Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Traité 54 I, 7
PLOTIN/PIGLER AGNES
CERF
31,90 €
Épuisé
EAN :9782204074155
Ce court traité est le dernier que Plotin ait écrit et représente, en quelque sorte, son " testament ". Il résume l'essentiel de son enseignement sur les questions morales et religieuses. En indiquant pourquoi il est nécessaire d'accepter l'Idée d'un Bien transcendant, Plotin rappelle d'abord sa filiation à Platon. En quelques pages, le philosophe réfute les objections qu'Aristote adresse à Platon au chapitre VI du livre I de l'Ethique à Nicomaque concernant l'Idée du Bien comme fin morale. Plotin utilise ici, au profit de sa propre analyse, l'argument de la théologie aristotélicienne du Premier Moteur immobile comme suprême désirable. Il montre ainsi que la vie de l'âme incarcérée est tendue vers ce seul but : le Bien absolu. Il développe ensuite l'idée que l'Ame est au plus près du Bien lorsqu'elle conforme sa vie à celle de l'Intelligence. Ainsi, même si la vie de l'âme incarnée est bonne et vertueuse, cela n'empêche nullement que la mort reste préférable, dans la mesure où la vie dans un corps est seulement bonne pour l'âme à hauteur de la vertu qu'elle pratique, alors que la mort, en séparant l'âme du corps, l'installe d'emblée dans une vie meilleure et plus conforme à sa vraie nature. La confrontation avec la mort est donc essentielle pour l'âme incarnée puisqu'elle lui permet de comprendre que la finalité de sa vie ici-bas est l'union avec le Bien. Par cette union, l'âme sait que la mort est une délivrance qui lui permettra de retrouver, libérée des attaches corporelles, l'origine absolu dont elle provient.
Luc Brisson est directeur de recherches au CNRS, traducteur, entre autres, dans la GF, de plusieurs dialogues de Platon (Le Banquet, Apologie de Socrate, Phèdre, Les Lois...). Jean-François Pradeau est maître de conférences en philosophie ancienne à l'université Paris-X-Nanterre. Il a traduit, dans la GF, l'Alcibiade, le Philèbe, le Politique et Les Lois de Platon, ainsi que les Fragments d'Héraclite. Traductions sous la direction de Luc Brisson et Jean-François Pradeau. Ce volume est le sixième d'une série qui rassemblera l'ensemble des 54 traités rédigés par Plotin au IIIème siècle de notre ère. Plotin est le principal représentant de ce que l'on désigne sous le terme de "néo-platonisme". Philosophie de l'ascèse, du détachement de l'âme vis-à-vis du corps, le néo-platonisme va de pair avec une visée pédagogique : la pratique de la philosophie doit à terme conduire l'âme à communier avec le principe premier qui est "l'Un". Il comprend les traités 38 à 41. Soit : (VI 7) 38. Comment la multiplicité des idées s'est établie et sur le bien ; (VI 8) 39. Sur le volontaire ; (II 1) 40. Sur le monde ; (IV 6) 41. Sur la sensation et la mémoire.
Né en Egypte au début du IIIe siècle de notre ère, Plotin s'installe à Rome en 246, en terre stoïcienne, pour y enseigner les principes d'une philosophie platonicienne et y inaugurer la tradition qu'on dit aujourd'hui "néoplatonicienne". De 254 jusqu'à la veille de sa mort, en 270, Plotin rédige un ensemble de textes que son disciple Porphyre éditera vers l'année 300 en les distribuant en six "neuvaines" : les Ennéades. Dans ces traités, Plotin se propose de guider l'âme de son lecteur sur le chemin d'une ascèse qui doit la conduire vers son principe, "l'Intellect", et lui permettre alors de percevoir, pour s'y unir, le principe de toutes choses qu'est "l'Un".
Plotin est la figure majeure du néoplatonisme, ce courant de pensée inspiré de Platon, mais soumis à des influences orientales, qui se développe du IIIe au VIe siècle de notre ère dans l'école d'Alexandrie, puis à Athènes. Plotin fonde sa propre école à Rome, à l'âge de quarante ans. Il y enseigne oralement pendant dix ans avant de commencer la rédaction de ses traités. Il tenta sans succès de fonder une cité de philosophes, Platonopolis, qui aurait été régie par les lois de Platon...
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".
Résumé : "Réactionnaire, disent-ils. Le moment m'a donc semblé venu de faire le point et de retracer mon parcours sans faux-fuyants ni complaisance. Il ne s'agit en aucune façon pour moi de rabattre la connaissance sur la confession et de défendre une vérité purement subjective. Je ne choisis pas, à l'heure des comptes, de me retrancher dans la forteresse imprenable de l'autobiographie. Je joue cartes sur table, je dis d'où je parle, mais je ne dis pas pour autant : "A chacun sa vision des choses". Le vrai que je cherche, encore et toujours, est le vrai du réel : son élucidation reste à mes yeux prioritaire. Cependant, comme l'a écrit Kierkegaard : "Penser est une chose, exister dans ce qu'on pense est autre chose". C'est cet "autre chose" que j'ai voulu mettre au clair en écrivant, une fois n'est pas coutume, à la première personne". Alain Finkielkraut.
Résumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.
Résumé : "Cher Alain, Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. Malgré mon goût de l'affrontement, je craignais de me heurter en temps réel sur du non-négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié". "Chère Elisabeth, En refusant la violence du tac au tac, tu ne t'es pas dérobée, tu as opté pour la franchise de l'écriture. Les impondérables de la conversation ne t'auraient peut-être pas permis de me dire aussi crûment ce qui te brouille continuellement et solitairement avec moi". Correspondance épistolaire qui donne lieu à un débat passionnant, En terrain miné est la rencontre de deux esprits politiquement opposés, unis par une amitié philosophique.