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Cézanne
Pleynet Marcelin
FOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070437221
Où en sommes-nous avec l'oeuvre de Cézanne? Qu'en savons-nous encore, que voulons-nous encore en savoir? Que voyons-nous aujourd'hui lorsqu'en foules nous nous trouvons devant les tableaux de celui qui déclarait: "Le goût est le meilleur juge. Il est rare. L'art ne s'adresse qu'à un nombre extrêmement restreint d'individus"? Cézanne avait-il raison de penser que ses peintures rencontreraient un succès de "mauvais aloi" et que transformer ses tableaux en marchandises de valeur commerciale et bourgeoise, c'était préparer "un mauvais coup"? Qu'avons-nous oublié de voir, de retenir de ce que justement nous célébrons? Comme si la singularité de cette oeuvre s'imposait d'abord par ce que nous ne voulons pas savoir, comme si la mise à disposition de l'oeuvre, sa surexposition, avait d'abord pour fonction d'en occulter l'essentiel.
Signe des temps : longtemps, dans la Bibliothèque de la Pléiade, les ?uvres poétiques de Germain Nouveau furent mariées, en un volume, avec Les Chants de Maldoror de Lautréamont. Aujourd'hui, Isidore Ducasse, dit Lautréamont, possède son volume propre. C'est dire le changement de perspective qui s'est opéré concernant cet écrivain météoritique, né en 1846, mort en 1870, auteur anonyme du premier des Chants à vingt-deux ans. Analysée sur le coup comme la preuve d'une folie délirante par Bloy et de Gourmont, puis redécouverte par Breton qui recopia les Poésies à la Bibliothèque nationale et s'en ouvrit à son compagnon de chambrée, Louis Aragon, qui s'inspirera de Lautréamont dans ses premiers textes en prose, l'?uvre bénéficia de l'étude tout à fait neuve que Marcelin Pleynet lui consacra en 1967. Après celle par les surréalistes, ce fut la deuxième redécouverte de Lautréamont - une redécouverte fondamentale puisqu'elle nous restitua jusqu'à aujourd'hui l'exacte dimension d'une ?uvre sans précédent ni équivalent.
Résumé : "J'ai à cet instant la sensation d'être situé sur le cap. En ce point d'observation, de privilège, je me vois. Le monde est vide. J'y reviens avec les yeux mêmes et nouveaux, et les oreilles... L'étendue est pensée. L'étendue est pensée avec les oreilles... Avec les yeux : l'instant et la parole sous l'arche de l'étendue..."
Là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté." Internationalement reconnu comme un des fondateurs de l'art moderne et comme le plus grand et plus prestigieux artiste français du XXe siècle, Matisse s'est fixé, dès le début de sa carrière, un programme qui en tout point contredit les idéologies, le pessimisme et les nihilismes de son siècle. Qu'en est-il de cette figure exceptionnelle déclarant en 1929: "Sans la volupté il n'y a rien'? Qu'en est-il de cet artiste qui, s'employant à"réunir le passé avec l'avenir de la tradition"établit un art moderne, et spécifiquement français, du bonheur de vivre? Qu'en est-il aujourd'hui de l'héritage d'une telle oeuvre? En quoi se révèle-t-elle, plus que toute autre, susceptible de clarifier la situation particulièrement confuse dans laquelle se noie l'art contemporain? Marcelin Pleynet, reprenant dans leur ensemble l'oeuvre et la biographie de Matisse, s'emploie ici à éclairer les réponses que Matisse apporte, entre autres, à ces questions."
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Le Baiser de l'Hôtel de Ville. Je n'aimais pas cette photo. Tout ce noir et blanc, ce gris flou, c'était juste les couleurs que je ne voulais pas pour la mémoire. " La librairie où François travaille ferme ses portes; à l'approche de la quarantaine, il se retrouve face à lui-même. Les souvenirs se bousculent, amplifiés par la vogue des années cinquante. Il éprouve alors le sentiment d'être dépossédé de son enfance. Pourquoi ses parents ont-ils toujours prétendu être les amoureux que l'on voit sur cette photo de Doisneau
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»