aussi, interroge-t-il chaque individu au c?ur même de son existence: qu'en est-il de mon rapport à l'autre? On ne ressort pas indemne d'une philosophie qui se tient à contre-courant des idéologies de la compétition. Il s'agit, tout au contraire, de donner d'une façon radicale la priorité à l'autre, y compris celui que je ne connais pas et qui pourtant me concerne (le tiers). Aussi, Lévinas pose-t-il, à tout être humain le questionnement suivant: quand suis-je vraiment moi-même? Cet éveil à la pensée d'Hannah Arendt et à celle d'Emmanuel Lévinas, permettra au lycéen, à l'étudiant, ou à l'adulte en recherche, de réfléchir sur le totalitarisme, non dans le but de ressasser la mémoire, mais afin de mieux penser la citoyenneté dans le concret de l'existence
Imaginez un monde dans lequel vous pourriez être jugé "immoral" pour vos actions non seulement à l'égard des autres, mais aussi de vous-même. Qui aimerait vivre dans un tel monde, où rien de ce qu'on est, pense ou ressent, où aucune de nos activités, fût-elle la plus solitaire, n'échapperait au jugement moral ? C'est pourtant ce que propose aujourd'hui l'éthique, largement ralliée aux thèses maximalistes d'un Aristote, qui nous recommande tout un art de vivre et pas seulement un code de bonne conduite en société, et de Kant, pour qui nous avons des devoirs moraux à l'égard d'autrui comme de nous-même. C'est oublier les éthiques alternatives, minimalistes, pour lesquelles le monde moral, moins envahissant, se limite au souci d'éviter de nuire délibérément à autrui. Toute l'histoire de l'éthique aujourd'hui est l'histoire de l'opposition entre maximalistes et minimalistes.
O'Donoghue Brendan ; McGlain Paula ; Rojinsky Math
Une excellente introduction à la philosophie pour tous ceux que cette discipline attire mais qui n'osent pas s'y plonger. Un ouvrage accessible, illustré et poétique qui initie en douceur aux grands questionnements et aux grandes doctrines philosophiques. Aventurez-vous dans l'étrange contrée qu'est la philosophie, en lisant d'étonnants contes et récits folkloriques et en découvrant les idées pionnières des grands penseurs. Laissez-vous guider vers la sagesse et laissez-nous changer la manière dont vous voyez autrui, le monde qui nous entoure ou encore la façon dont nous vivons sur Terre. A travers d'innombrables récits, contes et questionnements, Aventurez-vous en philosophie va développer votre curiosité, votre capacité à questionner le monde, votre aptitude à vous questionner et à penser par vous-même. Une invitation à la philosophie, dans l'esprit du Monde de Sophie.
Les citations sont regroupées autour des 25 grandes notions philosophiques étudiées pendant l'année de terminale dans la perspective du baccalauréat. Chaque notion est précédée d'un texte introductif. Le classement des citations se fait dans l'ordre alphabétique des notions et à l'intérieur de ces ensembles dans l'ordre chronologique des citations. Chaque citation est numérotée, ce qui permet d'y accéder par un index des auteurs en fin d'ouvrage. En bonus : des dossiers sur tous les philosophes du programme et une méthode et des conseils pour savoir utiliser les citations à bon escient dans ses dissertations.
Résumé : Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.