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Itinéraires de Salah Stétié. Anthologies, textes récents, oeuvres inédites
Plouvier Paule ; Ventresque Renée
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738443175
On ne sait, vous lisant, cher Salah Stétié, où - plutôt qu'ailleurs aussitôt - s'interrompre et trouver le point d'arrêt dans la beauté soutenue du livre qui emporte - brûlure de cette neige continûment attisée - jusqu'à l'imbrûlé, dites-vous quelque part. Et, l'ayant quitté, l'éclat adouci accompagne longtemps et loin." André du Bouchet, à propos de L'autre côté brûlé du très pur, (1992). "La poésie de Salah Stétié semble prolonger, par le mot, l'art de la calligraphie islamique - je veux dire de la poésie d'arabesque, à cette différence près : celle-ci, la poésie d'arabesque, s'éloigne de la nature "objectivée" du monde par une intuition religieuse, et celle-là, la poésie de Stétié, par une prise en compte des possibilités d'abstraction qu'offre la corporalité trouble et confuse du monde. Mais l'intuition reste fondamentalement identique." Adonis, Le signe de feu ou une esthétique du désert, (1984).
En 1905 Matisse et Derain font de longs séjours à Collioure : se met en place ce que le peintre Philippe Vigier nomme " l'effet Méditerranée " en peinture. Effet Méditerranée dont il est lui-même l'acteur. Fils de la Catalogne de laquelle il se revendique, nourri de l'éclat abrupt des paysages de ce Sud si spécifique, il emprunte à cette lumière et à ce sol les éléments alchimiques de sa création. Des années 1980 où il complète à Paris sa formation picturale aux années 2006 où, dans une série de tableaux nommée Après Barcelone, il donne à voir la maturation de son inspiration créatrice. Les premières toiles témoignent en effet d'une intrication étroite entre le signe graphique et l'intervention de la couleur à la manière d'Alechinsky. Peu à peu, la couleur se libère en direction d'un emploi du pigment pur ; le geste qui pose la touche devient " danse " devant la toile. Aux leçons de l'Ecole de Paris, des inventions formelles d'un Picasso et d'un Dali, viennent s'ajouter les voix américaines de Pollock et de De Kooning. C'est désormais son propre chemin que suit le peintre, broyant ses couleurs, inventant ses instruments, en particulier le travail vibratoire à la " baguette ", et lâchant ces forces primitives, latentes, qui l'habitent. Œuvre qui montre combien le lyrisme abstrait dont le peintre se réclame est le fruit d'une maturation intime de l'histoire de la peinture.
L'?uvre de Segalen semble toucher à l'anthropologie autant qu'à la poésie. Nourri par la connaissance de la Chine et l'expérience des fouilles archéologiques, Stèles garde néanmoins une hauteur et la distance de ton qui tend à effacer ce que Segalen nomme " le réel " au profit d'une activité créatrice tout intérieure que l'on pourrait confondre avec " l'imaginaire ". Il y aurait ainsi deux versants de l'?uvre, l'un, poétique, l'autre représenté par Equipée qui relèverait davantage du journal de voyage, pratique. Les études proposées dans cet ouvrage visent à montrer l'unité de l'?uvre en se centrant sur les notions d'espace, de forme, d'instant créateur. La volonté de Segalen de faire du corps et de la sensation la pierre de touche de l'authenticité artistique y est explorée en direction de la modernité dans laquelle il vient enfin s'inscrire. De plus, cette étude met volontairement l'accent sur l'exploration de la langue en dehors de laquelle tout le savoir sur l'?uvre resterait incomplet.
Le tai chi chuan (ou Taijiquan) est un art martial qui trouve ses fondements dans la philosophie chinoise et, en particulier, dans les notions de taiji, de dao, de yin et de yang. Réduire le Taijiquan à une pratique gymnique douce tout comme tenter de le rapprocher d'un sport de combat ne permet pas de rendre compte de la richesse de cette discipline. En revanche, se pencher sur l'histoire du Taijiquan, en comprendre les caractéristiques propres, les notions sur lesquelles il se construit, la manière dont il s'enseigne, ouvre la voie à une autre approche. Spirituelle et concrète, cette pratique devient alors un art de vivre autant qu'un art martial, art dans lequel de l'extrême lenteur naît une puissante énergie tournée vers l'intérieur.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.