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Marcel Duchamp, pour et contre
Pleynet Marcelin ; Smithson Robert ; Joseph-Lowery
ART PRESS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782906705609
Il n'est pas anodin que Marcel Duchamp ait figuré au sommaire du premier numéro du magazine artpress paru en décembre 1972 : sans lui, pas d'art contemporain, cet art apparemment sans règles ni limites apparu dans les années 1960-1970 et dont artpress est le contemporain. C'est pourquoi il était évident d'initier cette nouvelle collection " 50 ans d'art contemporain ", réalisée à partir des articles publiés dans artpress , par cette figure incontournable des avant-gardes. Ce volume revient sur la vie et l'oeuvre de Marcel Duchamp (1887-1968), scrute la notion de ready-made, ne néglige pas sa pratique de la peinture qu'il a pourtant abandonnée très tôt et souligne son apport, qui semble inépuisable. Il montre l'effet produit par Duchamp sur les générations ultérieures, engageant certains à reproduire son Grand Verre pour tenter d'en percer les mystères et d'autres à rendre à sa célèbre Fontaine sa fonction originelle... Composé d'articles de fond, d'études monographiques, d'interviews, de comptes rendus précédés d'une préface inédite, ce volume confronte les points de vue, donnant la parole aux défenseurs de l'inventeur du ready-made comme à ceux qui critiquent la " fétichisation " de Duchamp.
Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté." Internationalement reconnu comme un des fondateurs de l'art moderne et comme le plus grand et plus prestigieux artiste français du XXe siècle, Matisse s'est fixé, dès le début de sa carrière, un programme qui en tout point contredit les idéologies, le pessimisme et les nihilismes de son siècle. Qu'en est-il de cette figure exceptionnelle déclarant en 1929: "Sans la volupté il n'y a rien'? Qu'en est-il de cet artiste qui, s'employant à"réunir le passé avec l'avenir de la tradition"établit un art moderne, et spécifiquement français, du bonheur de vivre? Qu'en est-il aujourd'hui de l'héritage d'une telle oeuvre? En quoi se révèle-t-elle, plus que toute autre, susceptible de clarifier la situation particulièrement confuse dans laquelle se noie l'art contemporain? Marcelin Pleynet, reprenant dans leur ensemble l'oeuvre et la biographie de Matisse, s'emploie ici à éclairer les réponses que Matisse apporte, entre autres, à ces questions."
Où en sommes-nous avec l'oeuvre de Cézanne? Qu'en savons-nous encore, que voulons-nous encore en savoir? Que voyons-nous aujourd'hui lorsqu'en foules nous nous trouvons devant les tableaux de celui qui déclarait: "Le goût est le meilleur juge. Il est rare. L'art ne s'adresse qu'à un nombre extrêmement restreint d'individus"? Cézanne avait-il raison de penser que ses peintures rencontreraient un succès de "mauvais aloi" et que transformer ses tableaux en marchandises de valeur commerciale et bourgeoise, c'était préparer "un mauvais coup"? Qu'avons-nous oublié de voir, de retenir de ce que justement nous célébrons? Comme si la singularité de cette oeuvre s'imposait d'abord par ce que nous ne voulons pas savoir, comme si la mise à disposition de l'oeuvre, sa surexposition, avait d'abord pour fonction d'en occulter l'essentiel.
Résumé : Le Pontos désigne un chemin qui n'est pas simplement un espace à parcourir d'un point à un autre. Il implique incertitude et danger. Il a des détours imprévus et peut varier avec celui qui le parcourt. Non tracé d'avance, ni foulé régulièrement, c'est plutôt un " franchissement " tenté à travers une région inconnue, la route à ouvrir là où il n'existe aucune route.
Rimbaud 1854-1891. En cette seconde moitié du XIXe siècle, la France pervertie ne tolère ni ses artistes (Manet, Cézanne) ni ses écrivains (Baudelaire, Rimbaud). Le premier et le plus grand d'entre eux, Rimbaud, manifeste ce qu'il en est de la traversée en guerre de la société française, et c'est avec Une Saison en enfer qu'il en dévoile la détresse ("Ce peuple est inspiré par la fièvre et le cancer"); comme avec les Illuminations, il dévoile les "musiques savantes", les véritables enjeux de cette guerre, d'une guerre qui se poursuit encore dans le refoulement du perverti-moisi de notre époque. "Oui, l'heure nouvelle est au moins très sévère." En ce sens, entre autres, ce Rimbaud en son temps - (ce "Rimbaud et les voies de la liberté") - voudrait faire entendre, dans l'actualité de ?uvre, que Rimbaud n'a toujours pas été lu, qu'il n'y a pas, et qu'il ne saurait y avoir, d'après Rimbaud.
Poinsot Jean-Marc ; Francblin Catherine ; Millet C
Jean-Hubert Martin (né en 1944), historien de l'art et conservateur des musées, a été directeur de plusieurs musées européens, parmi lesquels le Musée national d'art moderne - Centre Pompidou, à Paris, où il a développé, à travers l'exposition manifeste des Magiciens de la Terre en 1989, sa conception de la nécessaire ouverture des musées aux cultures non occidentales et à des artistes non issus de l'espace américano-européen, ainsi qu'à l'art brut. Dialogue des oeuvres et des cultures qui le conduit à une redéfinition des termes de primitivisme et d'universalisme, et à une pensée du visuel non plus historique mais analogique. Cet attachement à faire bouger une conception trop figée de l'histoire de l'art a motivé d'autres expositions, telles que Partage d'exotismes pour la 5e biennale de Lyon en 2000, Une image peut en cacher une autre en 2009, Carambolages en 2016.
Résumé : Des peintres de sa génération, Marc Desgrandchamps est l'un de ceux qui se sont le mieux imposés sur la scène artistique internationale. Qui ne connaît ses grandes figures de baigneurs et de baigneuses aux corps transparents, laissant apparaître des paysages souvent mélancoliques ! Il n'avait pas cinquante ans quand le Centre Pompidou lui a consacré une rétrospective en 2006. Une autre a suivi au musée d'art moderne de la Ville de Paris en 2011. II est intervenu dans les pages d'artpress pour parler de son oeuvre bien sûr - sources, lapsus formels, images doubles - mais aussi de littérature, de musique et de cinéma. Au fil des entretiens, la relation entre ces différentes disciplines éclaire une oeuvre où "l'apocalypse guerrière ou économique est toujours en suspens", mais qui est avant tout préoccupée de formes.
Résumé : Aux côtés d'Aragon, Bataille, Klossowski, Céline, Genet, Louis Calaferte est un des écrivains français majeurs du 20e siècle. En 1953, il fit une entrée fracassante dans le monde des Lettres avec la publication d'un premier récit qui sidéra la critique et connut un énorme succès en librairie, Requiem des innocents, publié chez Julliard ; puis en 1963, aux éditions Tchou, un énorme roman récit jugé scandaleux, et qui fut à ce titre interdit pour pornographie, Septentrion. Calaferte faisait ainsi son entrée dans la catégorie des grands auteurs maudits. Ces résistances des moralistes de toutes obédiences ne l'empêchèrent pas, souvent dans l'adversité, la révolte, la solitude, de poursuivre jusqu'à sa mort, en 1994, une oeuvre romanesque, théâtrale, poétique, abondante et puissante, toujours porteuse d'une insoumission de fond aux bassesses et aux lâchetés de son temps.